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En dépit d’un début difficile, la société Beltuk se fraye progressivement du chemin dans une population boyomaise coupée 25 ans durant de cette tradition de transport en commun

C’est depuis le vendredi 26 aoűt 2005 que les boyomais ont renoué avec le transport en commun avec la mise en circulation des bus de Belect Transport urbain de Kisangani (Beltuk).

Cette société de transport, dont la gestion a été confiée ŕ Beltect (Ndrl : Boyoma Electricité) et ŕ son président-Raymond Mokeni Ekopi Kane, exploite 15 bus, don de la Banque Mondiale au gouvernement de la Rdc.

L’on se rappellera que cette affaire a fait couler beaucoup d’encre et de salive ŕ Kisangani. Les homes politiques notamment de passage dans cette ville et ceux y résident en permanence, ont interprété différemment l’arrivée de ces bus et le fait qu’ils ont été confiés ŕ l’entreprise Belect et ŕ M. Raymond Mokeni, qui est aussi le président de la Fec/groupement de la province Orientale.

Comme si tout cela ne suffisait pas, Beltuk a, aussitôt ses premiers bus mis en circulation, été confronté ŕ la froideur des clients Ces derniers ont jugé exagéré le tarif de 300Fc fixé au départ. Celui-ci devait ętre rabattu ŕ 250Fc puis ŕ 200Fc en vigueur actuellement.

En dépit d’un début difficile, la société Beltuk se fraye progressivement du chemin dans une population boyomaise coupée 25 ans durant de cette tradition de transport en commun. A la place, ce sont les vélos qui remplissaient cette mission avant d’ętre rejoints par les motos.

Les 6 ŕ 8 des 15 bus de Beltuk qui sillonnent les principales artčres de la ville de Kisangani sont ŕ premičre vue dégagés. Les passagers ŕ leur bord sont, pour la plupart du temps, ŕ compter sur les doigts d’une main sur les 30 sičges prévus.

Cette carence d’engouement se justifierait par le tarif qui ne serait pas ŕ la portée de toutes les bourses. Les pourparlers entre la Maine de Kisangani et la Direction de Beltuk sont clos. La tentative de convaincre la société ŕ revoir ŕ nouveau son tarif ŕ la baisse (150Fc) aura échoué.

Pour les autorités politico-administratives, il est de bon aloi que le gestionnaire de Beltuk applique un tarif social pour permettre ŕ la population de se retrouver dans le don du gouvernement. Le transporteur fait lui, prévaloir des arguments irréfutables tels que la charge du personnel (65 agents au total), l’achat du carburant (essence) localement ŕ 1$ le litre et tant d’autres frais et taxes.

Cet acharnement est jugé de partial par Beltuk qui dénonce la passivité envers le « Toleka », les motos-taxis, les voitures taxis, etc... sur lesquels la Maine n’impose aucune rigueur dans l’application du tarif. Et pourtant, ces moyens de transport incommodes n’ont pas de charges comparables ŕ celle de cette société de transport en commun.

Bon gré, mal gré, les boyomais qui empruntent les bus de Beltuk sont transportés dignement. Les places assises sont respectées dans un habitacle confortable. Un contraste de l’ambiance vécue notamment ŕ Kinshasa oů l’épreuve musculaire compte pour monter dans un bus.

A en croire une source fiable de cette société, la sollicitation des clients commence ŕ se manifester surtout dans les bus desservant la commune de Manbgobo. Aux heures de pointe, c’est-ŕ-dire de 18 heures ŕ 20 heures, la Direction de Beltuk est souvent inondée par des gens qui s’y pointent pour réclamer que des bus soient mis ŕ leur disposition.

Malgré cette demande qui commence ŕ croître, Beltuk tient mordicus ŕ sa rigueur, celle de ne pas dépasser le nombre de places assises. L’effet bénéfique est certes d’augmenter l’espérance de vie de son charroi automobile et d’espérer de le renouveler et de le perpétuer.

Il convient de reconnaître cependant que Beltuk est créé dans un contexte différent de la période des sociétés comme OTCZ (Office de transport en commun du Zaďre), STK (Société des transports kinois) et SOTRAZ (Société des transports zaďrois) oů les vélos et motos n’étaient pas autorisés ŕ assurer le transport de personnes.

Actuellement, ces véhicules montés sur deux roues ont gagne du terrain dans la ville de Kisangani.



Last edited: 07/05/2006 01:50:47

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