Il ne fait pas bon vivre ŕ Lisala (Equateur) et ses environs oů les militaires maltraitent les villageois ŕ qui ils arrachent les produits des champs, s’ils ne vont pas eux-męmes les prendre dans les champs. Les militaires commettent d’autres forfaits ŕ côté de cela ; ce qui contraint les habitants ŕ déserter leurs villages mais les autorités administratives restent insensibles ŕ cette situation
L’atmosphčre sournoise dans laquelle se trouve plongée la cité de Lisala et les villages environnants doit interpeller l’autorité politique. En effet, des sources en provenance de cette ville qui fut jadis la fierté de la République sous le régime Mobutu, nous apprennent que les militaires des FARDC sont dépourvus de moyens de subsistance et vivent en déça du minimum vital. C’est ainsi qu’ils s’adonnent volontiers aux pillages. Ils extorquent en pleine journée les produits agricoles et violent les filles et les femmes dans les champs.
A Lisala, il n’y a plus moyen d’aller au champ tellement qu’un traumatisme psychologique a été créé au sein de la population. Cet état des choses entraîne d’importants déplacements des populations de leurs localités d’origine pour des localités plus lointaines. La dénonciation ŕ répétition de ces méfaits auprčs des autorités du district de la Mongala n’a jamais fait l’objet d’un suivi.
Et alors, demander ŕ un Ngombe de rester cloîtré ŕ la maison pour ne pas aller au champ, c’est signer son arręt de mort. C’est pour cette raison que les morts continuent ŕ se compter dans la foręt de Lisala.
A en croire les derničres nouvelles, un militaire de la FARDC a été surpris dans un champ en train de ravir les produits agricoles ŕ une villageoise, il a été tabassé jusqu’ŕ rendre l’âme. C’est ainsi qu’on a vu tout un bataillon de l’armée se verser aux pillages systématiques des villages avoisinants.
Les villageois ont fui les villages afin de ne pas subir des représailles. A l’heure qu’il est malgré l’accalmie observée ŕ Lisala, on ne note aucune une avancée notable dans le retour d’une paix durable.
Cela ternit l’image du mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba d’oů les militaires tirent leurs origines, car ces hors-la-loi sont pour la plupart des ex-combattants de cet ancien mouvement militaire. A dire vrai aussi, plusieurs notabilités du territoire de Lisala contactés ŕ Kinshasa sont déçus par le manque de flair politique du responsable de l’Ecofin, elles lui ont retiré leur confiance ŕ cause de l’oubli dont le territoire de Lisala souffre dans le partage du gâteau. Il est presque temps que l’autorité puisse repenser le brassage en vue d’en capitaliser les atouts pour cohabiter autrement. Sinon les morts s’en suivront, pour ne pas parler d’un génocide.
Last edited: 07/05/2006 01:45:37