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Bonjour | 01/12/2008 18:36 | English Make DC Home page | RSS feed

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Ce film présente l’artiste dans son milieu, plongé dans la misčre d’une cité, aux murs lézardés, oů sous une pluie battante, dans la crasse, les enfants aux torses nus jouent au football alors que la vieille génération, enfermer dans une pičce exhibe quelques pas de la rumba congolaise

C’est dans son milieu de vie que le réalisateur suisse Jacques Sarasinva ŕ la rencontre de l’artiste Wendo Kolosoy. Il lui consacre un film documentaire intitulé « Wendo ». Le film se penche sur ce personnage, ce monument vivant de la rumba congolaise. Sans interview, le réalisateur se met ŕ la suite de l’artiste dans chacune de ses retrouvailles avec ses partenaires musicaux. Chacun qui garde une bretelle de souvenir de sa rencontre avec Wendo, parle du géniteur de Marie-Louise. Les cinéphiles découvrent l’artiste dans sa famille vivant aux rythmes de la misčre, oů comme ses partenaires musicaux se soulagent encore par des nostalgies et sur scčne aux rythmes de la rumba.

Le temps de gloire est passe, c’est sous quelques mélopées, quelques notes de guitare et quelques poussés de saxo qu’ils se pansent des plaies. Au cours de l’intrigue du film, les artistes ne cachent pas leurs remords, une danseuse fait couler les larmes de ses souvenirs un chanteur croit toujours ŕ une issue heureuse de sa vie. Le film présente l’artiste dans son milieu, plongé dans la misčre d’une cite, aux murs lézardés, et sous une pluie battante, dans la crasse, les enfants aux torses nus jouent au football alors que la vieille génération, enfermée dans une pičce exhibe quelques pas de la rumba congolaise.

« Des rythmes qui échappent de cette pičce sont exécutés par des instruments qui résistent encore au temps. Du ramassé sert de la batterie en plus des guitares et des saxos, le tout mis en musique par le tremolo et la voix envoűtante de Wendo Kolosoy.

Face ŕ ce tableau sombre de sa vie, sans trucage bien sűr, l’artiste s’estime heureux. « C’est pour moi un motif de fierté de constater que le sérieux dans le travail paye bien. Malgré la misčre de ce peuple, nous sommes capables de sortir la tęte haute et d’apporter notre bout de pierres ŕ la construction si seulement il y a la prise de conscience chez les politiciens », soutient l’artiste Wendo Kolosoy sous les poids de l’age et de souvenirs. Pour le réalisateur qui par ce film est entré aux contacts des réalités de Kinshasa en foulant l’entrée de la cité.

Il témoigne: « J’ai voulu présenter la vie extraordinaire d’un homme : Wendo Kolosoy. C’est lui qui m’intéresse et rien d’autre que son parcours d’art/ste. Et, je suis émerveillé par son vécu quotidien sa musique que j’aime beaucoup, sa beauté. . .Wendo est charmant et ŕ une belle taille. Et le reste, c’est son milieu naturel, sans artifice. L’assistance qui a visionné ce film mercredi dernier en la salle Brel du Centre Wallonie Bruxelles, a été choquée par l’aspect du misérabilisme de Kinshasa exploité par le réalisateur suisse, du reste, un tableau réel de Kinshasa. Le réalisateur se soucie dans son film de présenté Wendo dans son milieu de vie.

Il a peint ŕ la foulée le vieillissement de la ville, l’état d’insalubrité choquante des quartiers populaires, de la misčre qui entoure les artistes, bref l’état d’un pays ŕ reconstruire...D’autre part, le public a découvert certaines valeurs sűr de la rumba congolaise en dehors de Wendo, ceux-lŕ comptent les restants de leur vie sur cette terre des hommes entre les deux rives du fleuve Congo. Le débat est donc ouvert, tous au Cinéma ŕ la rencontre de Wendo.



Last edited: 07/05/2006 01:53:14

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