Le Recic/Kin et le Ceprosoc ont organisé samedi “leur tribune d’expression populaire” ŕ Ngaba pour échanger avec les habitants de cette commune sur les questions liées aux élections
Les habitants de la commune de Ngaba et ses environs ont été sensiblisés samedi sur les enjeux électoraux, au cours d’une tribune d’expression populaire organisé ŕ leur intention dans la cour de la paroisse St Adrien, par le Réseau d’éducation civique au Congo(Recic) en collaboration avec l’une de ses ong membres, le Centre pour la promotion sociale (Ceprosoc).
Des centaines de personnes parmi lesquelles les hommes et les femmes, les jeunes en âge de voter tout comme des adultes se sont rassemblés sur ces lieux pour entendre les orateurs qui ont développé le thčme: “Les élections pacifiques et l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs”.
A la tribune, on a retrouvé le bourgmestre et du commandant de la Police de la place aux côtés desquels il y avait également M. Willy Diabasana, coordonnateur du bureau provincial de la Représentation de la Commission électorale indépendante (Cei) de la ville province de Kinshasa.
Le coordonateur du Recic Kinshasa, M. Gérard Bisambu et le secrétaire exécutif du Ceprosoc M. Mafolo Lada étaient également de la partie.
M. Dibasana a profité de cette rencontre pour expliquer que chaque congolais en âge de voter a le devoir de se faire enrôler, soulignant que, sans ce document, personne ne pourra ętre électeur et que les cartes d’électeurs serviront provisoirement de carte d’identité.
Il a poursuivi son propos en déclarant que cette opération concerne seulement les Congolais qui, a –t-il dit, doivent dénoncer endéans 7 jours du constat, tous ceux des étrangers qui tenteraient de le faire aussi.
Si au terme de cette durée, il n’ y a aucune réaction, l’individu concerné pourra ętre considéré comme congolais et prévaloir de ce droit, a dit M. Dibasana.
De męme, a-t-il souligné, on ne peut se faire enregistrer plusieurs parce qu’on court le risque d’ętre décelés ŕ partir du Bureau national de centralisation.
Ceux qui seront pris dans cette infraction feront l’objet des poursuites.
Conformément ŕ la loi, ils pourront subir un emprisonnement et aussi écopper d’une amende, a-t-il prévenu.
Pour se faire enregistrer, a-t-il dit, les électeurs devront se munir d’une Carte d’identité pour citoyen (de la Deuxičme République), de son passeport ou de son permis de conduire sécurisé.
Dans le cas contraire, il devra ętre accompagné de 5 témoins dont 3 déjŕ enrôlés ainsi que de son chef de quartier de résidence et de l’agent récenseur de ce dernier.
Il a aussi précisé que chaque électeur devra élire dans le bureau dans lequel il s’est fait enregistrer. “Le congo n’a jamais été aussi proche du but que nous poursuivons actuellement, celui des élections libres et transparentes, a dit M. Dibasana qui a exhorté interlocuteurs : “ Si nous râtons ce virage personne ne saura maîtriser le Congo qui a connu plusieurs rébellions”.
C’est pourquoi, a-t-il dit, “je vous invite ŕ voter avec responsabilité et je demande ŕ la Communauté internationale, notamment la Monuc de nous aider”.
Par ailleurs, a déclaré M. Dibasana: “Il y a des gens qui disent que dans notre pays, il y a une crise d’hommes et de crise spirituelle il y a plutôt on a plutôt un problčme de responsabilité”.
En ce qui concerne la surveillance des élections, il a indiqué que ce droit est reconnu ŕ chaque parti politique légalement constitué tandis que la sécuristation du vote revient ŕ la fois aux éléments de la Police et ŕ ceux des Forces armées de la Rdc(Fardc).
Cependant, a –t-il dit, ceux –ci n’ont pas le droit d’entrer dans les bureaux ou encore de donner des instructions aux membres du bureau.
Abordant les aspects lies ŕ la sécurité, le commandant de la Police a rassuré ses administrés sur la sécurité dans sa juridiction tandis que le Bourgmesre les a invité ŕ s’impliquer dans le processus électoral rappelant qu’ il s’agit d’une occasion pour les Congolais de choisir eux- męmes leurs dirigeants.
Aprčs les différentes interventions, la parole était accordée aux habitants de Ngaba qui, sans réserve ont posé tour ŕ tour des questions aux différents intervernants.
S’adressant ŕ la presse, M. Gérard Gérard Bisambu, a expliqué que c’est depuis 2003 que le Recic organise des activités de ce genre pour accompagner la population dans la participation au processus électoral. Depuis cette année, a t-il dit, nous avons lancé des tribunes d’expression populaires avec nos Ong membres. Cette fois-ci c’est avec le Ceprosoc que nous sommes venus ŕ Ngaba.
L’objectif, a-t-il dit, est de permettre ŕ la population de comprendre l’opération d’identification et d’enrôlement et d’avoir des réponses ŕ toutes les questions qu’elle se pose, mais en męme temps, pour que cette population comprenne et qu’elle doit davantage soutenir le processus électoral, ne pas ętre manipulée par les discours des politiciens véreux, des discours sanguinaires qui pourraient faire que le processus électoral soit bloqué.
Et, a- t-il soutenu, nous pensons que la population a bien saisi ce message donné par le coordonateur du Bureau provincial de représentation de Cei expliquant que le bourgmestre a parlé du processus électoral pacifique et le commandant de la Police de la sécurité dans la commune.
A propos de la population, il a souligné qu’elle a parlé de ses préoccupations par rapport ŕ l’insécurité dans sa juridiction. Elle a en outre présenté ses préoccupations par rapport ŕ l’opération d’identification.
Parlant du bilan de cette activité, il a déclaré: “ Nous pensons que la population a manifesté son intéręt de comprendre davantage, de voir le processus électoral aboutir de façon pacifique, de voir la fęte du 30 juin passer dans la quiétude et la sérénité. “Nous sommes contents et pensons que l’action devra continuer avec nos 22 Ong qui vont entrer dans la campagne de sensibilisation dans les différents quartiers”, a –t-il ajouté expliquant que la population manifeste davantage son désir de surveiller les opérations pour qu’elles se déroulent dans le sérieux et que pour les personnes étrangčres et non habilitées ne puissent s’enregistrer ni s’enrôler.
S’exprimant sur le fait que l’opération avait déjŕ débuté dans certaines communes sans avoir accueilli un encadrement du genre de celui de la commune de Ngaba, faisant d’abord remarquer que le travail se faisait sur terrain par les Ong membres de sa plate-forme censés ętre en contatct avec la base, il a ajouté: “au mois d’ avril, nous étions ŕ Kin- ouest plus précisément ŕ Mbudi et en mai, nous étions ŕ Lemba Imbu. Donc, comme vous pouvez le voir, a dit M. Bisambu, nous privilégions les quartiers périphériques oů pratiquement la population est en mal d’information”.
D’oů , a- t-il promis, nous espérons que nos 22 Ong vont repercuter ces infomations ŕ la base dans les familles, les quartiers ŕ travers la stratégie porte- ŕ-porte. Donc, a- t-il dit, nous travaillons mais il est tout ŕ fait normal que l’on ne dise pas parce qu’on habilité d’atteindre toute la population. Nous cherchons ŕ atteindre la majorité mais on n’est pas capable d’atteindre toute la population surtout que l’identification elle –męme ne va pas atteindre toute la population congolaise.
Et nous en ce qui nous concerne, “nous voulons atteindre au moins 5 pour cent de la population kinoise pour ne pas ętre trop ambitieux.
Surtout qu’il y a aussi la société civile et les acteurs non étatiques qui sont en train de faire le męme travail. Mais le bilan de maničre général est positif car il ne faut pas se leurer. La population comprend de plus en plus l’importance du processus et qu’il y a des discours des politiciens qui cherchent ŕ la manipuler pour faire obstacle ŕ ce processus. Donc, pense-t-il, en ce qui concerne le bilan, comme impact réél, la population manifeste un intéręt grandissant en faveur du processus électoral. Il faut reconnaître que la population reclame les élections tout ŕ fait responsable pour qu’elle puisse s’engager ŕ les faire aboutir.
C’est pourquoi il a interpellé “les policitiens qui viennent avec des discours tendant ŕ mobiliser la population pour faire obstacle aux élections: “ Ils doivent savoir que la population voudrait le bien- ętre qu’elle veut avoir par les élections. C’est pourquoi il faut qu’on sache que les élections sont nôtres et que nous devons nous mobiliser leur réussite”.
En ce qui le concerne M. Mafolo, parlant de différentes questions posées par la population a expliqué que ce que la population veut ce qu’on aille rapidement aux élections. Que les élections se passent dans les temps constitutionnels . Il y a aussi le fait que la population ne coprend pas si le 30 juin, c’est la fęte de l’indépendance oů la fin de la transition.
Donc on sent qu’ il y a un problčme réel d’information de la part de la population qui aimerait savoir sur quel pied danser et ce qu’il doit faire. De męme que cette population est curieuse de savoir comment se déroulent les opérations d’enregistrement et d’enrôlement et ce qu’il doit faire pour. Elle veut en outre s’assurer de sa sécurité,pendant ces opérations, s’interroge par ailleurs sur le fait que l’on ne prend pas en considération les attestations de perte de pičce.
Last edited: 07/05/2006 01:40:00