Le procčs des présumés assassins du Pčre René de Haes tend inexorablement vers sa fin. Malgré que les deux accusés continuent ŕ nier les faits ŕ leur charge, la cour continue l’instruction de l’affaire ; instruction qui pourra d’ailleurs s’achever aujourd’hui afin d’entamer la plaidoirie des avocats et la réquisition des peines
Malgré tout ce qui a été dit sur la désertion des éléments incriminés dans le décčs du pčre René de Haes en mai 2005, les avocats de la défense n’étaient toujours pas convaincus. Pour plus de clarté, l’auditeur est revenu sur le télégramme de désertion envoyé par l’unité navale. La désertion de Ntumba date d’il y a deux ans alors que selon les instructions en vigueur, six jours suffisent pour déclarer un soldat déserteur. Quant ŕ ce qui concerne le cas de Lenge Marcel alias Fils, l’auditeur est revenu sur les propos de l’intéressé. Son unité a été dissoute. Et Lenge n’a pas rejoint ses compagnons d’armes au front.
La réplique de Lenge et de ses avocats n’ont rien changé. Car pour eux, le fait que leurs clients soient payés par le Trésor public signifie qu’ils sont en fonction. A cette confusion, l’auditeur a fait savoir que « c’est par souci humanitaire que la Direction administrative pénitentiaire (Dap) prend en charge indistinctement des soldats et militaires en prison mais non encore condamnés ». Les męmes raisons humanitaires ont prévalu quand l’on s’est proposé de consigner au greffe l’argent perçu indűment par les prévenus.
UN TEMOIN ECONDUIT
M. Kadiwako, propriétaire de la terrasse Litoyi de Kindele, retenu au départ comme témoin du drame ayant entraîné le décčs du pčre René de Haes, n’a pas rempli comme attendu sa mission de témoin. Son récit s’est borné ŕ raconter ce qu’il a entendu des autres. Il n’a vu que des balles brillantes ricochant sur la chaussée lorsqu’il s’apprętait ŕ acheter la boisson auprčs du chauffeur de Bracongo. Ainsi, devenu sans intéręt, il a été d’abord mis ŕ la disposition de l’organe de la loi pour faux témoignage, puis libéré de toute charge de renseignant. Sa file également n’a pu comparaître pour les męmes raisons. Lŕ oů le vieux a échoué, que ne pouvait ętre d’aucune utilité.
LES PREVENUS TOUJOURS NEGATEURS
Le procčs des assassins présumés du pčre René de Haes touche presque ŕ sa fin. Les deux accuses principaux continuent ŕ nier catégoriquement l’accusation d’homicide mise ŕ leur charge. Męme si grâce ŕ l’allusion ŕ l’autre procčs - celui du pčre Léon Ngoyi - qui les a condamnés par défaut ŕ 20 ans de Spp, les autres accusations (association de malfaiteurs, dissipation des munitions et détention illégale d’armes) peuvent ętre constituées dans leur chef.
Pour ce qui est de la mort du pčre, Ntumba et Lenge nient ętre lies de prčs oů de loin ŕ ce drame. Ils prétendent męme ne pas se connaître, malgré l’identification de leur ami commun Likozo Joli condamné pour extorsion dans le procčs dont on a fait allusion ci-haut. Leur seule préoccupation, c’est la restitution des biens saisis par les enquęteurs qui les avaient arrętés ŕ la police nationale.
Le tribunal entend passer aux plaidoiries aujourd’hui vendredi. Et si possible, le réquisitoire du ministčre public peut intervenir afin que le verdict tombe.
Last edited: 07/05/2006 01:53:19