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Bonjour | 08/01/2009 0:47 | English Make DC Home page | RSS feed

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Le Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel, N’dom Nda Ombel, a fixé l’opinion derničrement ŕ travers une chaîne de télévision, au sujet de la prochaine rentrée scolaire qui reste fixée au 5 septembre 2005, démentant ainsi la rumeur sur un quelconque report de cette rentrée, ŕ la suite d’une protestation des syndicats des enseignants qui bouderaient cette date ; protestation dont le ministre nie avoir été informé

Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel, son Excellence N’dom Nda Ombel a réaffirmé, lors d’une émission télévisée, le week-end dernier, que la rentrée scolaire pour l’année 2005-2006 reste fixée au lundi 05 septembre prochain sur toute l’étendue du territoire national.

En effet, cette précision du ministre de l’EPSP vient couper court aux rumeurs entretenues par les syndicats des enseignants du secteur public et conventionné. Ceux-ci auraient réagi contre la décision du gouvernement congolais de supprimer la prise en charge des enseignants par les parents et exigeraient le report de cette date. En plus, ils auraient conditionné la rentrée des classes par l’application, dčs ce mois d’aoűt, du barčme salarial convenu lors des accords de Mbudi selon lequel un enseignant débutant devrait toucher l’équivalent de 280 Usd.

Pour le ministre de l’EPSP, il n’a jamais été saisi ou informé officiellement d’une pétition ou autres revendications des enseignants du secteur concerné qu’il a traité « des mandataires publics » de par leur statut. C’est par voie de presse qu’il a appris, comme tout le monde, cette prise de position des enseignants. Or en matičre administratif, on ne saisit pas l’employeur ou l’autorité par voie de presse. Toutefois, pour parler des accords de Mbudi, cela ne pouvait en rien ętre liée ŕ la reprise du travail par les enseignants. Car, ces accords concernent tout le personnel de l’administration publique, et d’ailleurs l’interlocuteur valable sur cette question se trouve ętre le ministre de la Fonction Publique.

Néanmoins, pour ce qui est de l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants, ceci n’est encore qu’ŕ ses débuts avec la multiplication par deux de l’enveloppe de rémunération des enseignants qui passent de 13 ŕ 30 milliards de francs congolais. Le barčme de Mbudi quant ŕ lui reste l’objectif ŕ atteindre.

Le ministre N’dom Nda Ombel a tenu également ŕ rappeler ŕ l’opinion le bien-fondé de la décision de suppression de la contribution des parents, systčme qui a appauvri les parents et qui a baissé le niveau de l’enseignement dans notre pays. L’enseignant étant l’acteur principal du secteur se verra, par cette décision du gouvernement, replacé dans sa dignité d’antan qui semble aujourd’hui gravement entamée.

Au lieu d’avoir deux patrons, c’est-ŕ-dire l’Etat et les parents, il en aura désormais un seul ; l’Etat congolais. Ce qui aura comme conséquence l’objectivité dans la cotation des élčves par l’enseignant. L’autre grand avantage de cette courageuse décision est que les parents n’auront pas de prétextes pour ne pas envoyer leurs enfants ŕ l’école, le minerval étant fixé ŕ 100 Fc.

Donc, on pourra męme prédire, ŕ court ou ŕ moyen terme, la diminution du phénomčne « enfant de la rue ».

Concernant le risque de dépassement de capacités d’accueil des infrastructures scolaires existantes suite ŕ l’engouement que suscitera une telle décision, le ministre a rassuré que des projets de construction et de réhabilitation des écoles sont en cours avec l’aide des partenaires extérieurs.

Certains de ces projets ont déjŕ atteint un niveau d’exécution assez avancé dans les provinces du pays.

A l’endroit des chefs d’établissements qui exigeraient des frais autres que ceux prévus par la loi, c’est-ŕ-dire, le minerval, les frais d’assurance scolaire et des pičces scolaires, les frais d’organisation matérielle des EXETAT et du TENAFEP, le ministre de l’EPSP a promis des sanctions exemplaires au nom des intéręts des enfants qui pourront aller jusqu’ŕ des sanctions plus lourdes.

Etsou appelé ŕ lever l’équivoque

Les parents dont les enfants fréquentent les écoles primaires et secondaires catholiques de Kinshasa restent dans l’expectative. A une semaine de la rentrée des classes, ils ne savent s’ils doivent se considérer comme libérés ou non de la corvée de la prise en charge des enseignants. En effet, malgré l’annonce par le ministre de l’Enseignement Primaire et Secondaire, Constant N’dom Nda Ombel, de la liquidation définitive de ce systčme ŕ partir de l’année scolaire 2005-2006 et de la déclaration de la Conférence Episcopale du Congo approuvant sur toute la ligne la volonté du gouvernement de transition de prendre ses responsabilités, c’est toujours le flou artistique du côté des gestionnaires des écoles catholiques.

Il se remarque męme des sons discordants par rapport ŕ la décision gouvernementale, au motif que l’enveloppe salariale des enseignants des secteurs public et conventionné portée du simple au double ainsi que les frais de fonctionnement ŕ allouer aux écoles, seraient largement en deçŕ des besoins des hommes et structures bénéficiaires. Aussi certains préfets et directeurs d’écoles, avec ŕ leur tęte des abbés préfets, s’aligneraient davantage sur l’option de la reconduction de la prise en charge que de sa suppression. On laisse entendre, dans les coulisses, qu’ils seraient partisans de la paralysie des cours par une grčve dčs le premier jour de la rentrée scolaire.

Le sens d’un tel message serait de faire savoir aux gouvernants de la Transition que l’enseignement primaire et secondaire, en particulier, ne saurait fonctionner sans la participation financičre déterminante des parents d’élčves.

Pendant que les spéculations vont bon train, c’est curieusement le grand silence du côté de celui qui passe pour le numéro un de l’Archidiocčse de Kinshasa, nous avons cité le Cardinal Frédéric Etsou Bamongwabi. Si l’on s’en tient ŕ la teneur de la derničre prise de position des évęques catholiques de la RDC, il appartient ŕ chaque prélat responsable de son diocčse de traduire en actes l’option gouvernementale ŕ laquelle a souscrit totalement la Conférence des Evęques du Congo (Cenco).

Pour lever l’équivoque au niveau des écoles primaires et secondaires catholiques de Kinshasa, il faudrait absolument que le Cardinal Etsou adresse aux gestionnaires de ces entités de formation une circulaire précisant clairement ŕ leur intention, la suppression effective et définitive du régime de la prise en charge. Un mutisme continu de sa part va paraître comme une caution ŕ la confusion et partant ŕ la perpétuation de l’exploitation des parents d’élčves dans l’enseignement catholique.

Depuis 1992, toute la société congolaise n’a cessé de crier sa révolte contre une pratique qui laisse la facture de l’éducation nationale ŕ la charge des pauvres. Depuis 13 ans, il a été démontré par a+b que la déperdition scolaire et le mercenariat dans la formation des tout petits n’étaient pas de nature ŕ favoriser un enseignement de qualité. A présent que l’Etat congolais a accepté de récupérer sa « croix », il serait malheureux que le retour au statu quo antérieur soit l’śuvre des catholiques.



Last edited: 07/05/2006 01:43:23

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