La nouvelle courait depuis la faillite de son propriétaire, la Compagnie aérienne nationale Belge, la Sabena. L’Hôtel Memling, propriété de la Sabena, sera bel et bien vendu
C’est ce que confirme La Libre Belgique paraissant ŕ Bruxelles. Entre-temps, indique-t-elle, l’Hôtel le « Mille Collines » de Kigali, également détenu ŕ 100% par la Sabena, serait vendu ŕ un homme d’affaires, ressortissant de la République démocratique du Congo
A en croire le journal Libre Belgique paraissant ŕ Bruxelles, l’Hôtel Memling de Kinshasa, ancienne propriété de l’ex-Sabena, est en vente. Il figure parmi les quatre hôtels de la chaîne Sabena en faillite. Mais depuis vendredi, le « Mille Collines » de Kigali a été vendu.
L’acheteur est un homme d’affaires Congolais. Le curateur cherche un client pour le « Memling » ŕ Kinshasa et pour les 2 autres hôtels Sabena ŕ Bruxelles. La presse flamande a annoncé mardi la vente, ce vendredi, de l’hôtel de la Sabena « Mule Collines », situé dans la capitale du Rwanda.
Selon le curateur de la faillite de la Sabena, prononcée en novembre 2001, Christian Van Buggenhout, l’acheteur est « un homme d’affaires congolais », non autrement identifié. Le thčme est, en effet, délicat alors que Rwanda et Congo, qu’a opposes une guerre récente (1998-2003), entretiennent des relations tendues et alors que la nationalité congolaise de personnes d’origine rwandaise est l’objet de controverses brűlantes au Kivu (Est du Congo, ŕ la frontičre rwandaise) depuis une quinzaine d’années.
Le curateur cherche ŕ vendre les quatre hôtels que possédait la Sabena : celui de Kigali, mais aussi l’établissement de Kinshasa, et ceux de Bruxelles – « Carrefour de l’Europe », au centre et « Sodehotel la Woluwe », pour lesquels les offres sont recevables jusqu’ŕ la fin du mois. Aprčs avoir longtemps cherché ŕ vendre « le lot », M. Van Buggenhout s’est décidé ŕ accepter la vente hôtel par hôtel. Le curateur a indiqué au journal « Standaard » qu’il espérait également un acheteur pour le « Meinling » de Kinshasa, mais qu’il ne s’attendait « Standard » qu’il espérait également un acheteur pour le « Memling » de Kinshasa, mais qu’il ne s’attendais « pas ŕ une vente avant les élections » générales, qui doivent se tenir au Congo avant le 30 juin 2006.
Il s’agit, en effet, d’une échéance particuličrement importante, beaucoup d’investisseurs estimant qu’on ne peut espérer une stabilisation de l’ancienne colonie belge qu’aprčs les scrutins. Les bâtiments de Kigali et Kinshasa sont particuličrement prestigieux. Celui de la Capitale Congolaise, entičrement rénové il y a une dizaine d’années, est un des deux meilleurs hôtels de la ville, avec le Grand Hôtel, mais connaît une gestion plus constante que son rival. Ce dernier a, en effet, souffert d’ętre possédé en partie par le gouvernement Congolais, qui y loge des personnalités politiques et n’a pas toujours, dans les récentes années, payé réguličrement leurs dépenses, grevant ainsi le budget de l’établissement.
Le « Mille Collines » de Kigali a, lui, été le théâtre d’une résistance héroďque durant le génocide de 1994, grâce au courage du gérant hutu Paul Rusesabagina, qui rusa avec succčs pendant plus de trois mais face aux génocidaires, extrémistes hutus, pour sauver la vie de 1268 tutsis qui s’étaient réfugiés dans l’hôtel. Caisses de whisky contre vies sauves, chambres surpeuplées, incursions de tueurs arrętées centre argent ou sur intervention de Paris - ŕ qui le régime génocidaire n’avait rien ŕ refuser, « clients » réduits ŕ boire l’eau de la piscine et envoyant des fax au monde entier pour obtenir de l’aide... Cette histoire extraordinaire a été portée ŕ l’écran dans un film américain sorti l’hiver dernier, « Hôtel Rwanda », mais seuls quelques plans avaient été tournés au vrai « Mille Collines », le reste du film l’étant en Afrique du Sud.