Plusieurs entreprises botswanaises sont venues exposer leurs activités en Rdc, notamment celles spécialisées dans la manufacture, le recyclage des déchets domestiques et hospitaliers
Une mission économique et commerciale d’hommes d’affaires botswanais séjourne ŕ Kinshasa depuis le début de la semaine ŕ l’invitation de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (Anapi). Ces opérateurs économiques botswanais sont ŕ Kinshasa pour tenter de nouer des contrats d’affaires avec leurs homologues Congolais et capitaliser davantage s’opportunités d’investissement qu’offre la Rdc.
L’Agence nationale pour la promotion des investissements (Anapi), en partenariat avec Bedia (Botswana export development investment autority), son équivalant du Botswana, a organisé un atelier, 26 au 27 juillet dernier au Grand Hôtel Kinshasa, réunissant les opérateurs économiques Congolais et botswanais en vue leur permettre d’échanger s’informations.
Le directeur, général de l’Anapi, Matthias Buabua wa Kayembe, ŕ l’ouverture de cet atelier mardi, a exhorté les hommes d’affaires Congolais ŕ profiter de cette occasion pour nouer partenariats solides avec les Botswanais qui, sans nulle doute, n’intéressés ŕ faire investir en Rdc. « Nous voulons faire des affaires au Congo, de vrais affaires », a déclaré Brian Mosene. représentant régional Bedia, dans son allocution de circonstance.
Plusieurs entreprises botswanaises sont venues exposer leurs activités en Rdc, notamment celles spécialisées dans la manufacture, le recyclage des déchets domestiques et hospitaliers, l’artisanat, la construction des bâtiments et dans la décoration intérieure.
Garantie des Investissements
L’occasion était également donnée ŕ l’Anapi de présenter les atouts économiques de la Rdc, les opportunités d’investissement et de renseigner sur le climat des affaires. Pour l’essentiel, les experts de l’Anapi ont soutenu devant 1es opérateurs économiques botswanais que plusieurs domaines nécessitent un investissement, allant du secteur minier ŕ ceux de l’agroforesterie, des banques, du tourisme ŕ celui de l’agriculture.
Le représentant du Bureau central de coordination (Bceco) a renseigné les hôtes Congolais sur la passation des marches en Rdc et les marches disponibles. L’Administrateur délégué de la Fédération des entreprises du Congo (Fec), Henri Yav Mulang, a, quant ŕ lui, présenté ce syndicat patronal le plus représentatif de la Rdc et entendu l’assistance sur les potentialités du géant de l’Afrique centrale. L’administrateur délčgue de la Fec a rassuré les hommes d’affaires du Botswana des avancées enregistrées dans l’assainissement du climat des affaires et surtout des disponibilités suffisantes des filičres nécessitant un investissement.
De son coté, l’administrateur délégué général de l’office national des transports (Onatra) ŕ les besoins de cette entreprise publique de signer de contrat des partenariats en joint-venture avec les entreprises botswanaises, notamment pour ses activités auxiliaires. En effet, le plan directeur de relance de l’Onatra prévoit de partenariat public-privé sur toutes les activités auxiliaires de l’Onatra dont sur la gestion de son patrimoine immobilier, sur le secteur médical et sur la concession agro-forestičre de Yuki, dans la province du Bandundu. L’Onatra dispose d’un parc immobilier ( centres d’accueil) répartis dans sept provinces de la Rdc dont il aimerait confier la gestion ŕ des privés. De męme, il compte sur les capitaux des privés pour réhabiliter certains de ses bateaux en vue de la promotion du tourisme en Rdc.
Dans la męme optique, un représentant de 1’Office des douanes et accises (Ofida) a éclairé la lanterne des hôtes Congolais sur sa politique douaničre, du reste conduite aussi bien par le gouvernement et les institutions de Breton Woods. Aussi, un des responsables de la Raw Bank a mis en exergue les mesures encourageantes prises par la banque centrale du Congo pour la relance du systčme bancaire Congolais, en pleine restructuration. Ces mesures, ŕ l’en croire, vont de la non de fixation du taux d’intéręt en matičre des crédits ŕ la politique de déplafonnement. En fait, la Rdc compte ŕ peine 9 banques commerciales avec au total 25 guichets pour une population estimée ŕ 60 millions d’habitants. Ce qui fait une moyenne de 2,4 millions d’habitants pour un guichet. De quoi conclure que la Rdc est sous-bancarisée et attend des investissements dans ce domaine. (FP)
Last edited: 07/05/2006 01:40:14