Par exemple en 1979, j’étais la seule femme ŕ décrocher un diplôme de graduat ŕ l’Institut national des Arts(Ina). En 1982, j’ai écrit ma premičre pičce intitulée “Le cordon ombilical”
D’un début timide, ŕ l’époque du « légendaire » Wendo Kolosoy, la musique est allée, vers les années 70 et 80, jusqu’ŕ développer une puissance d’assomption de tous les coins et recoins du continent noir.
A ces périodes, nul sur le continent noir résistait au rythme fascinant et envoűtant de la musique Rd-congolaise. Elle était réclamée non seulement ŕ cause de l’originalité de son répertoire rythmique, mais aussi sa thématique était d’une richesse rare et appréciable.
Mais aujourd’hui, ses deux qualités ont malheureusement disparu dans la musique congolaise cédant la place ŕ la médiocrité et ŕ la monotonie. Ainsi se voit-elle voler la vedette par d’autres ŕ cette heure de la mondialisation. Sa chance de redressement et reconquęte pourrait venir de la musique dite chrétienne, a déclaré l’artiste-musicien Lokwa Kanza lors de ses productions en l’an 2000 ŕ Kinshasa, ŕ l’occasion de la lutte anti-polio.
En attendant un encadrement artistique conséquent s’impose pour sortir la fille aînée de la musique congolaise –qu’est celle dite profane- puisque la plus frisée de sa situation actuelle.
Une organisation non gouvernementale de développement basée ŕ Lemba entend se lancer dans une entreprise de ce genre.
Mais ŕ la différence qu’elle compte promouvoir, les jeunes talents en organisant un concours de la chanson « Académie des stars ».
Ce concours sera ouvert ŕ tous les jeunes âgés de 30 ans ou mains de toutes les communes de la ville de Kinshasa.
Les chansons ŕ concourir, selon leurs dispositions statutaires, seront celles qui exhortent les valeurs morales, la défense de la démocratie, la lutte contre le Sida, la scolarité de la jeune fille, l’encouragement des Schegués ŕ regagner le toit parental, etc., ou louer la bravoure des compatriotes et/ou des Africains ayant indiscutablement valeur d’icône.
C’est de cette maničre que cette Ongd compte aider la musique du pays de Lumumba ŕ se retirer et ŕ affronter les autres musiques. Une initiative qui rencontrera sans doute l’assentiment de tous.
Qui ne regrette pas de la baisse du niveau de la musique congolaise ?