Une centaine de jeunes filles âgées de 18 ŕ 20 ans avaient constitué un véritable « gang » qui avait élu domicile dans deux hôtels : Yokis et Mambo ŕ Ngiri-Ngiri. C’est lŕ qu’elles faisaient la loi et soumettaient leurs victimes.
La brigade de mśurs a derničrement démantelé ce réseau en arrętant les gestionnaires desdits hôtels
Les habitants de l’avenue Yolo dans la commune de Ngiri-Ngiri, viennent de pousser un ouf de soulagement. Du moins ceux qui habitent dans le périmčtre des hôtels Yokis et Mambo, deux repaires oů résident une centaine de filles prostituées qui y semaient leur loi. Mais, la Brigade des moeurs a mis en déroute ces filles qui constituaient un « danger public » pour les passants, surtout... la nuit. L’autorité chargée de veiller sur les moeurs dans la capitale a aussi mis la main sur les gérants de ces deux hôtels qui sont actuellement sous les verrous, ŕ l’Assanef.
Selon des sources autorisées, mise au parfum par les habitants du coin oů ces filles imposaient leur loi, la Brigade des moeurs a fait une descente expéditive le week-end dernier dans les hôtels Yokis et Mambo oů une centaine de prostituées avaient établi leurs « états-majors ». L’âge de la plupart de ces filles varie entre 18 ŕ 20 ans.
A l’Hôtel Yokis, le gérant a été le premier ŕ ętre « saisi » par les trois éléments de la police et l’inspecteur de la Brigade des moeurs dépęchés sur les lieux. L’autre gérant de l’Hôtel Mambo a aussi été appréhendé. Interrogés, ils sont passés aux aveux sur tous les faits leur reprochés qui se déroulent sur ces sites et qui ressemblent ni plus ni moins ŕ Sodome et Gomorrhe.
Recherche des moyens conséquents
Il sied de rappeler que la Brigade des moeurs combat des infractions commises par des mineurs, la piraterie et la contrefaçon. Elle recherche les avortements criminels, combat aussi l’émergence de maisons et tous lieux de prostitution, les projections des films, images, spots et autres émissions non censurés qui touchent aux bonnes moeurs.
C’est pourquoi, un accent particulier a été mis lors de cette descente ŕ Yokis et ŕ Mambo pour doter ce Corps de moyens matériels conséquents pour mieux exercer.
A titre illustratif, lors de cette opération, les trois éléments de la police et l’inspecteur envoyés sur les lieux ont fait face ŕ une meute de prostituées qui se sont volatilisées dans la nature.
Sans véhicule, sans moyens de communication adéquat, ces agents des la Brigade des moeurs se sont contentés d’arręter les deux gérants qui doivent aujourd’hui répondre en lieu et place des auteurs des infractions.
Toutefois, la Brigade des moeurs a pris un certain nombre de mesures conservatoires : l’arrestation des gérants de l’hôtel Yokis et Mambo, la mise en déroute de toutes ces prostituées, la sommation aux propriétaires de tout évacuer car ces deux hôtels ne remplissent pas les conditions requises par la loi.
« Nous voulons assainir les moeurs par de petites actions. C’est pourquoi nous avons enjoint les responsables de la commune de Ngiri-Ngiri ŕ se joindre ŕ notre démarche. Mais ce travail exige de gros moyens pour démasquer et décourager toutes les prostituées retranchées dans des hôtels qui s’adonnent ŕ ces genres d’actions », a souligné un haut responsable de ce Corps qui s’est confié ŕ L’Observateur.
Last edited: 07/05/2006 01:45:27