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La Banque de crédit agricole ? (Bca) serait-elle jetée aux oubliettes ?

La Banque de crédit agricole ? (Bca) serait-elle jetée aux oubliettes ?

A cette question, la réponse est sans doute affirmative. Pourtant, peu avant son assassinat en janvier 2001, feu le président de la République, M'zee L.D. Kabila avait instruit le ministre des Finances et Budget ainsi que celui de l'Economie, Industrie et Commerce dans le précédent gouvernement de mettre à la disposition de cette institution des ressources financières adéquates et au gouverneur de la Banque centrale du Congo (Bcc) de procéder à l'ouverture des guichets de cette banque.

Pour la simple et bonne raison qu'il n'y a aucun droit de l'homme à garantir sans indépendance du ventre. C'est ce qui explique que conscient de l'urgence qu'il y avait à assurer la sécurité alimentaire à nos populations, feu M'zee LD. Kabila décida de la réhabilitation de cette banque dont le siège est devenu désert.

Par ailleurs, au nombre des préoccupations socio-économiques exprimées par les populations de Bandundu et du Bas-Congo où le chef de l'Etat, Joseph Kabila, vient d'effectuer une visite d'inspection, la relance des activités de la Bca est réclamée avec insistance. Depuis que cette banque a été paralysée, en effet, les paysans souffrent de manque de financement des campagnes de production et de commercialisation des produits agricoles. Au lieu de sacrifier des financements publics dans des circuits peu recommandables, le gouvernement ferait oeuvre utile en réhabilitant la Bca, banque de l'Etat spécialisée dans le financement du secteur agricole. La maintenir dans l'oubliette ne cadre pas avec les objectifs de la reconstruction nationale.

Ci-après l'intégralité d'une pertinente réflexion d'un de nos lecteurs au sujet de la réhabilitation de la Bca.

La nécessité de la relance des activités de la Banque de crédit agricole (Bca) n'est plus à démontrer. En effet, cette institution de campagnes de production et de commercialisation des produits agricoles, dispose incontestablement d'une expertise fiable et d'une expérience éprouvée sur le terrain.

Son Excellence le général-major Joseph Kabila vient de passer dans la province de Bandundu au cours duquel la population a spontanément réclamé, au nombre de ses préoccupations socio-économiques exprimées, la relance des activités de la Bca, en est une des preuves les plus éloquentes.

De même, l'intervention de la délégation de la province du Katanga du haut de la tribune de la conférence nationale sur les droits de l'homme où elle a stigmatisé le fait qu'il n'y a aucun droit de l'homme à garantir sans indépendance du ventre pour la réalisation de laquelle elle a lancé un appel pathétique en direction des autorités de notre pays pour la réhabilitation sans délai de la Banque de crédit agricole (Bca), a témoigné davantage de l'importance et du rôle stratégique de cette institution pour le secteur agricole dans notre pays.

L'on peut s'en rendre compte, l'aspiration longtemps déçue du peuple congolais au mieux-être interpelle plus que jamais l'élite congolaise quant à la réhabilitation et la rétribution de cette institution à mission noble.

Où donc se situe le problème de sa réhabilitation, alors que d'après les sources généralement bien informées, le feu président de la République, Mzee Laurent-Désiré Kabila, conscient de l'urgence qu'il y avait à assurer la sécurité alimentaire à nos population, avait peu avant son ignoble assassinat en janvier 2001, instruit leurs excellences messieurs les ministres des Finances et Budget ainsi que son collègue de l'Economie, Industrie Commerce de mettre à la disposition de cette institution des ressources financières adéquates, et le gouverneur de la banque centrale de procéder sans désemparer à l'ouverture des guichets de cette banque.

Quoi qu'il en soit, nous pensons que l'heure n'est pas à la digression en ce moment précis où, en dehors des défis socio-économiques incommensurables à relever, notre pays est en proie à une guerre lui imposée par ses voisins de l'Est.

Nous savons par ailleurs qu'autrefois dans notre paye, certains individus, associations et spéculateurs sans vergogne trouvaient dans les financements opérés directement par les ministères, une occasion d'enrichissement sans cause; ce qui semble malheureusement se renouveler aujourd'hui. L'on sait que certains individus et ou groupes ont reçu des financements gouvernementaux pour la lutte contre le déficit alimentaire en milieux urbains par l'approvisionnement ce ceux-ci en produits de première nécessité. Personne n'ignore que ces opérations se sont soldées par des échecs pendant que la Bca, banque de l'Etat spécialisée dans le financement du secteur agricole de notre pays est carrément placée dans l'oubliette.

Nous pensons ici notamment au Fonds agricole géré par le ministère de l'Agriculture; au Fonds d'Appui à l'économie accordé aux Acp via le ministère des Finances et à l'Opec via le ministère de l'économie; au Fonds accordé au Bnps pour l'approvisionnement des centres urbains en produits de première nécessité; à la distribution des poussins d'élevage par le ministère de l'Agriculture plutôt que l'Onde; de même, au regard de la récente décision annoncée par le ministre de l'Agriculture relative à la création d'un Fonds de campagne, d'un Fonds pour la messagerie agricole et d'un fonds pour le développement rural, on est en droit de s'interroger sur la viabilité de tels fonds pendant que traditionnellement plusieurs fonds ayant fonction au sein dudit ministère ont été soit détournés à d'autres fins soit mal gérés.

A qui donc profite celle situation quant son sait que les 80 % de notre population qui vivent de l'agriculture ne savent pas à quel saint se vouer pendant que le peu des ressources disponibles souffrent d'une mauvaise affectation.

Eh bien ! Messieurs les membres du gouvernement, ne traînez plus les pieds, mettez à la disposition de la Bca les ressource financières nécessaires afin qu'elle ouvre ses guichets dès maintenant aux opérateurs économiques oeuvrant dans le secteur agricole. De sorte que cette banque contribuera à apporter une solution au déficit alimentaire dont souffre la population congolaise dans son ensemble, afin que le peuple congolais puisse arriver à l'indépendance du ventre dans laquelle il est strictement interdit de parler de la reconstruction du pays. Spécialité oblige !



Last edited: 07/05/2006 00:04:39

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