La production pétroličre angolaise prend de plus en plus de l'ampleur avec les derničres découvertes. Le français Total, premier producteur d’Afrique, est également présent en Angola
Le rapport mentionne qu’un pays dépendant de ses ressources ŕ 46 fois plus de risques d’ętre le théâtre d’une guerre civile qu’un pays au profil similaire qui ne dépend pas de ses ressources. Cause ou conséquence, ces męme pays financent beaucoup plus leur armée que les autres et, nécessairement, moins leurs programmes sociaux. « Plus grande est la dépendance envers les ressources naturelles, plus lente est la croissance économique, résume Mark Freid d’Oxfam Canada.
Et quand on compare ces ŕ d’autres pays ayant les męme niveaux de revenus mais qui ne dépendent pas des ressources miničres, ils obtiennent des résultats bien pires en santé, en éducation, dans la lutte contre la pauvreté, en matičre de développement économique et quant aux risques de guerres civiles. Statistiquement, ils font pire. Alors il doit bien y avoir quelque chose ŕ propos de l’industrie des ressources ».
On demande ainsi ŕ la Banque mondiale et autres institutions financičres internationales de revoir leur évaluation des projets d’exploitation miničre, jusqu’ŕ présent trčs prisés parce que prometteurs de bons retours sur l’investissement.
Mais le G8, dont le dernier sommet s’est tenu en juillet en Ecosse, devrait aussi se prononcer sur ce contraste. « Peut-on parler de l’Afrique sans parler des guerres qui y font rage ? C’est pourtant ce que le Nepad fait ! », déplore M. Freid. C’est aussi l’étique męme des entreprises occidentales implantées en Afrique qui est mise en doute dans le rapport présenté par Oxfam america.
ANGOLA: ENTRE PETROLE ET PAUVRETE
En plein boom pétrolier, l’Angola va bientôt rentrer dans la cour des grands. Car, avec son vaste potentiel offshore, l’Angola a déjŕ séduit les géants pétroliers et ceux-ci ne lésinent pas sur les dépenses dans ce pays encore trčs pauvre d’Afrique, promettant d’en faire l’un des plus gros producteurs d’or noir au monde d’ici trois ans.
La société de pétrole britannique BP et ses partenaires out découvert davantage de pétrole dans le bloc 31 dans les eaux profondes au large de l’Angola a rapporté le journal de l’Angola lundi. « La découverte est la 7e ŕ cet endroit et ŕ été nommée Juno », indique le reportage. « un lest de production a coulé ŕ flots ŕ un taux de 2 676 barils par jour ».
BP est l’opérateur du projet et possčde une part de 26.7%. La société pétroličre d’Etat d’Angola Sonangol en détient 20%, alors que ExxonMobil ŕ 25%, l’américain Marathon 10% et le français Total 5%. L’Angola est le deuxičme grand producteur de pétrole en Afrique subsaharienne aprčs le Nigeria, avec une production prévue de 2 millions de barils par jour d’ici la fin de 2007.
Deuxičme producteur d’Afrique sub-saharienne derričre le Nigeria, l’Angola devrait quasiment doubler sa production de pétrole d’ici trois ans, pour atteindre 2 millions de barils par jour (mbj) en 2008, selon le cabinet de consultants en énergie britannique Wood MacKenze. Ce pays devancerait alors la production actuelle de cinq pays de l’Organisation de pays exportateurs de pétrole Opep. l’Algérie, la Libye, l’Indonésie, le Qatar et l’Irak. Et il se retrouverait juste derričre les trois producteurs moyens du cartel dont l’office avoisine 2,5 mbj : le Koweďt, le Nigeria et les Emirats arabes unis.
Luanda exporte déjŕ en masse vers les Etats-Unis, la Chine et la France. « Quand on y repense, il y a vingt ans, il y a vingt ans, il n’y avait pratiquement pas de production », observe Cartrinoa Boggon, consultante au cabinet. Toute cette croissance de la production vient des découvertes en eaux profondes réalisées depuis la fin des années 1990 », explique-t-elle. Mais ce succčs ŕ un prix.
Les gisements les plus riches en pétrole se situent en eaux « ultra-profondes », ŕ plus de 1.500 mčtres de profondeur, ce qui rend leur exploitation ŕ la fois coűteuse, technique et risquée. Alors que les prix du pétrole caracolent ŕ des records historiques, ŕ plus de 65 dollars le baril, le secteur prévoit d’investir au moins 20 milliards de dollars sur les multiples champs récemment découverts au large des côtes angolaises, selon la Société nationale des hydrocarbures (Sonal) angolaise. Le britannique BP projette ainsi d’investir plus de 7 milliards Usd dans ce pays ravage par 27ans de guerre civile, et l’américain ExxonMobil compte dépenser environ 10 mds Usd, selon leur porte-parole joint par l’Afp. Chevron la promis une série de projets offshore de plus d’un milliard Usd au cours des prochaines années,
EXPANSION DES GISEMENTS
Le dernier est le premier producteur en Angola, avec prčs de la moitie de l’offre du pays, soit 4 50.000 barils par jour. Il possčde notamment la région riche en hydrocarbures de Cabinda, en eaux peu profondes. BP a annoncé la découverte d’un huitičme gisement dans les eaux trčs profondes du Bloc 31, exploité par un consortium qu’il dirige. D’aprčs l’un des partenaires BP, l’américain Marathon. ces champs devraient fournir leur premičre pétrole vers 2010. Selon Wood MacKenzie, chacun de ces champs possčde environ 150 millions de barils de pétrole.
Au total, les réserves pétroličres angolaises sont estimées ŕ 12 milliards de barils. BP commencera ŕ produire en 2007 avec l’entrée en exploitation du Bloc 18, d’une capacité de 500.000 barils par jour. Quant ŕ ExxonMobil. Il a lancé en début d’année la production sur le vaste champ de Kizomba, sur le Bloc 15. « Nous sommes trčs optimistes au sujet de l’Angola et y avons de vastes opérations depuis 2003. Il y a beaucoup de pétrole lŕ-bas, c’est un pays aux ressources trčs prolifiques », a indiqué ŕ l’Afp un porte-parole l’ExxonMobil.
Le français Total, premier producteur d’Afrique, est également trčs présent en Angola oů il pompait 170.000 barils par jour en 2004, grâce au champ géant de Girassol sur le Bloc 17, dont le lancement trois ans plus tôt avait coűté 2,8 milliards Usd. Le champ de Dalia, d’un coűt de plus de 3 milliards Usd, devrait produire plus de 200.000 barils par jour ŕ partir de la mi-2006. Avec le retour de la paix en Angola, les compagnies pétroličres envisagent aussi de reprendre la production on Shore et d’exploiter les vastes recoures gazičres. Mais c’est l’Afrique toute entičre qui séduit aujourd’hui les géants pétroliers, car elle devrait produire 6 mbj d’ici 2020, soit 6% de l’offre mondiale.
Last edited: 07/05/2006 01:41:47