Conformément aux statistiques actuelles, la Cei a déjŕ enregistré 13.115.331 électeurs au 26 septembre 2005, sans compter les provinces de l’Equateur et de Bandundu
Au regard des difficultés économiques actuelles du pays, la Cei a opté pour la double opération d’identification et d’enrôlement des futurs électeurs en lieu et place du recensement général classique de la population. Le but de cette opération est de s’assurer de la nationalité congolaise et de l’âge de chaque citoyen appelé ŕ voter, de lui remettre une carte d’électeur reprenant tous les éléments d’identité immuables ŕ tout individu répondant aux deux critčres de nationalité et d’âge.
Selon la loi sus-mentionnée, les opérations pré-électorales devraient démarrer de maničre simultanée dans toutes les provinces de la République démocratique du Congo. Mais, tel n’a pas été le cas, car au lendemain du début de ces opérations, la Cei a été butée ŕ des problčmes d’ordre logistique. Ce qui a fait que le coup d’envoi soit lancé le 20 juin 2005 dans cinq communes de la ville province de Kinshasa, ŕ savoir Gombe, Kinshasa, Barumbu, Bandalungwa et Kintambo.
Comme on pouvait s’y attendre, une frange de la population de ces municipalités s’est rendue dans les différents centres d’inscription installés, pour la plupart, dans des écoles pour remplir leur devoir civique.
CONSTAT
Aprčs avoir fait la ronde de divers centres d’ inscription de la capitale, le constat était presque le męme partout les opérations Ont commencé avec un retard par rapport ŕ l’heure prévue. Cela a créé des embouteillages dans les centres. Sans compter la lenteur observée dans le rang des opérateurs de saisie qui, pour la plupart, ne maîtrisent pas l’outil informatique.
Outre ces difficultés, il y a lieu d’évoquer aussi l’absence des observateurs des partis politiques dans certains centres et surtout l’absence des pičces ŕ conviction parmi celles apportées par bien des candidats futurs électeurs. A ce sujet, il sied de rappeler que pour se faire enrôler, il faut présenter, entre autres, le certificat de nationalité ou l’attestation tenant lieu de certificat de nationalité, l’ancienne carte pour citoyen, le passeport national, le permis de conduire national sécurisé, la carte de service, la carte d’élčve ou d’étudiant...
En ce qui concerne la carte pour citoyen, rares sont. les personnes qui en possčdent dans la mesure oů, ŕ l’arrivée de l’Afdl, plusieurs cartes avaient été détruites. Les cartes d’élčves et d’étudiants présentées ne sont pas, parfois, authentiques.
Aprčs la ville de Kinshasa, la Cei s’est déployée en provinces. Partout, nonobstant l’engouement général, les difficultés liées au déploiement du matériel électoral dans les coins et recoins des provinces ont été signalées avec comme conséquence, la réduction du nombre des candidats électeurs.
La question, qui mérite d’ętre posée est celle de savoir si la Commission électorale sera en mesure de réaliser un grand nombre d’électeurs dans ces deux entités provinciales confrontées ŕ de multiples problčmes d’infrastructures routičres et ŕ sa faible densité par rapport aux autres provinces. Loin d’ętre pessimiste, la réalité sur le terrain prouve ŕ suffisance que la Cei éprouve d’énormes difficultés pour déployer ses kits dans certains coins du pays. Cela est aussi dű ŕ l’impréparation de ces opérations et aux diverses réalités d’ordre sécuritaire et de manque de moyens pour la Rdc…
(Th)
Last edited: 07/05/2006 01:47:37