A la libéralisation de l’exploitation artisanale du diamant en 1982, la surface de la Miba, qui était jadis clôturée en treillis, fut accessible, grâce aux magouilles entre les pourvoyeurs financiers des creuseurs et les responsables de la sécurité miničre. Ainsi, étaient apparus des trous ŕ travers la clôture qui, finalement tomba sous le poids des attaques de creuseurs
Banalisées par ceux qui sont chargés de la sécurité des installations de la Miničre de Bakwanga (Miba), ainsi que par les autorités politico-administratives ŕ tous les niveaux, les tueries par balles sont réguličrement perpétrées dans la concession d’exploitation de diamant que l’on appelle « le polygone de la Miba ». A cela se greffent d’autres décčs enregistrés des suites de l’affaissement des terres qui engloutissent de nombreux creuseurs frauduleux de diamant. Certaines Ong des droits de l’homme avancent les chiffres de 30 morts, en moyenne, par mois.
La concession de cette entreprise belgo-congolaise est sécurisée sur sa superficie exploitable depuis 1906, l’année de l’exploitation des premiers graviers et de la cession de cette portion de terre par les originaires Bakwanga ŕ la Miba. Une concession qui couvre l’espace de 32.429 hectares entre la rive droite de la rivičre Lubilanji, au niveau de Mbuji-Mayi et les deux rives de la rivičre Kanshi au sud-ouest de la capitale du diamant industriel.
Cette sécurité a été effective des lors qu’il est strictement interdit l’exploitation artisanale de diamant sur toute l’étendue de la province du Kasaď Oriental. Tout contrevenant faisait l’objet d’arrestation et de condamnation d’au moins de 5 ans de Spp dans les prisons lointaines de la province. Nombreuses étaient, ŕ l’époque, des personnes qui avaient osé et avaient par conséquent perdu leur vie ou étaient contraintes au service militaire.
A la libéralisation de l’exploitation artisanale du diamant en 1982, la surface de la Miba, qui était jadis clôturée en treillis, fut accessible, grâce aux magouilles entre les pourvoyeurs financiers des creuseurs et les responsables de la sécurité miničre. Ainsi, étaient apparus des trous ŕ travers la clôture qui, finalement tomba sous le poids des attaques de creuseurs.
Ces arrangements entre les diamantaires privés et la Miba ont contraint le Parquet général de Mbuji-Mayi ŕ fixer une caution lorsqu’un creuseur est attrapé au polygone de la Miba par les gardes miniers. Cela a été réguličrement modifié selon la période, entre 1.500 et 10.000 dollars américains.
TUE PAR BALLE
Il est bien difficile de répondre exactement ŕ la question de savoir qui tue par balle dans le polygone minier de la Miba ? Les versions multiples, et toutes sont vraies. Quatre catégories des personnes armées oeuvrent réguličrement, ŕ tort ou ŕ raison, dans le polygone minier les suicidaires, les gardes miniers ou « blondos », les policiers et les militaires. Comme l’indique le terme, le suicidaire peut-ętre un civil, un enfant des agents de la sécurité devenu un bandit armé, un policier, militaire -souvent un déserteur-. Tous tuent facilement et ont comme cible toutes les autres catégories des hommes armés et les creuseurs de diamant. Le « blondo » est un civil armée de la fronde qui ne lui permet pas d’opérer la nuit. Les policiers et/ou les militaires appuient le « blondo » sans ętre les seuls maîtres du terrain.
C’est souvent dans la confusion que chaque nuit, les balles sifflent et partent de toutes parts, tuant creuseur, « blondo », policier et militaire. Cette malheureuse situation qui a duré plus d’une décennie n’a jamais trouvé une solution appropriée.
Le cas le plus récent est celui, du groupe de M. Kanda Cobra, 26 ans, marié et pčre de 2 enfants, tué avec les autres membres de son groupe dans la nuit du lundi 17 au mardi 18 octobre dernier. Ce cas interpelle l’autorité régionale et des responsables du pays ŕ tous les niveaux pour que l’on puisse trouver une solution adéquate ŕ cette insécurité qui sévit dans le polygone de la Miba. Ces tueries ŕ répétition concernent tout le monde et toutes les parties impliquées dans le maintien de l’ordre et de la sécurité doivent avoir la męme vision du problčme, afin d’éviter la confusion dans une zone oů l’activité principale reste l’exploitation du diamant.
Pour les tueries de mardi dernier, les chiffres ont été revus ŕ la hausse. On parle maintenant de plus ou moins 100 morts.
Le Cpd (Conseil provincial des diamantaires) vient donc de réagir en exigeant aux autorités provinciales et au parquet d’ouvrir les enquętes pour rétablir les responsabilités.
(CP)
Last edited: 07/05/2006 01:51:19