Au partage vertical et horizontal, équitable et équilibré, les entreprises d’économie mixte sont aussi concernées
Au partage vertical et horizontal, équitable et équilibré, les entreprises d’économie mixte sont aussi concernées. Ses postes emblématiques feront donc l’objet du partage entre les composantes et les entités issues du Dialogue inter-congolais de Sun City. Des sources proches du CSP, Conseil supérieur du Portefeuille, « le Soft » apprend que septembre ne touchera pas ŕ sa fin que l’autorité aura procédé ŕ la nomination de nouveaux mandataires dans les entreprises co-gérées par l’Etat et des privés. En l’espčce, les nominations ne relčvent d’ailleurs pas d’un décret présidentiel.
Elles prennent effet avec un simple arręté ministériel paraphé de la main du ministre des Finances appuyé d’un contreseing du ministre du Portefeuille. Soit, aujourd’hui, le PPRD-PUNA André-Philippe Futa et le RCD Célestin Vunabandi. Parmi les premičres entreprises paraétatiques concernées, la MIBA, Miničre de Bakwanga. La CINAT, Cimenterie nationale et la SOCIR, Société congolaise des industries de raffinage, suivent dans l’ordre de priorité.
Mlc ŕ la Miba
Dans la premičre comme dans la cimenterie, l’Etat est actionnaire majoritaire avec respectivement 80 et 92 Pc des participations entre ses mains. Ce qui lui donne droit ŕ la gestion et donc aux pouvoirs de relever le mandataire gestionnaire quand bon lui semble.
Dans la société de raffinage, il partage le capital social fifty fifty avec des privés. Rien n’a encore filtré des délibérations du gouvernement sur le nouveau partage que des rumeurs font état des ambitions du MLC de compenser le déséquilibre qu’il a subi dans le partage des entreprises publiques face au RCD et au PPRD par l’obtention de la direction de la MIBA. Un nom est męme avancé. Celui du ministre MLC actuel en charge du Budget François Mwamba, lui-męme dont c’est la province d’origine. Entre le veto du patron du Budget sur la chaîne de dépenses et la perspective de gérer les millions de dollars que brasse la poule aux oeufs d’or d’un portefeuille de l’Etat męme en faillite, Mwamba a déjŕ opéré son choix.
Ce n’est pas qu’il déteste les honneurs que procure la fonction ministérielle. C’est une question de politique de haute voltige. Les élections approchent ŕ pas de géant.
Or, ces derniers mois, François Mwamba, véritable n°2 du parti de Jean-Pierre Bemba Gombo, a eu maille ŕ partir avec l’Udps dont les militants ont notamment mis le feu ŕ un véhicule de forage qu’il avait fait venir, ŕ coup de millions de dollars, pour des opérations de forage d’eau potable ŕ Kabeya Kamwanga, l’humiliant au sein dans le pays et au sein de son parti.
On rapporte qu’ŕ l’occasion, des concurrents au sein du MLC ont bu du petit lait. Une décision restait ŕ prendre : s’installer ŕ Mbuji Mayi pour mieux contrôler Kabeya Kamwanga, le fief bien garde d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba et qu’il veut conquérir. Au sein du MLC, les critiques font rage en effet quant ŕ la façon que l’autre MLC, Dominique Kanku, le gouverneur de province, conduit les affaires.
Mais le PPRD convoite aussi la MIBA. Mais les casseroles que traîne son homme, l’actuel P-ad ne lui laisse pas assez d’arguments pour soutenir ses prétentions. S’il n’arrive pas ŕ contrer le MLC, il y a fort ŕ parier que le parti présidentiel se rabattra sur la SOCIR sur laquelle lorgne le RCD. La CINAT n’est pas aussi viable pour susciter des grandes convoitises. Elle demande de nouveaux capitaux si l’Etat tient ŕ son redressement. La société pétroličre COBIL aurait dű faire partie du grand lot en raison de la rentabilité de son domaine et du poids de l’Etat dans son capital social, 99 pc. Le hic est que sa situation reste floue.
RE-PARTAGE.
La société est née sur les cendres de Mobil Oil Congo oů l’Etat détenait 40 Pc des parts ŕ côté de l’actionnaire majoritaire Exxon Mobil. Sa création n’a pas encore été consacrée par un décret présidentiel.
« Celle-ci n’est pas devenue pour autant une entreprise publique car 1 pc des parts sociales a été distribué ŕ six compatriotes congolais pour maintenir avec l’Etat (99pc) la forme juridique d’une Sari. Il s’agit d’une situation juridique originale quant ŕ la forme de cette société qui exige d’ętre clarifiée. Il y a urgence », recommande les experts du CSP dans une note interne en souffrance depuis l’année derničre. Dans le pétrole, l’Etat est aussi propriétaire de 40 Pc d’actions dans le capital de Fina-Congo et de Shell RDC. Elf-Congo n’a rien de particulier avec ses concurrentes. Son capital d’un apport de 60 Pc de multinationale Total et 40 Pc de la COHYDRO, la Congolaise des hydrocarbures, fait d’elle une société strictement privée.
Le recensement du CSP indique que l’Etat participe sans détenir la majorité dans une soixantaine d’entreprises. Seule une trentaine d’entre elles sont en activités. Parmi celle-ci, la MIDEMA, Minoterie de Matadi, dont le conseil d’administration est dirigé depuis fin 2003 par le patron du journal « L’Avenir », puis Mabiulu désigné ŕ ce poste pour compte du PPRD.
Cette désignation avait été opérée dans le cadre d’un compromis du temps de Joseph Mudumbi Mulunda au ministčre du Portefeuille qui avait vu le MLC Dominique Kabangele promu administrateur ŕ la CINAT. Julianna Lumbumba a obtenu un sičge au conseil d’administration de la cimenterie ŕ la męme occasion.
Le RCD avait aussi reçu des sičges d’administrateur dans les sociétés d’économie mixte. Son délégué préside le conseil d’administration de la SONAL, Société nationale de loterie. « Donc le partage a déjŕ été opéré dans les entreprises paraétatiques. C’est malsain d’y revenir », affirme-t-on dans les milieux des sociétés concernées.
Les tenants de cette thčse avancent l’argument de la procédure statutaire. Lŕ oů le mandataire désigné n’est pas encore fin mandat, il ne sera pas possible de le relever ŕ violer les textes. Ce ŕ quoi les autres actionnaires ne sont pas disposés ŕ s’accommoder.
Last edited: 07/05/2006 01:45:52