Le ministre des Transports et Communications s’est engagé ŕ assainir le secteur aérien congolais par l’interdiction de vol ŕ 35 compagnies aériennes sur les 53 qui opčrent dans le ciel congolais
Le ministre de Transports et Communications, Eva Mwakasa, vient de clouer au sol 35 compagnies aériennes sur les 53 qui opčrent dans le ciel congolais. Cette mesure n’est pas venue d’aussitôt quand on sait qu’en République démocratique du Congo plusieurs compagnies aériennes fonctionnent, depuis de lustre, en marge de la réglementation sur l’aviation civile.
La mesure a été prise ŕ la suite d’un contrôle effectué par les inspecteurs de la direction de l’aéronautique civile. A en croire Eva Mwakasa, les 35 compagnies interdites de naviguer dans le ciel congolais le seront jusqu’ŕ ce qu’elles se mettront en ordre avec les recommandations de la direction de l’aéronautique civile, organe spécialisé du ministčre des Transports qui veille au respect des normes dans l’aviation civile. Selon les experts de cette institution, męme les 18 compagnies autorisées ŕ voler en Rdc doivent encore remplir d’autres exigences. C’est pourquoi la décision du ministčre des Transports leur accorde encore trois mois pour qu’elles se mettent totalement en ordre avec les réglementations de l’aéronautique civile.
A Signaler que cette décision du ministčre des Transports est tombée au lendemain du crash d’un Antonov 26 appartenant ŕ la compagnie privée congolaise « Galaxie » dans la province Orientale. Cet accident a causé la mort 11 personnes dont 7 passagers, 3 membres d’équipage d’origine russe et d’un coéquipier congolais. L’appareil, qui venait de Beni, dans le Nord-Kivu, se rendait ŕ Isiro, située ŕ 400 km au Nord-Est de Kisangani, chef-lieu de la province Orientale. Il s’est écrasé en phase d’atterrissage, aprčs avoir percuté un arbre ŕ quelque 1.500 mčtres de l’aéroport d’Isiro, selon les autorités locales.
« Selon le commandant de l’aéroport d’Isiro, il y avait beaucoup de brouillard ce matin-lŕ. On pense que le pilote a tenté de descendre plus bas, sous la couche nuageuse, pour avoir plus de visibilité », avait expliqué M. Mokoko, directeur d’exploitation de la Régie des voies aériennes (Rva). « L’avion était bien dans l’axe de la piste, mais trop bas, et il a heurté un arbre, sur une légčre remontée aprčs des ravins, le pilote n’a dű voir l’obstacle qu’au dernier moment », a-t-il ajouté.
Le ministčre de Transports et Communications, dans un communiqué officiel, a indiqué que la compagnie « Galaxie » qui opčre dans les territoires réunifiés n’a jamais fait l’objet d’un contrôle des experts de l’aéronautique civile. Un autre appareil, un avion bimoteur, a explosé mardi dernier, sans faire des victimes, au bout de la piste de l’aéroport de Goma. Cet avion qui n’avait pas volé depuis le 30 mai 2005 n’avait ŕ son bord qu’un pilote français, Francis Pourcet.
Ces accidents répétitifs qui s’ajoutent ŕ ceux du premier semestre de l’année en cours illustre ŕ suffisance que le ministre des Transports et Communications n’est pas encore parvenu ŕ assainir le ciel congolais. Reste ŕ savoir si la mesure d’interdiction de ces 35 compagnies donnera des fruits escomptés.
Il faut dire que pendant la guerre de 1998-2003, les mouvements rebelles, notamment ceux opérant ŕ l’Est du pays ont autorisé plusieurs aéronefs ŕ opérer sans au préalable effectuer tous les contrôles d’usage pour s’assurer de leur fiabilité. En sus de cette lacune, la plupart des avions opérant dans cette partie du pays sont pilotés par les Russes et les Ukrainiens.
Last edited: 07/05/2006 01:44:38