Les marchés urbains congolais sont dénoncés comme des lieux d’écoulement des denrées impropres ŕ la consommation. Ce qui est pénible dans tout cela est que ces denrées entrent dans le pays souvent avec la complicité des services chargés de veiller sur la qualité des produits ŕ écouler sur le marché
Des observateurs bien informés ont eu raison d’appeler la capitale de la République Démocratique du Congo “Kin-la poubelle”. Cette dénigrante appellation est, entre autres faits, étayée par la vente sur les marchés de ce centre urbain des tonnes de produits alimentaires impropres ŕ la consommation.
Elle vient d’ętre confirmée aujourd’hui oů l’on remarque des quantités importantes des śufs de qualité douteuse. Certains consommateurs affirment que ces denrées, importées et vendues, ont un goűt fade. Elles seraient d’ores et déjŕ avariées, dans la mesure oů elles auraient dépassé leur date de péremption ou seraient tout au moins trčs proches de la date de péremption.
L’OCC complice
Pour tromper la vigilance des consommateurs, les importateurs de ces oeufs auraient, en complicité avec les agents et cadres de l’Office congolais de contrôle (Occ) ainsi que ceux d’autres services spécialisés du secteur douanier, falsifiés les étiquettes ou les cachets imprimés sur les emballages et indiquant l’origine et la date d’expiration.
Les analyses estiment, pour leur part, que ce comportement met au grand jour le manque du sens de responsabilité dont font preuve le personnel de l’Occ, mais surtout la mauvaise foi des partenaires et opérateurs économiques tant nationaux qu’étrangers du Congo démocratique. Pour des intéręts financiers, ces derniers exposent, en effet, les populations congolaises aux risques des infections graves, contribuant ainsi ŕ accroître les taux de morbidité et de mortalité déjŕ trop inquiétants.
Les Kinois en pâtissent
Il s’agit ici, insistent les experts nutritionnistes, d’une situation alarmante dans la mesure ou l’on remarque que certains compatriotes s’attčlent ŕ pécher dans les rivičres boueuses qui charrient des immondices, des eaux de fosses sceptiques et d’autres pourritures de la ville. Les poissons extraits de ces sources d’eau sont également juges impropres ŕ la consommation, a causé des risques de toxication auxquels ils sont exposés.
Certains habitants de Ngombe Lutendele, un quartier de la commune de Mont-Ngafula, excellent dans cette activité halieutique jugée illicite. Leur champ d’action est notamment la rivičre Mayi Boy dont ils vendent les poissons ŕ travers les marches urbains au vu et au su des autorités publiques indifférentes.
Pour préserver la santé des Kinois, l’administration urbaine, le ministčre de tutelle et tous les services compétents ont le devoir de redoubler d’efforts pour débarrasser les marchés de Kinshasa de tous les aliments de qualité douteuse et prévoir des sanctions sévčres contre tout commerçant qui oserait encore de tremper dans ce genre d’activités. Pareille mesure devra aussi concerner les vendeurs des légumes, en particulier les amarantes ou biteku teku, qui se permettent de vendre des vivres non arrivés ŕ terme, avec toute la teneur des engrais chimiques.
Last edited: 07/05/2006 01:51:24