La situation est actuellement quelque peu tendue parmi les membres du clergé du Diocčse de Luebo. Le Révérend Pčre Oscar Bimwenyi, administrateur apostolique fait l’objet d’attaques et de dénigrement de la part d’un groupe de prętres du męme diocčse. Une partie des diocésains viennent tout de męme de prendre le parti du prélat, dans ce qu’ils qualifient de campagne de dénigrement
L’Administrateur apostolique du diocčse de Luebo, au Kasaď Occidental, le Révérend Pčre Oscar Bimwenyi, est victime, depuis le second semestre de l’année en cours, d’une forte campagne de dénigrement qui, selon des sources concordantes, serait orchestrée par un groupe de prętres séculiers. Dans une déclaration remise au Phare, mardi 1er novembre 2005, des fidčles de ce diocčse fustigent avec énergie cette diabolisation de leur berger. Ils accusent certains abbés et religieuses d’ętre les auteurs des correspondances adressées ŕ la Nonciature apostolique, communiqués et tracts destinés ŕ salir la réputation du précité.
L’objectif poursuivi est de contrecarrer la nomination de l’actuel Administrateur apostolique et Pčre supérieur de la congrégation de la Sainte Trinité en qualité d’Evęque du diocčse de Luebo. Mais de quoi l’accuse-t-on ? Trois griefs sont mis ŕ charge du Révérend Pčre Oscar Bimwenyi : l’immoralité, le tribalisme et la mauvaise gouvernance (il aurait détourné l’aide financičre en provenance de l’extérieur et destinée ŕ certaines paroisses du diocčse).
Répondant point par point ŕ toutes ces accusations, nos interlocuteurs ont déclaré la main sur le cśur que l’Administrateur apostolique est combattu ŕ cause de sa rigueur. A titre illustratif, ils soutiennent que depuis plus d’une dizaine d’années, certains prętres de Luebo ont quitté la cure pour vivre dans le concubinage ŕ la cité. Ils y ont, par conséquent, pondu des nombreux bâtards. D’autres se sont débarrassés de leurs soutanes pour se transformer en creuseurs dans les mines de diamant, en quęte d’espčces sonnantes et trébuchantes. Certains couvents des religieuses n’ont rien ŕ envier en boîtes de nuit oů la boisson et le sexe font logis commun. Curieusement, se sont ces abbés « rebelles », mariés officieusement et/ou trafiquants qui montent au créneau pour accuser l’Administrateur apostolique d’immoralité.
Le voleur qui crie au voleur. Le péché du Pčre Oscar Bimwenyi, c’est de combattre ces antivaleurs canoniquement inacceptables, qui traînent dans la boue notre clergé et ternissent cette soutane blanche trčs admirée par le commun de mortel. Męme si l’habit ne fait pas le moine, mais l’on reconnaît, toutefois, le moine par son habit. La rigueur, l’ordre et la discipline ne peuvent engendrer que la haine et les grincements des dents.
A propos du tribalisme, les fidčles de Luebo font remarquer deux choses. D’abord au niveau du Conseil diocésain : l’actuel responsable a préféré garder l’ossature de 2001 lui léguée par l’Evęque démissionnaire, Monseigneur Emery Kabongo. Ce conseil ne compte qu’un seul prętre Kete (la tribu de l’Administrateur apostolique), ŕ savoir le Pčre Oscar Bimwenyi lui-męme. De męme, au niveau des paroisses, il n’y a actuellement au diocčse que deux prętres Kete. Le premier est curé ŕ Luebo cathédrale. Il a été nommé ŕ ce poste par l’Evęque démissionnaire. Le second prętre est vicaire de paroisse ŕ Kamwesha Sainte Thérčse, ŕ 150 Km du sičge du diocčse.
Quant ŕ la gestion peu orthodoxe de l’aide financičre en provenance de l’extérieur et destinée au diocčse de Luebo, pour la réfection des paroisses Sacré-cśur, Kasenga et Malu Malu, les fidčles interpellent les abbés curés des paroisses citées, notamment Sylvain Munzombo, Charles Mukebayi et Makenga, ŕ éclairer sans parti pris la lanterne de tous les fidčles du diocčse.
En effet, les prętres de Kole dans le district du Sankuru, dans la province du Kasaď Oriental l’ont appris ŕ leurs dépens. A cause des querelles byzantines et des accusations fortuites ŕ l’endroit de leur Administrateur apostolique, l’Abbé Ndjondjo, le Saint Sičge avait nommé un Pčre missionnaire Scheutiste, Mgr Stanislas Lukumuena. Celui-ci, apprend-on de sources concordantes, les ferait actuellement voir de toutes les couleurs. Ils sont revenus ŕ la raison, mais hélas, trop tard.
Last edited: 07/05/2006 01:53:08