Le ministre du Portefeuille leur a rappelé les prescrits clairs du gouvernement qui leur a soumis un document coupe-gorge ŕ signer
Les mandataires de l’Etat dans les entreprises publiques étaient tous lŕ pour répondre ŕ l’invitation du ministčre du Portefeuille et signer l’Acte d’engagement avec l’Etatpropriétaire. Le ministre du Porte-feuille leur a rappelé les prescrits clairs du gouvernement qui leur a soumis un document coupe-gorge ŕ signer. Dans le texte qu’ils ont signé, il est stipulé que ceux qui vont tremper dans la magouille seront envoyés en prison.
Une ambiance particuličre a régné hier lundi 21 aoűt au ministčre du Porte-feuille. Car, on a assisté ŕ un défilé “monstre” des mandataires des entreprises de l’Etat qui venaient, de « bonne foi », signer, sans contrainte, l’Acte d’Engagement avec l’Etat par l’entremise du ministčre du Portefeuille.
Et sur place, c’est Célestin Vunabandi, ministre de tutelle qui recevait ses hôtes ŕ qui il rappelait les prescrits du document. Les Pca, Adg, Adt et autres Adf, sans oublier les administrateurs ont été rappelés, une fois de plus, ŕ l’ordre, ceci aprčs les menaces de Jean-Pierre Bemba.
Dans la journée d’hier lundi, les chefs d’entreprises, non de moindre, sont venus apposer non seulement leurs signatures au bas du document dont nous reprenons quelques extraits dans les lignes qui suivent, mais aussi et surtout recevoir les derničres instructions du gouvernement par l’entremise du ministčre de tutelle.
Les mandataires de l’Okimo, Ceec, Regideso, Cohydro, Ogedep, Rfv, Ofida, Occ, Fpi, Onatra et de la Rva ont donc apposé leurs signatures au bas du document appelé “Acte d’Engagement avec le gouvernement”, oů il est stipulé ce qui suit : « Je m’engage ŕ m’y conformer scrupuleusement et ŕ appliquer sans faille les instructions et directives du Gouvernement... Tenir une comptabilité réguličre et produire dans le délai légal les états financiers de l’entreprise ; ... En outre, je souscris ŕ lutter contre la corruption sous toutes ses formes, le détournement des deniers publics, ŕ dénoncer ces actes ou/et ŕ les sanctionner. J’accepte, en cas de non respect de l’engagement susvisé, d’ętre sanctionné conformément aux dispositions légales, réglementaires ou autres, indépendamment des peines prévues pane Code pénal congolais”.
En un mot comme en mille, il s’agit des sanctions administratives et judiciaires. Le ministre du Portefeuille le leur a rappelé peu avant la signature du document dont l’original est réservé au gouvernement.
Connaissances approximatives de l’entreprise
Il sied de rappeler que nommés par décret présidentiel du 3 aoűt dernier, le commun des mortels congolais a suivi les péripéties qui ont émaillé les nominations des mandataires de l’Etat dans les entreprises publiques.
Aujourd’hui, nous pouvons convaincre que ces choix, fruit des propositions de diverses composantes et entités ont été portés sur ces nouveaux dirigeants d’entreprises, parce qu’ils ont été considérés comme les mieux qualifiés pour occuper ces postes de responsabilité.
Aujourd’hui, ils se retrouvent certes aux commandes des entreprises publiques mais ŕ des degrés divers de responsabilité. Mais, il faut cependant noter que beaucoup d’entre eux n’ont de ces entreprises qu’une connaissance approximative.
Mais aujourd’hui, l’heure de vérité a sonné, pour cet attelage singulier. Tous ces mandataires sont appelés ŕ relever plusieurs défis, tout aussi urgents les uns que les autres dans les entreprises dont la plupart sont malades. Pour améliorer les capacités des mandataires et atteindre les objectifs que s’est assignés le gouvernement, ces mandataires viennent de prendre part ŕ un séminaire de formation au cours duquel ils ont reçu des enseignements liés ŕ la bonne gestion de leurs entités. Ces enseignements ont porté notamment sur des instruments juridiques d’organisation et de réglementation de divers aspects de la vie de l’entreprise publique congolaise, tant dans son fonctionnement interne que dans ses relations avec le monde extérieur, et ce compris l’Etat-propriétaire...
Mais la question qui vient ŕ l’esprit est celle de savoir si la signature de l’Acte d’engagement avec l’Etat-propriétaire, par l’entremise du ministčre du Portefeuille vient mettre du baume au cśur des plus sceptiques qui avaient vu ŕ travers ces nominations, une façon pour les composantes et entités de se “partager” le gâteau ?
La question reste posée mais ŕ tout prendre, ce sont les actes qui comptent. Et non des formalités administratives comme celles qui viennent de se dérouler au ministčre du Portefeuille.
En attendant, le document signé est lŕ et nous vous le proposons dans son intégralité.
(Jdn)