Le procčs des assassins du Pčre René de Haes se poursuit. Derničrement, il a été question d’entendre un expert en balistique qui a éclairé le tribunal sur la nature des munitions utilisées. Pour lui, la balle qui doit avoir tué le missionnaire est de 9mm. Il a établi par ailleurs qu’ŕ l’examen des impacts laissés sur le véhicule, on peut dire qu’il y avait plusieurs assaillants
De toutes les interventions, le témoignage de Mme Kabedi thčrčse, fille spirituelle du défunt pčre René de Haes a été édifiante dans la mesure oů elle était la derničre personne ŕ avoir vu le pčre rené de Haes vivant.
Selon Mme Kabedi, il était presque 20 heures. Le pčre roulait ŕ une vitesse normale et il lui restait une petite distance pour atteindre l’arręt de Kindele. Au niveau de la terrasse Carine, elle a entendu siffler une balle puis une deuxičme. Elle a crié : « Seigneur Jesus ! » Et le pčre René de Haes lui a posé la question de savoir : « C’est quoi Madame ? ».
Elle s’était recroquevillée pendant qu’on tirait une rafale. Quant elle s’est relevée pour répondre au pčre, celui-ci avait déjŕ ses yeux fermés « Le sang lui coulait de la tęte ». Et d’ajouter : « il était penché sur le volant que les deux mains tenaient encore ».
Ensuite, elle verra s’approcher un agent de l’ordre vętu en jacket kaki et d’un chapeau vissé jusqu’au nez. Cet agent va lui arracher ses biens il demandera ŕ ses amis de fouiller le pčre René de Haes et Mme Kabedi a profité pour aller se cacher tout prčs de la Terrasse Litoyi.
Dans un jeu de questions réponses pour savoir si Mme Kabedi Thérése avait vu les assassins, elle a répondu « Comment je pouvais voir les assassins car c’était pour moi une premičre fois de vivre des choses pareilles, (des tirs de balles comme dans un film de Farwest) donc j’étais paniquée, terrorisée ».
Le tribunal a demandé qu’on amčne la jeep Suzuki 4 x 4 portant la plaque minéralogique KN2744BD appartenant au défunt pčre René de Haes pour concilier les faits. Ce qui a permis au lieutenant Sala Kimakunku, expert en balistique, d’expliquer au tribunal son rapport technique sur la trajectoire des balles. Un rapport effectué sur base d’une pičce métallique extraite du corps du défunt et du rapport médical du médecin légiste.
Les éléments analyses par l’expert en balistique
Pour lui, la balle qui a tue le pčre René de Haes devait ętre une balle de 9mm court, sortie d’un fusil pour combat corps ŕ corps.
Les éléments pris en compte sont la largeur, la longueur et la profondeur qui ont pu démontrer la qualité de l’arme. Le lieutenant Sala Kimakunku a laissé entendre que les deux fusils présentés au tribunal sont des fusils ŕ grande propulsion car ils tirent des balles ŕ une vitesse supérieure.
Leur passage ŕ travers une vitre ne la brise pas mais perfore un trou ŕ la dimension de cette balle. C’est ce qui l’a pousse ŕ dire qu’il y avait beaucoup d’assassins sur le lieu du crime. Ainsi la balle qui a tué le pčre est entrée par le bas de l’épaule droite aprčs avoir brisé la vitre arričre. Elle est sortie aprčs une déflagration interne, par deux sorties ŕ gauche. Laissant ainsi le pčre René de Haes avec des côtes et poumons perforés.
A ces nombreux témoignages, il convient aussi d’ajouter celui de M. Nzambi Dieudonné, chauffeur temporaire ŕ la Bracongo qui a pris le risque de démarrer son camion en direction du rand point Ngaba pour sauver les recettes du jour.
La prochaine audience publique sera consacrée ŕ la poursuite du procčs sur l’accusation d’homicide sur la personne de pčre René de Haes portée contre les prévenus et celle de désertion. Ainsi, les plaidoiries des avocats et le réquisitoire du ministčre public pourraient aussi intervenir au cours de la męme audience.
Le jeune Balka Joli tué ŕ coups de poignard par des policiers
On ne trouvera jamais des mots justes pour exprimer la douleur qui a envahi la famille du jeune BALKA Joli qui a quitté le monde sous les coups d’un poignard lui asséné par un policier, pourtant chargé de la protection des personnes et de leurs biens. Il était 19 h 30 hier sur la rue Basuku au N° 32 du Camp Pinzi au quartier Yolo Sud, lorsque une patrouille des policiers s’est introduite dans la parcelle familiale et l’un d’eux sans crier gare s’est rué sur le jeune BALKA Joli en lui assénant des coups de poignard sans lui avoir laissé le temps de s’expliquer. Baignant dans une marre de sang, ce jeune garçon va succomber sur le champ sous l’śil impuissant des membres de sa famille éplorés et scandalisés.
Bien entendu, une fois leur forfait accompli, ces agents de la police en armes et en tenue ont disparu ŕ travers les rues et avenues sombres de ce quartier profitant de la panique créée ŕ cet effet. Et comme d’habitude, il faudra attendre plus d’une heure pour voir déferler sur les lieux du drame d’autres policiers se réclamant du sous-commissariat du rond point Ezo. Accueillis par des huées et les cris de douleur des membres de la famille et autres amis et connaissances de la victime, ces agents de la Police ont eu tout le mal du monde pour calmer et apaiser la foule dense et révoltée accourue de toutes parts sur les lieux du drame.
C’est dans ce climat que le corps du défunt a été acheminé d’abord vers le Commissariat de la Police de Yolo Nord avant de prendre le chemin de la morgue de la clinique Bondeko ŕ Limete.
La tension était si vive tant aux alentours du lieu oů s’est produit le drame qu’ŕ travers tout le Camp Pinzi et męme jusque dans les autres quartiers de Yolo par la magie du téléphone arabe, de sorte que la circulation a été perturbée sur l’avenue de l’université qui, comme on le sait, reste la seule voie qui relie le centre ville, la grande place de la Victoire et les quartiers des communes de Ngaba et Lemba.
Une heure de forte affluence et de turbulence. Dieu merci, rien de fâcheux ne s’est produit, mais ce que l’on craint, c’est qu’il faudra beaucoup de temps pour voir encore des policiers en tenues et en armes déambuler encore dans les rues de ce quartier. Les jeunes gens appelés sportifs car pratiquant les arts martiaux ont juré de venger leur jeune frčre. Les obsčques s’annoncent donc trčs mouvementées et des mesures de sécurité devraient ętre prises pour préserver l’ordre et les bonnes moeurs ce jour-lŕ.
(FP)
Last edited: 07/05/2006 01:51:44