Elle a causé mort d'hommes précisément d'une femme décédée par noyade au moment où elle faisait la lessive non loin du pont Bibwa.
Depuis le début de la semaine dernière, la route nationale Kinshasa-Kikwit a été complètement coupée au niveau du pont Bibwa situé dans la commune urbanorurale de la Nsele à 30 km à l'Est de la capitale congolaise. Cette coupure est intervenue à cause de l'éboulement de terre sur environ 200 mètres de long et 30 mètres de profondeur par rapport à la couche de revêtement de la chaussée. Elle a causé mort d'hommes précisément d'une femme décédée par noyade au moment où elle faisait la lessive non loin du pont Bibwa.
L'interruption du trafic sur ce tronçon a provoqué la rupture des approvisionnements de la ville de Kinshasa en produits vivriers en provenance de la province de Bandundu, principal grenier de la capitale. Si le blocage du trafic perdure, cette situation risque de setransformer en catastrophe et l'on redoute l'asphyxie de la population par les pénuries des produits vivriers qui pourront créer la surenchère sur les marchés de Kinshasa.
On ne peut en arriver là. Car le gouvernement qui est conscient de la gravité de cette situation n'a pas caché sa préoccupation pour rétablir le trafic dans l'immédiat par la construction d'une variante provisoire qui permettra de donner le passage aux véhicules et aux piétons.
Certaines sources ont fait savoir que le gouvernement aurait déjà débloqué un acompte de douze millions de francs congolais, soit près de 55.000 dollars Us pour faire face à cette situation qui nécessite un montage financier de l'ordre de 350.000 dollars américains. Le gouvernement est interpellé pour déployer des efforts supplémentaires afin de mobiliser des fonds suiffisants pour la réalisation des travaux définitifs.
Il est déplorable que le gouvernement ait attendu que le trafic soit interrompu pour mobiliser des moyens financiers et envisager des solutions définitives. Pourtant cette catastrophe était prévisible comme l'a reconnu l'Office des routes par la voix de son président-délégué général a.i. M. Mulaba Kabangu.
C'est depuis 1996, soit cinq ans que le dossier sur la réalisation des travaux pour écarter le danger qui moisit dans les tiroirs de cette entreprise par manque de fonds. Cette situation n'allait pas arriver si on n'avait pas laisser pourrir la buse jusqu'à son effondrement occasionnant un bouchon ayant empêché les eaux provenant en amont de couler normalement et emporté l'unique voie de la chaussée restée praticable.
En dépit du fait qu'une voie a été coupée à la circulation et que le trafic se poursuivait sur l'autre voie, le gouvernement ne s'est jamais préoccupé à éviter le danger. Cette négligence explique largement l'état de dégradation très avancée des voiries urbaines particulièrement de la ville de Kinshasa, des routes nationales de desserte agricole et l'explosion des érosions à Kinshasa et en provinces. Bref, la dégradation de toutes les infrastructures routières et autres est due à cette négligence et à l'absence d'une politique concertée de gestion prévisionnelle des infrastructures routières.
Il est urgent pour le gouvernement de ne pas tout attendre de la commnunauté internationale. Qu'il soit élaboré non un plan concerté de construction et de gestion des routes, mais aussi de mettre en place un mécanisme devant générer des ressources sûres, notamment les taxes pétrolières proposées par la Banque mondiale afin d'éviter les surprises comme celles de Bibwa. Les structures étant déjà là.
Last edited: 07/05/2006 00:04:51