L’opinion nationale est effarée de voir des dignitaires de l’ex-maréchal ainsi que des pionniers de l’Indépendance figurer dans la liste de la mise en place des mandataires publics rendue publique la semaine derničre. Des noms qui renvoient, pour la plupart des cas ŕ des souvenirs de gestion peu reluisante et męme abracadabrantesque ! Déceptions et énervements ;, s’ensuivent dans l’opinion !
Cette mise en place, faut-il le rappeler bričvement, avait beaucoup été attendue, laissant couler beaucoup d’encre et de salive, tant que des passions étaient vives autour du partage du gâteau. Joseph Kabila avait bien accompli sa promesse de mettre en place le Portefeuille de l’Etat. Mais, les réalités constitutionnelles ne lui ont pas permis d’agir seul. Il a fallu attendre les composantes et entités pour lui remettre les listes.
Entre-temps, beaucoup de choses avaient été dites. On lui aurait reproché méchamment d’avoir tiré les choses en longueur pour faire profiter au PPRD de sucer les entreprises juteuses en vue de sillonner le pays et distribuer dons et présents en nature pour une pré-campagne non autorisée par la loi.
En fait,le suspens a donc été levé bien opportunément; car, les menaces de blocage du processus de la Transition devenaient de plus en plus préoccupantes pour l’opinion publique presque désabusée par le cours des événements socio-poiltiques de l’heure.
Et, dans cette mise en place, des observateurs avisés avaient, par ailleurs constaté de malins esprits qui avaient fini par faire du retard enregistré dans la résolution de cette question du partage des postes des entreprises du Porte-feuille entre composantes et entités, un prétexte tout indiqué en vue de se livrer ŕ la surenchčre. Tel est le cas, dit-on, des milieux bien informés du président du MLC, Jean-Pierre Bemba qui se serait retiré seul ŕ Gbadolite avec la liste des prétendants sans associer ses autres collaborateurs; Si bien que tous les dossiers d’éléments valables, expérience ŕ l’appui, susceptibles d’évoluer dans les entreprises dont la plupart y ont fait carričre, c’est-ŕ-dire, les enfants de la maison ont été purement et simplement écartés puisque n’ayant aucune affinité avec ce dernier en dépit de l’acquisition de la carte de son parti.
Dommage ! Le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, a réalisé sa promesse, loin de tout blocage comme le lui ont reproché ses deux vice-Présidents, Azarias Ruberwa et Jean-Pierre Bemba, qui avaient męme menace de quitter les Institutions si leurs prétentions- męme démesurées- n’étaient pas satisfaites telles que souhaitées.
Le seul argument, pour eux, avancé pour justifier ce droit qui n’en était pas un, tout compte fait, était que c’était une résolution arrętée par l’Accord global et inclusif de Sun City pourtant conçu, pour la plupart, par des opportunistes qui n’avaient jamais reçu un quelconque mandat du peuple congolais pour parler et négocier en son nom.
C’est devant une sorte de fait accompli auquel le peuple congolais a été assujetti assistant impuissant ŕ toutes les Caprices des ex-belligérants, de leurs acolytes et de leurs complices.
A propos de la mise en place de nouveaux mandataires des entreprises publiques, des responsables de plusieurs états-majors des partis politiques, associations et de la Société civile se sont frottés les mains de voir leurs poulains et męme leurs chefs, nourris aux mamelles de l’Etat congolais en fonctionnant dans le Trésor public comme on en avait l’habitude!
On pourrait ainsi subvenir aux besoins de la famille et préparer ainsi calmement les prochaines élections. Ce fut l’objectif principal et prioritaire. Une seule explication s’impose: ce n’est pas l’avenir du pays qui prédomine et le bien-ętre de son peuple qui reste la préoccupation d’un grand nombre de nos mandataires publics, mais plutôt le goűt obsessionnel d’assurer et de conserver des intéręts personnels au détriment de la multitude. Quoi de plus?
Ces signataires de l’ex-Maréchal et pionniers de l’indépendance qui reviennent en force dans les entreprises publiques
Le retour en masse de nombreux caciques et dignitaires de l’ex-Maréchal ainsi que les pionniers de l’indépendance dans les sillages des entreprises du Portefeuille, reste place dans le cadre d’un nouveau pillage pour venger les hommes de Laurent-Désiré Kabila qui n’ont fourni aucun exemple, eux aussi, et se sont plus enfoncés par des vols, constructions anarchiques et saisies des biens d’autrui, notamment, les meubles et immeubles.
Il suffit de sillonner Kinshasa pour s’en convaincre. Ainsi donc, le retour de ces caciques et pionniers de l’indépendance dans les entreprises de l’Etat, inquičte plus d’un Congolais. Leur retour n’entre nullement dans le cadre de redresser nos offices déjŕ malades, mais plutôt pour les saigner davantage et d’en tirer grand profit. Preuve: depuis le week-end dernier, des fętes de joie se sont organisées dans les villas et jardins de nombreux dignitaires réhabilités ŕ Ngaliema et ŕ la Gombe.
A cause de la succulence du gâteau, beaucoup de parlementaires aussi ont déserte le palais du peuple
Bien entendu, ŕ cause de la succulence du gâteau ŕ partager, beaucoup de parlementaires ont vidé le Palais du Peuple, abandonnant ainsi męme les 1.500 $ US perçus mensuellement. Ils sont partout dans des entreprises juteuses, SONAS, FPI, RVA, OFIDA, COHYDRO, etc.
Et, prétendre ŕ haute voix qu’ils sont au service du peuple n’est qu’énervement et déception... Pourtant, il y a deux ans, ils se sont bousculés aux portillons de l’hémicycle du Palais du Peuple pour défendre le fameux peuple (sic!).
D’autres, par contre, selon des informations en notre possession, auraient acheté, a coűt des billets de dollars américains, des sičges qu’ils occupaient. C’est dire que le voltigement de nos représentants dans toutes ces entreprises n’est qu’un trompe-l’oeil malheureux. Et la question que tout le peuple se pose, d’aprčs nos sondages, est celle de connaître la position exacte de ces individus n’ayant été choisis ni par le męme peuple ni par une quelconque base crédible susceptible de parler en son nom.
Ainsi donc, le gâteau ayant été dépecé et partagé entre chacune des composantes, l’heure est d’aller maintenant aux élections pour mettre un terme ŕ la récréation Interminable des composantes. Il n’y a plus d’alternatives, ni d’atermoiements qui tiennent debout. Avec les neuf mois qui restent, il faut en finir avec toutes ces aventures d’illégitimité.
Et ceux qui se réclament ŕ longueur de journée représentants du peuple, ŕ l’heure qu’il est, savent pertinemment bien qu’ils ne seront męme pas élus; car, les enjeux devant les urnes seront décevants. Ils ont intéręt ŕ ętre humbles et éviter de se tremper davantage dans les caisses de l’Etat. Ils doivent s’abstenir des engagements des membres de beurs familles et des permutations fantaisistes du personnel.
DES OBSERVATIONS GENEFIALES DAN$ NOS ENTREPRISES
Dans nos entreprises, il y a eu de nombreuses lacunes et failles. En effet, en lieu et place de privilégier les fils de la maison, ces politiciens de pacotille y ont parachute des hommes sans expérience dans les entreprises, des novices, des hommes peu crédibles et au moral douteux. Il n’y a pas eu, a vrai dire, a en croire les sondages d’Elima, des hommes qu’il faut ŕ la place qu’il faut. Et rien n’empę0che de voir certaines entreprises tomber en faillite.
Nous avons préféré prendre les cas qui nous concernent; c’est-ŕ-dire, les cas qui concernent les médias. Au RENATELSAT oů réside toute la technologie de nos télévisions, en lieu et place des ingénieurs, on a injecté des économistes, des hommes des affaires sociales et que savons-nous encore...
A la RTNC hormis l’ADG Kipolongo Mukambilua dont la chaîne nationale a été occupée de ses messages personnels de félicitations par ses correspondants régionaux ces derniers jours, l’on y décčle, des hommes non habitués au micro, des hommes n’ayant aucune notion de la radio et de la télévision d’Etat.
A l’Agence congolaise de presse (ACP) jugée entreprise de presse sans moyens logistiques, en dépit de multiples promesses du gouvernement et du travail de titan abattu par ses vieux professionnels, elle aura connu cinq administrateurs sans compter le président du conseil d’administration et les deux administrateurs délégués général et adjoint, tous nouveaux venus de la maison. Aucun ancien de la boîte. Tâche dure ŕ se familiariser.
Et ce n’est un secret de polichinelle, les entreprises partagées entre frčres, connaissances et amis vont, dans les neuf mois ŕ venir, servir de vache ŕ lait aux ex-composantes et entités, placées sur la ligne de départ pour la campagne des élections générales.
Les syndicalistes des maisons devraient y veiller et ne pas laisser tomber leurs entreprises dans la faillite.
A bon entendeur, salut!
Last edited: 07/05/2006 01:41:09