La Mission des Nations Unies au Congo (Monuc ) signale trois nouveaux cas de choléra parmi les 3.000 soldats brassés au Camp Rwampara, prčs de Bunia, en Ituri. Ces militaires congolais ont été mis en quarantaine depuis dimanche 28 aoűt avec leurs familles, c’est pour éviter toute contamination. Ces éléments des Fardc auraient consommé, sans traitement, l’eau verte du Lac Kivu en quittant le Nord-Kivu la semaine derničre
Trois nouveaux cas de choléra ont apparu parmi les 3.000 soldats brassés des FARDC au Camp Rwampara, prčs de Bunia, en Ituri, indique une source informée de la Mission de l’ONU en RDC (MONUC).
Depuis leur arrivée dimanche le 28 aoűt 2005 venant de Beni, ces militaires congolais sont, avec leur 1.700 dépendants, en quarantaine pour éviter toute contamination. Ils ont maintenant accčs ŕ l’eau potable mais sont sans nourriture, a précisé la source, selon laquelle l’épidémie a déjŕ fait 20 morts.
Ces éléments des FARDC auraient consommé, sans traitement, de l’eau du lac « vert » en quittant le Nord-Kivu. Ils souffrent aussi d’autres maladies dont la malaria.
Regain d’insécurité ŕ Mangiva
Par ailleurs, la MONUC signale un regain d’insécurité ŕ Mangiva, ŕ 120 km au Nord de Bunia, aprčs une situation créée dans des centres d’inscription électorale par ces miliciens des FRPI.
Selon un habitant, les miliciens pillent, volent et violent. Les soldats des FARDC sont réclamés en Ituri ŕ Komanda, indique-t-on.
Le ministre de la Défense exige des explications ŕ Nkunda
Le ministre de la Défense, Démobilisation et des Anciens Combattants, Adolphe Onusumba, exige des explications au général dissident Laurent Nkunda sur le bien-fondé de sa lutte, au cours d’une interview ŕ la presse onusienne peu avant de quitter mardi Goma, au Nord-Kivu. « Je suis disposé ŕ parler avec lui pour lui demander de s’expliquer sur le bien-fondé de sa lutte, si elle est noble ou si c’est pour protéger les intéręts de Nkunda », a déclaré ŕ Radio Okapi (MONUC), Adolphe Onusumba.
En réponse ŕ une question sur la possibilité pour Nkundabatware de réintégrer les FARDC, le ministre de la Défense a laissé entendre que cela ne dépendait pas uniquement du gouvernement, qui travaille en partenariat avec la communauté internationale. La Cour pénale internationale pourrait rendre le général dissident responsable de violations des droits de l’homme et du droit humanitaire international. Le général Laurent Nkunda et le colonel Jules Mutebusi étaient ŕ la tęte d’une mutinerie de soldats qui avaient investi début juin 2004, la ville de Bukavu, rappelle-t-on.
(Jdn)
Last edited: 07/05/2006 01:43:33