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Le capitaine Moussa, d’origine sénégalaise se retrouve au Congo comme membre de la Mission des Nations Unies au Congo (Monuc). Il n’a pas hésité de maltraiter un avocat congolais son voisin d’appartement qu’il a couvert d’injures et de coups. Il a par la męme occasion, insulté les autorités ainsi que le peuple congolais qu’il a traité d’inconscient et d’imbécile et dont les dirigeants n’ont pas le niveau voulu comme ceux de son pays

Lundi dernier, dans ces męmes colonnes, nos lecteurs ont découvert un article sur le viol d’une mineure folle et sourde-muette par des soldats uruguayens de la Monuc en Ituri. Puis, le bébé, conséquence de cette relation répréhensible, a été victime d’une tentative de kidnapping par deux uruguayens... Deux actions demeurées impunies, car sans procčs ŕ cause des immunités diplomatiques dont jouissent les soldats de la paix. Aujourd’hui, fort de cette immunité, un officier sénégalais de la Monuc s’est permis des injures, coups et blessures sur la personne d’un Congolais, avocat de son état, M. Mulisho Ndarabu. Ce dernier, en homme de loi, a néanmoins porté plainte contre ce soldat de la paix qui se comporte en Rdc comme dans un territoire conquis.

En effet, Me Molisho Ndarabu, résidant dans l’immeuble Kasaď, dans la commune de la Gombe, se plaint contre M. Moussa, capitaine sénégalais de la Monuc et son voisin d’appartement, pour injures publiques, coups et blessures volontaires.

Dans une correspondance parvenue au Potentiel, M. Molisho se plaint auprčs du représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies au Congo, du comportement indigne de cet officier sénégalais. Il a ŕ cet effet réservé plusieurs copies aux différentes personnalités politiques de la République, dont le Chef de l’Etat, en ces termes : «Il m’a traité de crétin, petit avocat qui ne sait pas que lui a un bac obtenu dans son pays le Sénégal, que la Rdc est un pays des inconscients et imbéciles oů les gens s’entre-mangent et oů les dirigeants n’ont pas le niveau comparable ŕ celui des dirigeants de son pays». Et lui de poursuivre : «Comme si cela ne suffisait pas, le Monsieur m’a frappé sur la tęte un petit sac qu’il avait en main et m’a administré des coups et ce, devant une foule immense ».

Les faits

Ainsi, selon M. Molisho, le tout aurait commencé le mardi 20 septembre peu avant 8 heures. L’heure ŕ laquelle il est allé au parking commun récupérer sa voiture pour se rendre au service. Comme sa voiture était ŕ l’avant plan et que deux autres véhicules, dont celui de Moussa, se trouvaient derričre sa bagnole, il lui restait une possibilité de manśuvre sur le couloir gauche pour sortir de ce cul-de-sac.

Curieusement, au moment oů il s’appręte ŕ chauffer le moteur, Moussa arrive en trombe. Il prend possession de son volant, démarre et s’engouffre dans le couloir qui devait servir de servitude de passage. Et lŕ, il coupe le moteur. L’empęchant ainsi de sortir. Lorsque Molisho descendra de sa voiture pour s’annoncer et solliciter le passage, tous ses malheurs commencent. C’est ŕ cette occasion que des injures vont pleuvoir sur sa modeste personne et sur l’ensemble du pays. Des coups s’en sont suivis. N’eut été sa retenue, le pire serait arrivé.

Mis au parfum de cet incident, le Potentiel s’est rendu sur le lieu le vendredi avant-midi. En l’absence des intéressés, des témoignages des sentinelles et domestiques, témoins oculaires de l’incident, ont confirmé les faits décrits par le plaignant. Quant au gestionnaire de l’hôtel Kasaď qui nous a accordé ses précieuses minutes, il a tout simplement regretté le fait que l’incident qui a été débattu et clos en famille (entendez entre pensionnaires de son immeuble) ait pris une «dimension excessive».

Pour lui, l’affaire devait ętre définitivement close au niveau de l’immeuble pour «préserver la paix sociale et les relations de bon voisinage ».

En somme, M. Molisho, conscient du fait que son bourreau jouit de l’immunité diplomatique, souhaite que la Monuc le condamne ŕ des peines adéquates pour ces faits infractionnels et son comportement indigne d’un militaire des Nations Unies et qu’elle s’occupe de la réparation du préjudice subi. Dans cette démarche, il compte sur l’apport des autorités du pays. Juste pour prouver ŕ Moussa que «dans ce pays qu’il qualifie d’inconscients et d’imbéciles, les actes qu’il a posés sont constitutifs infractions d’injures publiques et des coups et blessures volontaires ; faits prévus et punis par les articles 46 et 75 du Code pénal congolais Livre II».



Last edited: 07/05/2006 01:47:31

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