La crise que fait perdurer la grčve actuelle des enseignants a plusieurs facettes et il n’est pas exagéré de dire que cette grčve provoquée par la difficulté devant laquelle se retrouve le gouvernement d’appliquer le barčme salarial conclu par les accords dits de Mbudi, aura été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase
Le gouvernement se retrouve effectivement devant une montagne de problčmes ŕ résoudre avec diligence au point d’en ętre débordé.
Il y a eu au départ, l’agitation autour de la non-tenue des élections ŕ la date convenue du 30 juin 2005 par l’Accord global et inclusif ayant sanctionné le dialogue intercongolais.
Le parti de l’opposition radicale UDPS en avait fait un casus belli pour réclamer la démission des animateurs et des institutions de la transition. Le leader de l’UDPS est allé jusqu’ŕ s’autoproclamer chef de l’Etat, suivant une volonté populaire exprimée par la foule de partisans assistant au meeting autorisé, ŕ l’esplanade du Stade Tata Raphaël. Sans que le ridicule puisse tuer, comme on dit, M. Tshisekedi avait proclamé avoir pris acte de cette volonté populaire de le hisser au pouvoir. Toute cette agitation s’était accentuée avec le relais pris dans les milieux de la diaspora congolaise ŕ l’étranger. Des responsables proches du pouvoir en ont męme fait les frais lors de leurs déplacements en Europe. Le Secrétaire général du parti PPRD, considéré du Chef de l’Etat, a, dans ce contexte, connu des déboires ŕ l’occasion d’une conférence qu’il avait organisée ŕ Paris ŕ l’intention d’un groupe de Congolais vivant en France, conférence troublée par des agitateurs critiquant bruyamment le pouvoir de Kinshasa.
Une deuxičme personnalité congolaise ŕ avoir subi les imprécations de la diaspora congolaise, dans la capitale belge cette fois, n’est autre que le ministre de la Culture et des Arts, Christophe Muzungu, lors de son passage ŕ Bruxelles.
Ces agitations ont été renchéries par des manifestations de protestation des Congolais dans des villes européennes aussi bien en France qu’en Angleterre. Pour compléter les mécontentements, les opposants de la diaspora mčnent des campagnes d’attaque contre le gouvernement par tous les moyens de communications auprčs du public et de l’opinion interne dans le pays. Il a par exemple été rapporté dans ce contexte, l’arrestation, le 22 juillet dernier par les services spéciaux opérant ŕ l’aéroport de Ndjili, d’un des activistes extérieurs de l’UDPS en provenance d’Europe. Le concerné, répondant au nom de MAKAMBA Jean, transportait sur lui des photos suspectes montrant la manifestation des Congolais de Londres en rapport avec la crise de la date fatidique du 30 Juin 2005.
Il a été identifié dans les photos en cause, des personnes recherchées pour notamment s’ętre évadées des geôles des services spéciaux. Dans ce cas a été remarqué en l’occurrence, un certain Bobo Mobele. Celui-ci, est-il reconnu, était incarcéré avec un groupe de manifestants appréhendés au mois de février 2004 dans le mouvement d’agitation « Sauvons le Congo » du pasteur Kutino en exil en France.
Les enquęteurs ont évidemment retenu le membre de l’UDPS, MAKAMBA, pour faire la lumičre sur son activisme débordant, alors qu’au pays plusieurs jeunes anciens partisans de ce parti crient leur ras-le-bol pour avoir été désillusionnés le 30 juin, suite ŕ l’échec de la prise de pouvoir pacifique par l’UDPS, pompeusement annoncée auparavant.
Beaucoup de jeunes Kasaďens vivant en province, ruminent leur colčre en effet pour avoir perdu leurs petites épargnes, parce qu’on leur avait fait croire que dčs la prise de pouvoir le 30 juin 2005 par le leader Tshisekedi, ce dernier ferait rabattre le taux du dollar. D’oů, pour ces jeunes, le réflexe d’un prompt bradage en dollars, de leurs petits avoirs. L’amer constat de la désillusion de l’avčnement de l’UDPS était accompagné ŕ leur grand désarroi de la perte de leur argent, irrécupérable.
Last edited: 07/05/2006 01:48:06