Le vice-gouverneur de Kinshasa chargé de la reconstruction et du développement, M. Binda Phumu, livre sa position sur la controversée question d’un plan d’aliénation du Marché Central que les autorités de la ville auraient vendu ŕ un sujet étranger, un des affairistes en vue dans la capitale congolaise. Ses confidences dévoilent une confuse gestion et une administration peu claire de la ville
La rumeur sur un éventuel projet de vente du marché central a provoqué une vive agitation des vendeurs, dont surtout la multitude des vendeuses trčs affairistes, au point que la pression de leur opposition ŕ cette vente a occulté le programme pourtant souhaité de réhabilitation de ce haut lieu des négoces de la capitale congolaise, site devenu un véritable repaire des bandits et un des plus crasseux dépotoirs du centre ville.
Aprčs la déclaration de démenti du projet de vente de ce marché par le gouverneur titulaire ŕ l’Hôtel de ville, ci-devant M. Jean Kimbunda, l’un de ses trois adjoints ayant la charge du secteur de la reconstruction précisément, en l’occurrence le vice-gouverneur Binda Phumu, lčve un pan de voile des tiraillements dans l’espace maďoral ŕ la base du sabordage de la rénovation du marché central concerné. L’occasion de ces confidences a permis ŕ l’autorité abordée, outres ses opinions politiques personnelles sur les enjeux de l’heure, de laisser entrevoir beaucoup des non dits sur l’administration et la gestion avérées peu orthodoxes de la ville. La situation déballée apparaît la petite face visible de l’iceberg. L’interview accordée ŕ ce propos et transmise ci-aprčs en dit long.
mmcM. le vice-gouverneur, qu’en est-il de la crise autour de ce qu’on a appelé la vente d’une partie du marché central ? Le titulaire a démenti la rumeur, mais l’opinion n’a pas été apaisée pour autant, puisque l’on continue ŕ supputer un coup fourré pour aliéner ce marché, au grand dam notamment des femmes commerçantes vendeuses dans ledit marché craignant de perdre leurs étals. On croit savoir que la réhabilitation du marché est du ressort de votre secteur de la reconstruction, alors qu’est-ce que vous en dites ?
M. Binda Phumu : Le grand marché de Kinshasa doit ętre réhabilité. C’est depuis l’année passée que nous avons visité ce marché pour constater tous les grands problčmes qui s’y posent, notamment l’insalubrité et l’insécurité. Pour résoudre ces problčmes, il s’impose la nécessité de la réhabilitation de ce grand marché. Le problčme consiste ŕ isoler le site par rapport aux personnes qui le fréquentent, notamment les bandits qui y trouvent refuge quand les commerçantes et commerçants l’évacuent. Il faut donc clôturer le grand marché en construisant des murs de protection assez solides. En fait il s’agit de ceinturer le marché, par exemple avec une clôture de magasins.
Comment, par ailleurs, arriver ŕ résoudre le problčme de l’insalubrité qui n’est pas seulement causé par les marchands, mais surtout par les résidents des quartiers environnants de la commune de Kinshasa ? Ces résidents viennent, en effet, déverser dans l’enceinte du marché, leurs déchets domestiques qui finissent par s’ériger en montagnes d’immondices que sont obligés de côtoyer ce qui fréquentent ce lieu public. Si donc on clôture ce dernier, automatiquement les ménagčres des environs ne viendront plus y déverser leurs déchets. Il sera plus facile de réorganiser le service de salubrité approprié pour dégager les immondices et assurer la propreté du site.
Donc le grand marché devait ętre réhabilité. Quant aux moyens, un appel d’offres fut lancé et il y a une entreprise, la Safricon de M. Hassan, qui avait souscrit avec ses propres moyens, un investissement de quelque 10 millions de dollars, ce qui n’est pas donné ŕ n’importe qui. La ville n’a pas ses propres moyens pour réhabiliter des infrastructures comme le grand marché. C’est ainsi qu’on a fait recours ŕ d’autres privés. Le problčme qui s’est posé est de mettre en place un comité technique de liaison pour suivre les travaux qui devaient ętre exécutés par l’entreprise en question et voir, puisque ce n’est pas tout le marché qui sera fermé. La nécessité s’avérait de procéder par paliers. Comment réinsérer progressivement les vendeuses avec la réhabilitation, de maničre ŕ ce que chacun se retrouve avec son emploi aprčs la réhabilitation ? C’est ce comité technique de liaison qu’on attendait de mettre en place. Mais il y a eu un projet qui a circulé de mettre le directeur urbain ŕ la supervision des travaux. Nous avons commencé la sensibilisation.
Quand on a trouvé par aprčs que c’est le directeur urbain qui devait diriger le comité technique de liaison, nous l’avons laissé faire, puisqu’il s’agissait d’engagements ŕ prendre. Tu poses un acte aujourd’hui, il faut savoir que cet acte te poursuivra dix ans aprčs. Toutes les personnes ŕ évacuer pendant les travaux, il faut suivre et assurer leur recasement aprčs la réhabilitation, męme si ce n’est pas au grand marché, mais ailleurs, pour que la personne puisse continuer ŕ survivre. Puisque les vendeuses déclarent que c’est depuis vingt ans qu’elles exercent leur commerce, eh bien il faut éviter de les jeter dans la rue et créer encore la pauvreté !
Donc pour la gestion de tous ces phénomčnes, on s’est dit que comme c’est le directeur urbain qui allait présider le comité technique de liaison, il lui revenait d’aller sensibiliser les vendeuses pour les convaincre et les assurer qu’il y a un responsable de la perte de leurs étals ŕ récupérer d’une maničre ou d’une autre. Il y a, de l’autre côté, l’administratrice du marché central qui ne se retrouve pas dans ce comité technique de liaison. Est-ce que le concerné ne préfčre pas que la situation perdure pour qu’il puisse continuer d’en jouir ? Voyez autant de pertinentes interrogations. Tous ces phénomčnes connexes mis ensemble a causé aussi un ralentissement ŕ l’exécution du projet.
Ainsi, depuis la signature de ce contrat, il fallait que l’entreprise puisse avoir l’autorisation de l’autorité urbaine pour commencer les travaux. Lŕ aussi, cela a pris du temps. On faisait marcher les représentants de l’entreprise intéressée avec des va et vient. Quant ŕ ce qui me concerne, j’ai commencé par la sensibilisation, c’est un travail de l’Etat que je pouvais initier en le faisant suivre par un autre. J’ai, par exemple, laissé l’intérim ŕ mon collčgue de la politique. Ce qui fait que le 23 septembre, j’étais en contacts directs avec les vendeuses pour leur signaler que d’un jour ŕ l’autre, il y aura début de travaux, tout en les assurant que tout allait dépendre de l’autorité qui allait ętre mise en place, l’essentiel étant qu’aprčs les travaux chacun pourra toujours continuer avec son commerce d’une maničre ou d’une autre.
Peut-on dire que les vendeuses n’étaient pas bien sensibilisées ?
M. Binda Phumu : Pas bien sensibilisées ? Mais, voyez-vous, quand vous commencez une activité, il y a un ralentissement de męme que l’intoxication aussi qui entrent en ligne de compte, ainsi que la récupération de la situation. Il fallait donc qu’on explique ŕ ces commerçantes tout ce que l’on allait faire, en arriver ŕ les convaincre que le grand marché n’était pas vendu, mais qu’il était ŕ réhabiliter, et que dans cette réhabilitation, chacun devait se retrouver avec l’innovation qui était ŕ porter au niveau de ce marché.
Il y a des problčmes spécifiques qui se posent au niveau de la ville dans le secteur concerné de la reconstruction. Pouvez-vous faire le point sur ce qui a été envisagé et qui a pu ętre réalisé dans le cadre de votre programme, ŕ vous l’espace maďoral de la ville, de męme que, le cas échéant, relever les difficultés particuličres auxquelles vous avez été confrontés
M. Binda Phumu : Oui, les difficultés, c’est le financement. Il faut qu’il y ait des moyens disponibles pour effectuer les travaux. Vous ne pouvez pas aménager une route si vous n’avez pas de l’argent ŕ votre disposition. La plupart des routes, pour l’instant, c’est l’Union Européenne qui les finance. Nous avons le service technique du gouvernement qui est la voirie qui est aussi pour la ville. Donc si la ville dispose de moyens, elle peut financer aussi des travaux, tout comme si le gouvernement en disposait aussi, il pouvait également financer les travaux.
Il y a maintenant aussi la Banque mondiale qui arrive ŕ financer la réhabilitation des routes un peu partout, de męme que l’Union Européenne aussi. Dans tout cela, tout dépend de la disponibilité des moyens pour effectuer ces travaux. Dans la ville, en ce qui concerne le domaine des infrastructures, il y a plusieurs intervenants.
Puisque vous soulevez ce problčme de manque de moyens comme cela a toujours été le cas pour justifier l’absence de programme d’aménagement des infrastructures, que dites-vous de ce qui se raconte autour de la faible perception des recettes dues ŕ la ville, une perception estimée ŕ 3% de ce qui est dű et attendu, ainsi que l’a rapporté une certaine presse ? On parle de manque de moyens, mais on constate que les męmes moyens recherchés filent dans de scandaleuses proportions de détournements !
M. Binda Phumu : Evidemment, et c’est ŕ ce propos que l’on parle de manque d’harmonie dans les services d’administration au niveau de la ville. Le cabinet est tellement coupé de l’administration. Voyez-vous : une personne qui est au cabinet et qui sait que dans trois ans il va partir, qu’est-ce qu’elle fera ? Tout l’argent qu’elle trouve, elle le mettra dans sa poche. Mais s’il y a une certaine harmonie entre le cabinet et l’administration pour qu’il y ait une certaine synchronisation de la maximisation des recettes, on peut éviter ces fuites d’argent. C’est un peu cela la difficulté !
L’opinion a suivi la friction que vous avez eue un moment avec le titulaire de votre espace maďoral, quand vous vous plaigniez de manque de moyens de mener des actions dans le secteur de la reconstruction dont vous revient la charge. Qu’en est-il de cette friction ŕ ce jour ?
M. Binda Phumu : Les difficultés ne vont toujours pas manquer, puisque de l’autre côté c’est l’interprétation de la loi qui cloche. Vous voyez qu’on a nommé un vice-gouverneur sous la direction du gouverneur pour s’occuper des infrastructures qui comprennent les travaux publics, les transports, l’énergie, les affaires foncičres, ainsi de suite. Si chacun interprčte ŕ sa maničre, il ne peut y avoir de concordance de vie. Les dossiers peuvent arriver, on écrit chaque fois ŕ l’autorité urbaine qui peut donner le dossier ŕ un conseiller ou ŕ une coordination, ou męme ŕ un bureau d’études. Un tel dossier peut sortir sans que j’en aie l’écho. Voilŕ oů réside la difficulté.
Il y a ensuite la présence du directeur urbain qui constitue encore un autre obstacle. Il y a des dossiers qui vous sautent pour atterrir chez le directeur urbain pour exécution. Le drame, c’est comme le problčme précédemment posé de l’administration : les percepteurs des recettes, par exemple, relčvent du directeur urbain qui assure leur affectation. Si les vice-gouverneurs n’ont pas de mainmise sur tous ces agents qui sont sur terrain un peu partout, il n’y a pas moyen d’effectuer un contrôle. Ce sont des circuits bien organisés, et, automatiquement, l’argent va plus dans les poches des gens que dans les caisses de l’Etat.
En tant que vice-gouverneur chargé des questions de reconstruction et développement au niveau de la ville de Kinshasa, avez-vous des contacts sereins avec la Commission gouvernementale ayant aussi la charge de la reconstruction ?
M. Binda Phumu : Nous nous efforçons de nous brancher. Le gouvernement travaille de sa maničre, et il faut que de son côté la ville s’efforce de se brancher en prenant une certaine tangente pour qu’il y ait harmonisation. En fait, ŕ tout moment la ville a sa politique ŕ côté du gouvernement qui a la sienne, quoique ce soit le gouvernement qui conduit la politique de la Nation. Donc il faut nécessairement qu’ŕ tout ce qui se passe au niveau de la commission gouvernementale, la ville soit représentée pour qu’il y ait harmonie.
Sur le chapitre de vos activités, vous venez d’effectuer une tournée dans quelques pays européens. Peut-on savoir lesquels et dans quel but ? Pouvez-vous faire le point de cette tournée ?
M. Binda Phumu : Il y avait une conférence internationale sur la paix organisée en Turquie, précisément dans la ville de Néchir, ŕ 600 km d’Ankara, la capitale de ce pays. Des invitations étaient lancées ŕ plusieurs partenaires ŕ travers le monde et je m’étais inscrit pour participer ŕ cette conférence, afin de parler de la paix dans notre pays. La République démocratique du Congo, comme vous le savez, est toujours victime du comportement de ses voisins, principalement ceux de l’Est qui nous ont amené les deux guerres d’agression que nous avons connues. Pour ne pas rester toujours indifférent vis-ŕ-vis de ce qui se passe ailleurs, il faut que nous soyons partout oů l’on parle de la paix. C’est ainsi que nous avons jugé opportun de participer ŕ cette conférence sur la paix qui s’est déroulée en Turquie.
Bien que nous soyons arrivés un peu en retard, nous avons tout de męme pu intervenir et réagir par rapport aux premičres conclusions qui ont été arrętées. Nous avons donné notre position sur cette question toujours d’actualité de la paix dans le monde, en faisant admettre qu’en cette matičre, l’on songe aussi ŕ l’Afrique centrale, plus précisément au Congo démocratique. Il s’agissait de démontrer que partout ailleurs on n’a jamais connu des calamités comme on en a connues ici avec 4 millions de morts congolais victimes des deux guerres d’agressions que nous avons connues, guerres du reste commanditées sous couvert du Rwanda et de l’Ouganda.
L’occasion était donc indiquée de rappeler au monde entier qu’il ne suffit pas de songer au terrorisme ailleurs, mais de considérer aussi des drames tel que celui du Congo, pour lequel il sied tout aussi bien de trouver des solutions ŕ tous ces problčmes, notamment en mettant sur place un fonds de reconstruction pour le Congo, afin d’arriver ŕ atténuer d’autres frustrations qui peuvent surgir comme ceux ŕ la base du terrorisme que l’on déplore. Voyez-vous : c’est le chômeur qui songe ŕ aller détruire, c’est l’agent qui est mal payé qui songe aussi ŕ nuire. Mais une personne qui est occupée, qui a son emploi, n’a pas le temps d’aller nuire ŕ autrui. Il y a donc plusieurs façons au niveau du monde entier d’arriver ŕ résoudre le problčme du terrorisme, notamment en cherchant ŕ mettre les gens ŕ l’aise.
Aprčs la Turquie, j’ai profité de prendre mon congé pour visiter quelques villes occidentales, en l’occurrence la capitale britannique Londres, question de voir comment dans les autres villes on s’organise face aux défis de l’humanité, tels la lutte contre la pauvreté, la réorganisation des transports, les problčmes de l’emploi, les autres infrastructures, bref l’organisation de l’Etat.
Avez-vous senti lors de ces contacts avec les partenaires côtoyés que ces derniers comprennent la situation du Congo ? Est-ce qu’il n’y a pas un déficit d’informations sur notre pays ŕ l’étranger ?
M. Binda Phumu : Oui, évidemment, et c’est justement face ŕ ce déficit d’information que partout oů l’on parle de la paix et du Congo, il faut qu’il y ait quelqu’un qui soit lŕ pour élever la voix, pour parler précisément de ce qui se passe chez nous. Nous avons, par exemple, vu pendant la conférence comment les Palestiniens posaient leurs problčmes face aux Israéliens. C’est vous dire que s’ils n’étaient pas lŕ, ils ne pouvaient pas défendre leur cause dans ce forum mondial. Il s’agissait donc d’une campagne de la paix pour le monde entier et il fallait aussi que les Congolais y marquent leur présence pour poser leur problčme également.
Il y a eu un jumelage de la commune de Masina avec la ville de Namur en Belgique au bénéfice principalement d’un meilleur développement de ladite commune. Est-ce que l’Hôtel de ville a un droit de regard sur ce genre de programme ?
M. Binda Phumu : Non, on n’a pas tellement de droit de regard sur cela, puisque la commune aussi a une certaine autonomie comme, du reste, la ville de Kinshasa. L’essentiel est que les autorités communales nous informent pour en prendre acte. La commune a une marge de manśuvre pour prendre des contacts avec d’autres communes dans le cadre de la coopération décentralisée, puisque la ville de Kinshasa est membre de l’Association internationale des maires francophones et, dans ce cadre-lŕ, il y a des jumelages qui peuvent s’effectuer directement entre communes et villes. Une commune peut prendre contacts, et par aprčs on pourra ętre informé d’une maničre ou d’une autre.
Venons en maintenant ŕ la grande agitation politique de l’heure. Il y a le projet de Constitution adopté au Parlement et qu’il est question de faire accepter ŕ la population par voie référendaire. Les partis politiques sont conviés actuellement de battre campagne de vulgarisation de ce projet de Constitution aux fins de le faire accepter par le peuple. Comment votre parti qui est sur terrain entend-il s’impliquer dans cette campagne ?
M. Binda Phumu : Dans le cadre de la solidarité entre signataires de l’Accord global et inclusif, nous sommes d’avis pour cela, mais c’est un travail que l’Etat doit arriver ŕ financer. Les financements qui arrivent dans le cadre de tout le processus électoral, c’est la Commission électorale indépendante qui les reçoit (Cei). Il faut que cette commission puisse programmer un financement de la campagne de vulgarisation. Disons qu’il faut aussi des moyens pour les partis politiques, pour aller vulgariser le texte du projet de Constitution, sinon on ne marche pas. Nous sommes d’avis dans notre cercle d’action qu’on va soutenir la Constitution par devoir de solidarité, mais nous sommes aussi d’avis qu’on ne va pas aller au-delŕ de nos moyens pour assure la vulgarisation de ce texte. Donc nous attendons que le gouvernement puisse mettre des moyens, financer les partis politiques pour faire ce travail. D’oů : la communauté internationale peut financer les partis politiques pour faire ce travail.
Mais votre parti a intéręt ŕ ce que ses membres soient suffisamment sensibilisés sur le projet de Constitution pour bien voter et vous assurer leurs suffrages aux joutes électorales en perspectives. Ne croyez-vous pas que vous ne devez pas attendre une pulsion extérieure pour bien motiver votre électorat ?
M. Binda Phumu : Mais je dis que c’est par devoir de solidarité que nous entendons soutenir le projet de Constitution. Nous n’allons pas mettre nos propres moyens pour le travail pour lequel les autres reçoivent des moyens ŕ cette fin. S’il y a des moyens pour ce faire, qu’on les donne aussi aux partis politiques. Mais nous votons oui pour ce projet de Constitution, quoiqu’en tant que fédéralistes, il y avait un projet d’un autre caractčre qu’on nous a présenté. Si donc il n’y a pas de moyen pour le travail de vulgarisation, eh bien on ne le fera pas. Et nous le signalons d’avance : si le projet ne passe pas, alors il faudra revoir l’accord global et inclusif. C’est-ŕ-dire que ce serait un échec, ce que nous avons tous signé ŕ Sun City.
Dans ce cas le Parlement doit arriver ŕ démissionner, pour qu’on recompose un autre Parlement avec les partis politiques et les associations qui ne sont pas partie prenante de l’actuel processus de transition. C’est donc un test qu’on effectue avec le verdict référendaire. Ceux qui se sont appropriés, au niveau du gouvernement, de la présidence et ailleurs devraient mettre le paquet pour faire triompher le test de la Constitution. Nous allons demander ŕ nos gens de voter pour ce projet, et cela dans la mesure de nos moyens. Sans ętre appuyés, nous n’allons pas nous jeter dans une action de propagande de grande envergure.
Avez-vous un mot de la fin ŕ l’intention de vos administrés de Kinshasa ?
M. Binda Phumu : Oui. A toute la population kinoise j’adresse des félicitations pour avoir manifesté la bonne foi en s’inscrivant au rôle électoral et en participant activement aux opérations électorales. Nous demandons ŕ toute la population de continuer ŕ soutenir le gouvernement de transition pour l’aboutissement ŕ bon port du processus électoral, et aussi ŕ la population d’appuyer l’autorité urbaine dans les efforts de l’assainissement de la ville de Kinshasa.
Last edited: 07/05/2006 01:52:43