Transporteurs fluviaux, hôteliers et restaurateurs se sont retrouvés dans la salle des conférences de la Fec pour ętre éclairés sur les zones d’ombre depuis la promulgation de cette loi
Le secteur du tourisme dans notre pays traverse un moment délicat. Surtout avec la promulgation de la loi n°05/08. Qui, selon les opérateurs économiques, laissent planer des zones d’ombres.
Une brochette d’opérateurs économiques du secteur du tourisme a massivement répondu hier mercredi 30 aoűt ŕ l’invitation lancée par la Fédération des entreprises du Congo (Fec). Celle-ci a organisé une rencontre en son sičge, en marge de loi n° 05/008 du 31 mars 2005.
Cette loi fixe les nomenclatures des actes générateurs des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation ainsi que leurs modalités de perception dans le secteur du tourisme et, a-t-on souligné, fait l’objet d’une mauvaise interprétation de la part des opérateurs économiques quant au payement ou ŕ la perception de la taxe par l’administration compétente.
Transporteurs fluviaux, hôteliers et restaurateurs se sont donc retrouvés dans la salle des conférences de la Fec pour ętre éclairés sur les zones d’ombre depuis la promulgation de cette loi.
Selon M. Kazadi de la Fec qui a prononcé le mot d’introduction, les opérateurs du secteur du tourisme font face ŕ plusieurs tracasseries dues notamment au contrôle tracassier mixte Dgrad-ministčre du tourisme, au problčme de réactivité de la loi n° 05/008 réorganisant le secteur du tourisme. « Autant de problčmes qui ne favorisent pas la promotion du tourisme dans notre pays et qui mettent ŕ mal les rares opérateurs économiques qui ont refusé de mettre la clé sous le palisson », a-t-il souligné.
Représentant le ministre ŕ cette cérémonie, le directeur de cabinet du ministre du Tourisme a fait savoir que depuis un certains temps, il a été créé un cadre de concertation qui réuni les opérateurs économiques et l’Administration. L’objectif visé est de promouvoir le tourisme dans notre pays.
A ce titre, a-t-il ajouté, effectivement, il y a eu flottement aprčs la promulgation de cette loi. Malgré les dispositions prises par la Dgrad, certains opérateurs économiques ont fait l’objet de visites de la part du Secrétariat général du Tourisme et de l’Office national du Tourisme.
« Je vous informe qu’une campagne d’explication va ętre lancée. Tout payement devra désormais s’effectuer auprčs du compte du receveur de la Dgrad trouvé au secrétariat général du tourisme. Ce dernier vous remet une fiche déclarative. Le percepteur prend le montant en compte et vous remet une quittance (une note de perception) puis vous allez en banque pour payement. Toute autre demarche n’est pas reconnue par la loi », a-t-il insisté.
De son côté, le représentant de la Dgrad ŕ cette cérémonie a précisé que leur structure intervient pour ordonner et récupérer les recettes et les verser au compte du Trésor public. Sans plus !
Il sied de rappeler que pour mettre fin ŕ l’imbroglio et reformer le secteur du tourisme, André Philippe-Futa et José Engwanda Mananga ont conjointement signé un arręté portant fixation des taux de droits, taxes et redevances ŕ percevoir ŕ l’initiative du ministčre du Tourisme, dans le cadre du Fonds de promotion du tourisme.
Une des innovations dans ce document réside dans cette décision du législateur prévoit que désormais, « au plutard le 15 mois, l’opérateur économique verse les sommes perçues le mois précédent, ŕ titre de redevance, au profit du Trésor ».
Une autre rencontre similaire est prévue dans les jours ŕ venir pour dissiper tout malentendu.
Last edited: 07/05/2006 01:43:46