Il se passe des choses impensables en plein marché central de Kinshasa oů les voleurs et autres gangsters ont institué une insécurité et un désordre indescriptible au détriment des acheteurs et des vendeurs. Les enfants de la rue (Shégués) et autres « Bana Kwala » sont ceux qui y font la loi et martyrisent la population sous le nez et la barbe de la police
Les Shegués et les « Bana Kwala » ont trouvé une autre source pour se faire de l’argent. Il suffit de cogner l’un d’eux ou un vendeur ŕ la criée pour exiger réparation immédiate. Les visages timides et les villageois sont les cibles les plus visés.
Ils sont regroupés en quatre ou cinq. Un éclaireur et les autres pour l’appui en cas de trouble. Les « Shegués », ont, depuis trouvé comment se faire de l’argent en usant de ruse. Ils sont aux arręts des bus, devant les magasins ou dépôts et dans toutes les ruelles des quartiers qui engorgent le marché central.
Debout ŕ l’écoute des conversations ou ŕ l’observation trčs professionnelle des villageois et de leur lingala approximatif. Ils attendent l’occasion pour attraper leurs proies.
Les uns, trčs poliment, demandent ŕ rendre service. Accord ou pas, le demandeur vous suit dans tous les magasins, durant toutes vos courses, sans vous déranger, mais en parachevant vos phrases auprčs des vendeurs. C’est le premier pičge. Une petite force, une dose du courage suffisent pour vous créer des ennuis. Et la fin de tout, le malin se dévoile la face : 1000 Fc, 2000 Fc ou męme plus, selon que vous ętes faible d’esprit ou pas. Le refus vous coűte le vol de vos produits, coups et blessures...
Les autres vous collent jusqu’ŕ laisser tomber volontairement une bouteille fragile ou déverser un produit, un faux, c’est donc le 2čme pičge. Une casse qui engendre une discussion sans fin, un trouble. Le malin s’affole pour exiger réparation.
Toujours ŕ 1.000 Fc ou plus, męme si le bouchon cassé ne coűte pas une bille. Les pauvres villageois qui effectuent le commerce de Kinshasa en provinces sont leurs cibles les plus visées étant des vrais « Bleus ».
Quelques « Shegués » sont arrętés par les militaires qui opčrent au marché central. Malheureusement, aussitôt fouillés et dépouillés, ils sont libérés. Les agents de l’ordre vivent donc au rythme du voleur volé.
Les commerçants réclament l’éradication de ce vol organisé auprčs du nouvel administrateur du marché central de Kinshasa.
Last edited: 07/05/2006 01:42:37