Qui donc sauvera la Gecamines de sa mort programmée ? Tous les regards sont tournés vers le Chef de l’Etat qui est le garant des intéręts économiques de la Rdc
La Générale des carričres et des mines, Gecamines, autrefois fleuron de l’industrie miničre congolaise, est mise sous liquidation par l’Etat propriétaire avec la signature des deux contrats de partenariat. Ce, au moment oů l’entreprise bénéficie d’un plan de restructuration et de relance des activités de production appuyé par la Banque mondiale. Le Syndicat des travailleurs de la Gecamines vient d’adresser un mémorandum au Président de la République, Joseph Kabila, dans lequel ils dénoncent la liquidation voilée de leur entreprise sans aucun respect des dispositions légales et conventionnelles.
Tenez ! La signature des contrats de partenariat en joint-venture créant les entreprises Kamoto Cooper (Kcc) et Drc Cooper Projet (Dcp) a fait monter la tension parmi les travailleurs occasionnant ainsi un mécontentement général des intéressés et de la population de la ville cuprifčre du Katanga. Ces travailleurs s’en remettent donc ŕ la sagesse du Président de la République pour obtenir l’annulation pure et simple desdits contrats qu’ils qualifient déjŕ de léonins. Depuis plus de cinq ans, la Gecamines fait l’objet d’un démembrement de toutes ses unités de production ŕ des tiers.
Cette cession aux privés des gisements et usines de Kolwezi, détenant actuellement plus de 80% des réserves miničres de cuivre et de cobalt de la RD Congo, démontre ŕ suffisance la détermination des pouvoirs publics ŕ liquider, petit ŕ petit, la seule grande entreprise miničre du pays. Les syndicalistes ont indiqué que certaines autorités ont męme pris des participations dans ces nouvelles entreprises créées. Face ŕ cette situation, les cas des sociétés Kamoto Cooper et Drc Cooper Projet vient encore révolter la conscience katangaise.
Celle-ci crie au dépouillement de toutes les unités de production de la Gecamines. La seule unité de la non encore concernée par le partenariat reste, sans nul doute, les 10% des réserves miničres concentrées ŕ Likasi. Aprčs la cession d’une partie de la mine de Kolwezi par la société Kinross, en partenariat avec Forrest, dont le gouvernement avait entériné la création au cours d’un de ses conseils des ministres, plus de 8.000 travailleurs ont été contraints ŕ la retraite anticipée, entraînant ainsi des remous sociaux difficiles ŕ gérer.
La Banque mondiale qui s’était engagée ŕ payer le décompte final, ne s’est acquittée que partiellement vis-ŕ-vis des travailleurs concernés par la mesure du gouvernement. Au regard de cette situation, les syndicalistes viennent de rejeter l’option levée par le Copirep (Comité de pilotage de la réforme des entreprises publiques) et l’Université de Lubumbashi lors de l’atelier tenu en juin dernier ŕ Kinshasa sur la restructuration de la Gecamines.
Le Copirep et l’Université de Lubumbashi avaient proposé le désengagement du secteur social, lequel devrait ętre cédé ŕ l’Etat pour une meilleure organisation du secteur industriel. L’objectif des sociétés miničres privées est de faire main baisse sur les richesses miničres du Katanga dont le cours de certains métaux, tels que le cuivre et le cobalt sur les marchés mondiaux, sont en hausse. Qui donc sauvera la Gecamines de sa mort programmée ? Tous les regards sont tournés vers le chef de l’Etat qui est le garant des intéręts économiques de la RD Congo.
Last edited: 07/05/2006 01:42:53