Les trois parties affirment qu’elles mettront en place des mécanismes de pression au cas oů ce mouvement rebelle opposé au pouvoir en place ŕ Kigali ne se retire pas de la Rdc dans le délai
Dans un communiqué final rendu public ŕ l’issue de la tripartite Rdc(République démocratique du Congo)-Rwanda-Ouganda, qui s’est tenue ŕ Kigali du 24 au 25 aoűt, les trois parties ont accordé un délai allant jusque fin septembre aux Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (Fdlr) pour mettre en application la déclaration de Rome, déclaration ŕ travers laquelle ce mouvement politico-militaire hostile au pouvoir établi ŕ Kigali a accepté de retourner volontairement au Rwanda. Les parties en présence ont affirmé qu’elles mettront en place des mécanismes de pression au cas oů les Fdlr ne se retireraient pas de la Rdc dans le délai leur accordé, a rapporté radio Okapi dans son journal radiodiffusé de 13 heures le jeudi 25 aoűt.
Selon la męme source, la rencontre de Kigali a permis aux participants d’examiner l’état actuel de la sécurité dans la région des Grands Lacs, entre autres, la question récurrente des combattants Hutus rwandais qui opčrent ŕ l’Est de la Rdc ainsi que la présence des rebelles ougandais dans la région de Beni-Butembo.
La délégation congolaise était conduite par le ministre de la Coopération régionale, Mbusa Nyamwisi, tandis que la partie rwandaise était représentée par Mme Soline Nyirahabina, ministre ŕ la présidence. Pour sa part, l’Ouganda avait dépęché sur le lieu son ministre en charge de la Coopération régionale. Les Etats Unis, sous l’égide duquel la rencontre était organisée, avaient délégué le sous- secrétaire d’Etat chargé des Affaires africaines, Donald Yamamoto. On a également noté la participation, en qualité d’observateurs, de la Monuc, représentée par William Lacy Swing, de l’Union européenne et du Burundi.