La prochaine rentrée des classes sera marquée notamment par la suppression des frais dits « motivation des enseignants » que les parents des élčves ont payés durant de longues années. Par contre, cette mesure de suppression pousse les enseignants peu sűrs de la promesse du Gouvernement, ŕ poser des conditions avant la rentrée des classes. Ils demandent donc que l’Etat applique le troisičme pallier des accords de Mbudi ŕ la paie du mois d’aoűt, autrement…
La rentrée scolaire ŕ l’Epsp, c’est pour quelques jours. Et cette fois, le gouvernement a pris la bonne option de supprimer les frais de prise en charge des enseignants par les parents d’élčves. Mesure, du reste, salutaire pour tout le monde. Cependant, le rendez-vous du 5 septembre prochain risque bien d’ętre manqué. Les enseignants, ceux-lŕ męme qui sont chargés de recueillir les élčves dans les salles de classes conditionnent la reprise du travail par l’application du 3čme palier des accords de Mbudi dčs la paie d’aoűt.
Les enseignants de Kinshasa, tous secteurs confondus, se sont retrouvés en assemblée générale, le samedi 20 aoűt dernier en la salle paroissiale Saint Alphonse de Matete, ŕ l’appel du Syndicat des enseignants du Congo (Syeco). Au centre de cette rencontre, les hommes de la craie blanche tenaient ŕ faire l’évaluation des résultats des revendications formulées auprčs du Gouvernement de transition en faveur des travailleurs du secteur de l’éducation. Et ce, ŕ quelques jours de la rentrée scolaire 2005-2006. Cinq points étaient inscrits ŕ l’Ordre du jour de cette assemblée générale. Il s’agissait de la suppression de la prise en charge des enseignants, de la transposition effective des grades des enseignants et personnel de l’éducation, de l’audition des rapports des assemblées des provinces, de la lecture du rapport de l’atelier préparatoire de la rentrée scolaire et de la rentrée scolaire 2005-2006 au regard du rapport dressé ŕ l’intention des enseignants par le secrétaire général de Syeco, Jean-Pierre Kimbuya.
Au terme de leurs cogitations, les enseignants ont salué la mesure gouvernementale portant suppression de la prise en charge des enseignants par les parents d’élčves. Mesure qu’ils souhaitent voir s’étendre ŕ l’Enseignement supérieur et universitaire.
Cependant, pour garantir une rentrée scolaire 2005-2006 dans les conditions optimales, les enseignants attendent du gouvernement la satisfaction sans faille d’un certain nombre de préalables au plus tard le 31 aoűt 2005. Au défaut de quoi, il sera illusoire de parler de rentrée scolaire 2005-2006. Il s’agit du paiement des salaires du mois de juillet 2005 et l’application sans faille du 3čme palier des accords de Mbudi allouant 208 Usd ŕ l’huissier et 2080 Usd au secrétaire général ŕ la paie du mois d’aoűt 2005. Les enseignants attendent également la transposition effective des grades des enseignants et personnel de l’éducation de l’Epsp non encore concrétisée ŕ ce jour. Ils font enfin du paiement régulier des salaires mensuels un impératif sans lequel il est impossible de réussir la prochaine année scolaire.
Au chapitre des frais de fonctionnement alloués aux chefs d’établissements scolaires, Les enseignants en assemblée ŕ Matete ont accueilli avec joie cette décision. Néanmoins, ils font observer que dans l’allocation de ces frais, il y a lieu de prendre en compte la taille des écoles et leurs besoins réels condition sine qua non pour garantir une éducation publique de qualité ŕ tous les jeunes congolais.
Il convient de rappeler, par ailleurs, que les enseignants des écoles catholiques iront en assemblée générale le 24 aoűt prochain ŕ l’appel du Syndicat national des enseignants catholiques (Synecat). La saga permet d’ętre fertile en rebondissement en attendant la date du lundi 5 septembre 2005.
Last edited: 07/05/2006 01:42:36