Selon une source proche de la Présidence de la République, le moment et la conjoncture ne permettent pas ŕ l’Etat de trouver des capitaux frais pour financer cette opération
La capitalisation de la Cimenterie nationale (CINAT) n’est pas ŕ l’ordre du jour actuellement comme l’avait proposé le conseil d’administration au cours de sa session de juin dernier, a souligné, mercredi ŕ l’ACP, une source proche de la Présidence de la République. Selon cette source, le moment et la conjoncture ne permettent pas ŕ l’Etat de trouver des capitaux frais pour financer cette opération.
Cette réaction des milieux de la présidence est consécutive ŕ un ultimatum (30 jours) que les administrateurs de la CINAT avaient donné ŕ l’Etat pour donner sa position sur cette gestion. Selon certaines sources, la CINAT qui a besoin de 18 millions de dollars pour relancer l’entreprise, cependant les administrateurs ne disposent pas non plus des capitaux frais, ils comptent uniquement sur une éventuelle garantie bancaire.
Le délai de 30 jours accordé ŕ l’Etat congolais, principal actionnaire dans la CINAT a pour but de réduire ses actions et lui rendre minoritaire. Les męmes sources soutiennent que cet ultimatum offrirait une occasion en or ŕ l’actionnaire Elwyn Blattner, vice président du conseil d’administration de prendre le contrôle de CINAT sans contre partie de l’Etat congolais, actuel actionnaire majoritaire.
Comment le représentant du Portefeuille, tenu de protéger les intéręts de l’Etat, ne s’était-il pas opposé aux décisions qui nuiraient les intéręts de l’Etat, s’interroge-t-on. On signale en outre que le vice-président de la République en charge de l’Economie et finances vient de prendre en main ce dossier qui risque d’hypothéquer les intéręts de l’Etat et donner l’occasion aux actionnaires privés de tout prendre.
L’OCPT va bénéficier de la taxe de régulation
L’OCPT (Office congolais des postes et télécommunications), va bénéficier de la quotité de taxe de régulation payée par les entreprises privées des télécommunications, apprend-t-on des sources proches du cabinet du ministre des PTT (Postes, téléphones et télécommunication). Dans cette taxe, indique la source, il est prévu un pourcentage qui revient ŕ l’opérateur par qui transite les appels et aussi ŕ l’opérateur assurant l’interconnexion. En RDC, la source l’exploitant est l’OCPT, męme si cette entreprise n’a pas les infrastructures modernes lui permettant d’assurer l’interconnexion. Dans le pourcentage prévu dans la loi, cette source d’exploitation doit lui revenir et non aux tiers. Par ailleurs, indique la source, la ministre des PTT, Mme Gertrude Kitembo, tient ŕ développer les secteurs des postes et des télécommunications conformément ŕ la mission confiée par le gouvernement de la transition.
Plus d’un million de dollars perçu au détriment de l’OCPT
Par ailleurs, plus d’un million des dollars américains payés par ces sociétés privées de télécommunications comme taxe de régulation perçue par des tiers au détriment de l’OCPT. Il s’agit de beaucoup d’argent qui peut donner du nouveau souffle ŕ l’OCPT, lui permettant de faire face ŕ ses multiples charges, notamment la paie des arriérés des salaires de son personnel et envisager aussi l’acquisition des nouveaux matériels de communication moderne.
Démarrage bientôt des travaux de réhabilitation du barrage de Lungudi
Les travaux de réhabilitation du barrage hydroélectrique de Lungudi, dans la ville diamantifčre de Tshikapa, bloqués pour des problčmes administratifs, vont bientôt démarrer, a déclaré mercredi ŕ l’ACP une source proche du ministre de l’Energie. La réhabilitation de Lungudi, avec une puissance installée de 5 mégawatts, était confiée depuis deux ans ŕ la société privée d’Electricité du Congo (EDC) qui avait signé un protocole d’accord sur ce projet avec le gouvernement congolais.
Il fallait obtenir le désengagement de la part de la Société nationale d’électricité (SNEL) ŕ travers une autorisation administrative du ministre du Portefeuille. Chose qui vient d’ętre acquise, a précisé la source. La société EDC s’était engagée ŕ fournir du matériel et des capitaux frais pour la réhabilitation du barrage de Lungudi dont le coűt estimatif des travaux est de vingt millions des dollars américains.
L’ANAPI disposée ŕ aider les hommes d’affaires du Kasaď
L’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI) est disposée ŕ aider et ŕ encadrer les hommes d’affaires du Kasaď dans leurs démarches tendant ŕ investir en République Démocratique du Congo en général, et dans les deux Kasaď, en particulier, a assuré le directeur général de cette agence, Bwabwa wa Kayembe ŕ ses interlocuteurs réunis derničrement au Grand Hôtel Kinshasa.
Le DG de l’ANAPI a démontré aux hommes d’affaires du « grand Kasaď » que la RDC possčde des atouts et des ressources importantes donnant lieu aux investissements de tout ordre. Il a notamment évoqué les opportunités économiques du grand Kasaď pour investir, en dehors du diamant. Le directeur général de l’ANAPI a exhorté ses interlocuteurs ŕ investir surtout dans les domaines de l’agriculture, des mines, de l’exploitation forestičre, de la pęche, de l’immobilier, des télécommunications, du textile, des transports routier et aérien et des services divers.
Dans ce contexte, M. Bwabwa a fait état de la procédure d’agrément au régime unique du code qui confčre des avantages portant sur différentes exonérations en faveur des petites et moyennes entreprises. L’orateur a conseillé les hommes d’affaires du grand Kasaď ŕ travailler toujours en partenariat pour la réussite de leurs entreprises.
Pour sa part, M. Jérôme Roux, attaché économique et commercial ŕ l’ambassade de Belgique, a indiqué qu’il reste ŕ la disposition des hommes d’affaires congolais pour enregistrer les besoins de chaque province aux fins d’intéresser les éventuels investisseurs belges qui cherchent ŕ venir au Congo. La conférence de M. Bwabwa a appelé une série d’échanges riches en enseignements, ŕ la satisfaction des uns et des autres.
Last edited: 07/05/2006 01:39:25