La nomination des mandataires dans les entreprises publiques serait un fiasco parce que celle-ci se serait faite dans la précipitation ; parce qu’également ni le statut de bon nombre de mandataires n’inspire confiance ; parce qu’enfin on dénonce la précipitation avec laquelle des parlementaires se sont rués vers des postes juteux de certaines entreprises. D’oů le journal en appelle au Ciat et ŕ l’Union européenne afin de concrétiser leur projet de la mise sur pied d’une commission chargée des contrôler la gestion des entreprises publiques, afin d’empęcher ‘ la nouvelle race de dinosaures » prédateurs
Les cartes se sont brouillées dans les derničres nominations des mandataires des entreprises du Portefeuille de l’Etat. Les différentes combinaisons ont dű consommer, au total, un mois et cinq jours, depuis que le chef de l’Etat a annoncé le 28 juin dernier la mise en place dans les entreprises publiques dans dix jours pour déboucher sur ce que certains qualifient de fiasco. Fiasco, parce que ni le statut de nombre de mandataires promus, ni la méthodologie utilisée n’inspirent confiance. L’on dénonce, dans la foulée, la précipitation des hommes politiques « qui devraient valablement siéger au Parlement » vers des postes juteux qu’offrent les entreprises.
Le mobile est connu d’avance, fait-on remarquer dans les milieux d’activistes des droits de l’homme. Il s’agit ni plus ni moins de « se remplir les poches ». Face au danger, ils en appellent au Ciat et ŕ l’Union européenne afin de concrétiser leur projet de la mise sur pied d’une commission chargée de contrôler la gestion des entreprises publiques, avec pour finalité d’empęcher « la nouvelle race de dinosaures » de vider les caisses de ces régies. C’est, ŕ en croire nos sources, le seul moyen de sauver les entreprises congolaises de la prédation qui s’annonce. Cependant, des interrogations restent en suspens quant ŕ la maničre de la Communauté internationale de s’y prendre. Dčs lors que l’immunité parlementaire dont jouissent certains mandataires pourrait se révéler un obstacle. A ce sujet, l’opinion attendrait, particuličrement, des initiateurs de la mise en place dans es entreprises publiques des précisions sur de probables démissions des postes de député et sénateur de certains mandataires promus. Autrement, l’accumulation de ces double fonctions serait simplement une volonté de s’afficher ŕ la fois juge et partie.
Garanties
Côté gouvernement, on affiche plutôt l’optimisme. Certains de ses membres affirment haut et fort la volonté de l’Exécutif national de baliser la voie pour l’avčnement d’un Etat responsable. Le gouvernement ne ménagerait, ŕ cet effet, aucun effort, le rapport général de l’évaluation de ses deux années d’activités faisant foi, affirme-t-on. On y lit, dans le secteur du Portefeuille, qui nous concerne, les efforts consentis par le ministčre pour « permettre une meilleure lisibilité de la performance des entreprises publiques par la réunification de leurs centres de décision. Ces efforts, souligne le document, ont aussi porte, pendant cette période, sur l’assainissement de la gestion du portefeuille de l’Etat avec notamment la sanction des mandataires indélicats, l’extension des audits a toutes les entreprises et sur toute l’étendue de la République, la réforme du cadre institutionnel de gestion desdites entreprises, l’audit stratégique du Conseil supérieur du Portefeuille en vue de sa réforme et la restructuration de ces entreprises sous la houlette du Copirep ( Comité de pilotage de la réforme des entreprises publiques), avec le concours des partenaires extérieurs. Comme on peut, donc, s’en rendre compte, les nouveaux mandataires atterrissent sur une voie sarclée oů tous les mécanismes de bonne gestion sont mis en place
(Sic).. Mais seulement, les partis politiques non partants de la gestion actuelle de la Transition donnent un temps de réjouissance absolument court ŕ ces désormais « polito-technocrates ». Car l’heure vient, et elle est sans doute déjŕ venue, oů les vrais animateurs animeront avec foi et dextérité, annoncent-ils. « Il ne faudra pas que le clientélisme préside ŕ la désignation des mandataires publics », note une source autorisée, partisane de la seconde voie. L’ordre va revenir au pays, c’est sa foi, avant de soutenir que « ce changement qui vient de s’opérer dans la continuité » est un non événement qui, ŕ coup sűr, profitera ŕ la mauvaise gouvernance déjŕ décriée au sommet de l’Etat.
Last edited: 07/05/2006 01:40:49