M. Kudura Kasongo s’est demandé si demander un réajustement pour les femmes était une interférence ?
Le chef de l’Etat n’interfčre pas dans la désignation des mandataires des entreprises publiques reconnues aux composantes et entités, parties au Dialogue intercongolais. Celles-ci sont autonomes dans leurs choix des personnes, mais doivent, par contre, veiller ŕ un certain nombre de critčres, notamment s’assurer que les personnes désignées, hommes et femmes qui entrent dans les entreprises, sont celtes qui peuvent montrer de compétence, d’expérience de l’expertise et de l’honorabilité. Tous ces paramčtres et bien d’autres ont fait l’objet d’une correspondance que le chef de l’Etat, Joseph Kabila, avait adressée aux composantes et entités, a expliqué Kudura Kasongo, porte-parole du Président de la République, qui était l’invité du journal télévisé de la chaîne Antenne A mardi soir.
Selon Kudura kasongo, il s’agit, en posant ces critčres, de connaître les personnes entre les mains desquelles va reposer l’économie du pays, des personnes capables de relancer l’économie du pays ŕ travers les entreprises du portefeuille, qui rassurent et sécurisent les personnes (investisseurs) qui viennent avec de l’argent frais pour revitaliser ces entreprises et ŕ travers elles l’économie nationale.
M. Kudura a également dit que dans cette correspondance du chef de l’Etat aux composantes, il est question de tenir compte de la représentativité par province et de l’équilibre entre hommes et femmes. Il a relevé, par exemple, qu’en ce qui concerne les postes des PCA (Présidents de conseil d’administration), sur 30 postes, pour toutes les composantes réunies, il n’y a que 3 postes réservés aux femmes et le reste aux hommes. Pour les postes d’administrateurs-délégués généraux, sur 30 postes, deux seulement reviennent aux femmes.
Pour les ADGA (Administrateurs-délégués généraux adjoints), sur les 30 postes, 4 sont réservés aux femmes. Bref, sur 250 postes disponibles, 20 seulement sont attribués aux femmes. M. Kadura Kasongo s’est alors demandé si demander un réajustement pour les femmes était une interférence ? La mise en place interviendra, a-t-il dit, quand les composantes auront répondu ŕ la lettre du chef de l’Etat.
Sur le statut du chef de l’Etat cumulant les fonctions civiles et militaires, alors que cela est incompatible, le porte-parole de la Présidence de la République a levé l’équivoque en rappelant d’abord que le Président Kabila a accédé aux fonctions de chef de l’Etat le 26 janvier 2001, alors qu’il était chef d’état-major de la Force terrestre nommé au grade de Général-major, mais devenu chef de l’Etat, il a libéré le poste de chef d’état-major conformément ŕ l’Accord global et inclusif; d’autant que la fonction du Président de la République est incompatible avec une autre fonction publique.
Pour la męme raison, le chef de l’Etat ne fait pas partie du Haut commandement militaire qui est l’autorité supręme militaire exécutive suivant le mémorandum sur l’armée et la sécurité, a fait savoir Kudura Kasongo.
Ce dernier a cependant fait remarquer que, conformément ŕ la loi électorale, seuls les militaires en fonctions ne sont ni électeurs ni éligibles, tandis que le chef de l’Etat a le droit d’ętre électeur et éligible puisqu’il n’exerce pas les fonctions militaires, alors que sa qualité de Commandant supręme des forces armées est liée ŕ celle du Président de la République, comme c’est fut le cas pour le Président Kasa-Vubu.
(Th)
Last edited: 07/05/2006 01:39:09