K- Mu qui n’est qu’a son pičce “ 20 ans et alors” fait montre déjŕ de beaucoup de talent exprimé sur scčne par Bwabulamutima et Toto Kisaku
Aprčs sa sortie officielle ŕ la Halle de la Gombe, le Centre culturel français de Kinshasa (Ccf/K), le groupe théâtral K-Mu (Kinois en mutation) a donné sa deuxičme représentation vendredi 5 aoűt dernier ŕ l’Espace Mutombo Buitshi avec la pičce « 20 ans et alors », texte de Don Duyns, dans une mise en scčne de Alex Herabo.
« 20 ans et alors » est en fait, une réponse insouciante de la jeunesse congolaise en général et kinoise en particulier vis-ŕ-vis de l’état de l’enfance éternelle auquel elle est vautrée.
Un décor bien assorti, compose d’un mur en délabrement avancé, des latrines faites de vieux sacs, des habits étalés ça et lŕ dans une parcelle quasi vide, tel est le parfait reflet de l’état de la décadence de la jeunesse congolaise en manque de repčre et de référence.
C’est dans ce décor de désolation que deux jeunes désoeuvrés passent leur journée en discutant sur les futilités, sans penser un seul instant au travail qui pourtant anoblit l’homme. Comme disait le comédien Toto Kisaku dans une réplique, les jeunes de ma génération sont des bourgeois. Une génération sans colonne vertébrale, et sans idéal.
L’autre aspect inquiétant évoqué dans cette pičce « 20 ans et alors », c’est celui qui caractérise beaucoup de jeunes Kinois qui s’abrutissent pendant des heures et des heures scotches devant le téléviseur. Quand ils ne sont pas devant le petit écran, ils discutent dans de coins de la rue ou encore se saoulent la gueule dans de buvettes qui foisonnent dans la ville.
K-Mu qui n’est qu’ŕ son premier spectacle avec la pičce « 20 ans et alors » fait montre déjŕ de beaucoup de talent exprimé sur scčne par le duo composé de Fabrice Bwabulamutima et Toto Kisaku.
Un texte certes intéressant, mais gagnerait encore d’attrait sites acteurs synchronisaient certaines actions avec les extraits musicaux qui étaient un peu en décalage. A cela il faut ajouter la rigueur et un peu de comédies pour réveiller de temps en temps le public.