Le sang a derničrement coulé ŕ l’ex-prison de Makala, actuel Centre Pénitentiaire et de Rééducation de Kinshasa. Des échauffourées ont opposé une partie de prisonniers « milice » du directeur de la prison, appuyés par des éléments de la garde spéciale présidentielle aux prisonniers du pavillon 11 qui ont refusé d’ętre dispersés sans raison valable, pour ętre répartis dans les autres pavillons de la prison
La Vsv, Ong des droits des l’homme, a fait état des échauffourées ŕ l’ex-prison de Makala, l’actuel Cprk. Ces troubles bien que n’ayant pas occasionné de morts, ont fait de nombreux blessés dans les deux groupes qui se sont affrontés dimanche matin. D’aprčs ces sources citées, il y avait d’une part, des prisonniers que d’aucuns qualifient de milice du directeur de prison, M. Dido Kitungwa et quelques éléments de la Garde spéciale de la sécurité présidentielle (Gssp), et d’autre part, les prisonniers du pavillon 11. Ces derniers avaient refusé d’ętre dispersés dans d’autres pavillons sans une raison valable.
Parmi les victimes de cette confrontation figurent MM. Kikufi du pavillon 6 et Shaolin, non autrement identifié. Il ferait partie de la milice en question. Sese Wandio, gouverneur du pavillon 11 ainsi que deux autres détenus sont blessés et se trouveraient pour l’heure sous le choc.
Dans ce mouvement, la Vsv mentionne que le colonel Chap Chap Salumu Batho a été transféré au pavillon 6 oů il se trouve dans une cellule aux conditions inhumaines. Cette permutation, renseigne-t-on, constituait une exécution d’une décision de la haute hiérarchie initiée afin de prévenir toute éventualité d’évasion. C’est ce qui justifierait l’utilisation de cette force par le directeur de la prison pour se faire obéir.
TRAITEMENTS DEGRADANTS
Devant la résistance insoupçonnée, ces éléments se sont mis ŕ la destruction des tentes dans la cour. Lorsque le chef du pavillon, Sese Wandio, dit aussi gouverneur du P11, était en conversation avec le directeur de la prison, il s’est vu enlever par les fidčles du directeur. Ces derniers l’ont menotté, bastonné et déshabillé avant de le remettre entre les mains des militaires du Gssp qui lui ont infligé les męmes traitements dégradants, ponctués de menaces de mort. C’est suite ŕ cette scčne que les prisonniers du pavillon 11 se sont dressés pour lancer des pierres et autres projectiles en direction de leurs tortionnaires. Des échauffourées qui ont fini par faire des victimes dénoncées ci-haut en attendant un autre bilan ou d’autres précisions et révélations par l’Ong des droits de l’homme.
TENTATIVE D’EVASION
Dans la dénonciation de la Vsv, on peut également lire qu’en ce qui concerne le colonel Chap Chap Salumu, ancien officier du Gssp, il avait tenté de s’évader dans la nuit du 9 juin, lui qui se trouve ętre impliqué dans l’affaire «Pentecôte ». N’eűt été l’intervention de ses co-détenus impliqués avec lui dans cette affaire, il se serait sauvé. Les autres l’ont surpris en pleine action dans la cour de la prison. Quand ils l’ont maîtrisé, il avouera qu’il aurait bénéficié du concours de certains militaires Gssp et de la Détection militaire des activités anti-patrie (Démiap). Raison pour laquelle une tenue militaire de la division Gssp aurait été découverte en sa possession.
Pour tout ce qui précčde, la Vsv, dans son communiqué N°50/Rdc/Vsv/Cd/005 du 25 juillet, exige l’ouverture d’une enquęte sur la tentative d’évasion de ce colonel qui n’en est pas ŕ son premier essai, car on se rappellera que c’est lui qui a été le cerveau dans l’évasion autrefois perpétrée au cachot situé dans l’immeuble Glm du major Bora Uzima, arręté et détenu dans l’affaire de l’assassinat du président L.D. Kabila.
Last edited: 07/05/2006 01:39:54