La Mettelsat se trouve en pleine activité de réhabilitation qui, ŕ court terme, va remettre en place un minimum d’infrastructures nécessaires aux opérations météorologiques conformes aux normes
Le climat Congolais éclipse les minerais et autres pierres précieuses qui ne sont que des ressources non renouvelables, il est ŕ la base de la deuxičme foręt humide du monde et de ces puissants cours d’eau du bassin du fleuve Congo, indique un document de l’Agence nationale de la météorologie et télédétection par satellite (Mettelsat).
Cependant, poursuit le document, les Congolais ne font aucun effort pour tirer parti de cette aubaine et ignorent qu’ils ne sont pas, eux aussi, ŕ l’abri des aléas d’origine météorologique semblables ŕ ceux qu’on a vus dans l’Asie du Sud-Est et aux Etats-Unis d’Amérique.
Les vagues de chaleur des mois de février et avril derniers ne peuvent que rappeler aux Congolais que tout est relatif et que, quotidiennement, l’observation des phénomčnes météorologiques doit ętre un exercice auquel on doit s’astreindre. De męme dans le domaine de l’aviation civile, aucun avion de ligne ne peut prendre son décollage sans son dossier des conditions météorologiques.
Outre des cas dűs ŕ des avaries mécaniques, la plupart des accidents d’avion seraient directement liés au mauvais temps, c’est-ŕ-dire aux mauvaises conditions météorologiques.
C’est ŕ cet égard que tous les passagers sont ŕ la merci de la fiabilité des données météorologiques collectées chaque jour pour la Mettelsat, service météorologique national qui se conforme aux normes pertinentes de l’Organisation de l’Aviation civile internationale (Oaci).
La Mettelsat, indique le document, se trouve en pleine activité de réhabilitation qui, ŕ court terme, va remettre en place un minimum d’infrastructures nécessaires aux opérations météorologiques conformes aux normes.
A côté des projets inscrits au Programme minimum d’urgence pour la réhabilitation et la reconstruction (Pmurr), d’autres petits projets gagnés auprčs de la coopération internationale s’exécutent maintenant ŕ un rythme accéléré.
Actuellement, dans le cadre du Pmurr, le bâtiment principal de Binza Météo est en pleine rénovation qui préfigure tout le reste. En ce qui concerne des équipements techniques, le récepteur des données satellitaires (Météosat de seconde génération) ont été installés et mis en service depuis le mois d’aoűt 2005.
Les acquisitions obtenues par le projet pilote suivi et évaluation des ressources en eau du bassin du Kasaď (Serbak) sont eux aussi déjŕ en service depuis le début de l’année. N’eűssent été des problčmes douaniers, le noyau des équipements de sauvetage des données climatologiques ( projet Dare : Data Recrue) seraient déjŕ opérationnels sur le site.
Quant au studio Media Météo encore sans douane, donnera aux téléspectateurs Congolais le plaisir de suivre dans les prochains jours le bulletin météo diffusé par un présentateur visible comme cela se voit ailleurs, indique le document.
Cependant, ces projets reçus en don auprčs de la coopération internationale ne sont pas tout. La commande des équipements du Pmurr est déjŕ placée. Ces équipements sont destinés essentiellement ŕ la réhabilitation de la météorologie aéronautique. L’aéroport international de N’Djili prend ainsi une bonne part des investissements.
Il fonctionnera en réseau avec le Cmn de Binza Météo et le Centre de télécommunication météorologique régional (Crt) de l’aéroport de Maya Maya, ŕ Brazzaville. Cela va mettre fin aux mises en demeure que l’Oaci adresse chaque année ŕ la Rdc au sujet des lacunes de sa météorologie.
(FP)