Les anciens soldats de la garde prétorienne de Mobutu sont ŕ une éničme réorganisation. Réunis ŕ Bruxelles, ils ont créé une association dénommée « Union des Patriotes Militaires Congolais » (Upmc). Ces soldats ont décidé de prendre leur destin en main
Qui avait dit que les politiciens congolais se battaient pour l’instauration de la démocratie ? Tous les forums organisés pour créer les circonstances permettant de donner la parole au peuple ont été torpillés. Le dernier en date, c’est le Dialogue intercongolais. Tous les espoirs étaient pourtant permis.
Les politiciens ne juraient que sur la tenue de ces négociations. Quiconque osait demander de retarder ces négociations était considéré comme anti-démocratique et ennemi du peuple. Il fallait aller aux négociations quelles qu’en étaient les circonstances.
Pour avoir exigé des conditions requises pour la tenue de ces négociations, Mzee Laurent-Désiré Kabila a été diabolisé. Pour avoir prône l’appropriation de ce processus, Mzee a été tué. Ceux qui ne voulaient pas d’un processus congolais par les Congolais, sont aujourd’hui ceux qui dénoncent l’intervention du Ciat ou de l’Union européenne.
La raison avancée pour justifier ce combat acharné contre Mzee, c’est la recherche de la démocratie par la tenue des élections libres et transparentes. Curieusement, c’est lorsqu’on s’approche des élections que l’agitation est grande. Les ex-Faz, les exilés mobutistes, l’Udps, le Rdc s’agitent plus aujourd’hui qu’avant.
Męme pendant la guerre, ces gens n’avaient pas fait montre d’activisme politique. Comment comprendre que ces gens tolčrent plus la guerre que la paix, męme difficile ?
Il y a certainement un complot. On veut la tęte de Joseph Kabila rendu seul responsable de l’action gouvernementale. En réalité, on lui en veut pour avoir mis fin ŕ une guerre qui arrangeait beaucoup de gens.
Les ex-Faz, une politisation inacceptable
Les anciens soldats de la garde prétorienne de Mobutu sont ŕ une éničme réorganisation. Réunis ŕ Bruxelles, ils ont créé une association dénommée « Union des Patriotes Militaires Congolais » (Upmc). Sous la direction du colonel Lusadisu, celui-lŕ męme qui avait conduit la délégation des ex-Faz ŕ Kinshasa dans les sillages de Joseph Olenghankoy. Ces soldats ont décidé de prendre leur destin en main.
Pour justifier ce geste hautement politique qui est curieusement toléré par le pays hôte, encouragé par le silence de Kinshasa, les ex-Faz multiplient les accusations dans une espčce de méli-mélo. Tantôt ils s’en prennent ŕ Mzee, tantôt au gouvernement actuel sans transition.
Cette accusation ressemble curieusement ŕ celle de Nkundabatware. Lŕ oů ils divergent, c’est dans la détermination des objectifs ŕ atteindre.
Si Nkundabatware dit clairement qu’il veut changer le régime ŕ Kinshasa, les ex-Faz, peut-ętre ŕ cause de leur situation des personnes ayant reçu asile politique, se veulent ambigus. Ils parlent d’officiers emprisonnés ŕ Buluwo qui connaîtraient le sort des prisonniers dans les geôles nazi. Comme stratégie, ils veulent mettre en place une organisation solide et de nouvelles stratégies. Pourquoi ?
Apparemment, ils veulent leur réintégration dans l’armée, conformément ŕ la loi 04/23 du 12 décembre 2004. Cette occasion, était une véritable aubaine pour ces soldats. Ils ont décidé de mettre leurs généraux ŕ l’écart, se garder de toute inféodation politique. Pour se consoler, ils ont dit, pince-sans-rire, qu’ils n’ont jamais été vaincus.
Ce qui est arrivé le 17 mai, c’était un abandon de la guerre pour respecter la volonté du peuple qui ne voulait plus du régime Mobutu. Pourquoi alors avaient-ils pris la fuite ?
La vérité dans cette affaire, c’est que les ex-Faz participent ŕ un vaste complot qui vise la fin du processus de transition actuel.
Car, ils ont toujours esquivé toute occasion d’intégration dans l’armée. Ils mentent lorsqu’ils parlent au nom de tous les ex-Faz. Car, pour une armée de plus de 20.000 hommes, il n’y a que quelques centaines de privilégiés, ceux qui portaient les mallettes des politiciens. Bref, ceux qui ne connaissaient pas les problčmes que connaissaient les hommes de troupes.
Ils veulent revenir en gardant les privilčges. Ils ne sont par conséquent, pas représentatifs des ex-Faz dont nombreux ont déjŕ réintégré l’armée nationale soit dans le camp des Fac, des troupes du Mlc ou du Rcd et autres. Ce sont plutôt de vrais politiciens ŕ la recherche d’un coup de force pour récupérer les avantages perdus.
La diaspora, une agitation qui fait réfléchir
Il y a des mois, le pays connaissait une guerre meurtričre dans laquelle plus de trois millions de Congolais ont perdu la vie. Pendant cette période, ŕ part quelques compatriotes ŕ qui on rend hommage, les autres se sont tus. Il y avait trčs peu ou pas du tout de manifestations de la diaspora congolaise pour protester contre l’agression. D’ailleurs, c’est de la diaspora que beaucoup ont rejoint les rangs de la rébellion.
Aprčs la guerre, le pays a commencé un processus trčs difficile des négociations politiques. De la signature de l’Accord de Lusaka ŕ l’Accord global et inclusif, on a connu un enfantement douloureux de la paix. Il y a eu beaucoup de ratés, beaucoup de fourberies, beaucoup d’hypocrisie et beaucoup de coups bas. Pendant ce temps, on n’a pas trop entendu la diaspora. Que dire du martyre de la ville de Kisangani et d’autres atrocités dont les Congolais étaient victimes ?
Malgré tout cela, les rebelles, les officiels des pays agresseurs n’ont jamais fait l’objet de la chasse ŕ l’homme ŕ laquelle s’adonnent aujourd’hui certains Congolais de la diaspora sur quelques personnalités politiques du pays. C’est dans ce cadre que ces Congolais se prépareraient ŕ empęcher le chef de l’Etat ou son représentant ŕ répondre ŕ l’invitation de Sant’Egidio ŕ Lyon pour parler de la paix sur le continent africain. Ils accuseraient le chef de l’Etat de se faire l’incarnation d’un gouvernement qui a fait de l’impunité, son cheval de bataille et aurait fait de ce pays une zone de non-droit.
Avec la męme désinvolture, cette diaspora anonyme accuse le gouvernement d’instaurer l’insécurité en Ituri. Quelle preuve que ces gens ne savent pas ce qu’ils disent et agissent pour une cause qui n’est pas celle du peuple congolais. On compte deux catégories de Congolais de la diaspora. Certains font de cette agitation leur façon de convaincre les pays hôtes qu’ils sont en dysharmonie entre eux et les dirigeants du pays. Ils justifient ainsi leur séjour irrégulier dans ces pays.
D’autres servent la cause de certains politiciens et veulent participer au coup de force pouvant leur permettre de conquérir le pouvoir par des voies autres que démocratiques. Cette agitation est plus claire avec la présence davantage remarquée de Honoré Ngbanda qui ose męme donner des leçons de droits de l’homme et de démocratie ; lui dont la réputation de « terminator » ne repose pas sur la simple rumeur.
Aujourd’hui, tous ces groupes recrutés pour la cause, essaient de se faire antagonistes parce qu’ils ne savent pas par quelle ficelle ils sont manipulés. Le manipulateur lui, a besoin de cette dichotomie. C’est ainsi que Udps, Rcd, Ngbanda... se trouvent curieusement comme éléments agissant d’un męme complot contre la Rdc.
Rcd, la męme hypocrisie et le męme cynisme
Le parti de Ruberwa est encore une fois au devant de la scčne. Le męme besoin de se mettre en vedette lŕ oů il devrait rougir. Quand on lui reproche des choses claires, ŕ court d’arguments, il use des comparaisons malheureuses et d’accusations sans preuves. Alors qu’il était question que ce parti politique assume son impopularité ŕ l’Est du pays, il s’est engagé plutôt ŕ chercher des boucs émissaires comme si Ruberwa attendaient que les Congolais de cette partie du pays déploient pour lui le tapis rouge pour justifier le préjugé selon lequel les Congolais n’étaient que des naďfs taillables et corvéables ŕ souhait.
Encore une fois, l’occasion était bonne pour le Rcd qui, au lieu de s’en prendre ŕ Kamerhe dans la mesure oů il avait la preuve qu’il avait réellement saboté le séjour de Ruberwa, a tenu un point de presse dans lequel il a fait l’état de la nation. Il a passé la situation du pays en revue. Comme toujours, le Rcd accuse comme s’il était un parti de l’opposition. Le Rcd a męme parlé du processus électoral cherchant ŕ trouver un lien entre le Pprd et ce qui ne marcherait pas dans ce processus.
C’est une preuve palpable que le Rcd est sans arguments et cherche ŕ mettre sur le dos du Pprd ce qui est connu mondialement comme relevant d’une conjoncture qui n’a rien ŕ voir avec ce parti politique. Tel est le cas de la question des Interahamwe que le Rcd met sur le dos du Pprd.
Pourquoi le Rcd fait-il l’analyse de toute la situation du pays en lieu et place d’une accusation précise contre le Pprd ? Il se comporte comme si le Pprd était le propriétaire du Congo. Quand il se comporte mal, le Rcd se trouverait en droit de punir tout le Congo. Il est vrai que le Rcd a encore beaucoup d’efforts ŕ faire pour devenir et se comporter comme gouvernement congolais agissant pour les intéręts du Congo et des Congolais.
Mais son comportement actuel d’un parti ŕ la fois au pouvoir et ŕ l’opposition est commandé par un complot. Le Rcd veut ętre en harmonie avec tous les éléments du complot. Il adopte le langage de tous ces aigris et travaille comme leur cheval de Troie au coeur męme du systčme de défense de la Rd.Congo.
L’Udps, une constance cynique
Le parti politique de Etienne Tshisekedi ne s’avoue pas vaincu. Il ne le fera pas tant qu’on continuera ŕ le nourrir d’espoir que l’on pourra arręter le processus pour refaire les négociations plutôt que d’aller directement aux élections.
On ne le dira jamais assez, Tshisekedi est ŕ l’aise dans ce qui a tout l’air de putschs ou dans des combines politiciennes. Il n’a jamais été un produit heureux de la démocratie. Tout juste, il se sert de la démocratie ainsi que des négociations pour ne pas faire rayonner cette męme démocratie autour de lui.
Il a toujours contesté tous les élus ; ŕ commencer par Lumumba. Sans programme de parti, l’Udps fonde son action sur la critique. C’est ce qui ressort du discours de Valentin Mubake (président du parlement du parti) ŕ l’ouverture du conseil ordinaire du parti. Il semble que ce sera un conseil d’autocritique. Mais dans le discours d’ouverture, aucune indication sur cette autocritique ne pouvant orienter les séminaristes. Par, contre, il a démontré que l’enfer c’est toujours les autres. On ne dirait pas que c’est un discours d’un parti politique, mais celui d’un gouvernement. Rien sur la marche de l’Udps, sur ses actions sur les conséquences de ces actions, rien de tout cela.
Le discours de l’Udps a été voulu comme élément pour noircir davantage le dossier congolais. Il entre dans le complot. Tous les observateurs avertis savent qu’il y a dans l’ombre quelqu’un qui tire les ficelles afin que tout le monde comprenne que rien ne va dans ce pays. Il ne manque pas d’individus récidivistes qui n’attendent que la moindre occasion pour réengager le pays dans le cycle des négociations qui apparaissent clairement comme un grand complot contre le pays.
(FP)
Last edited: 07/05/2006 01:44:42