Site touristique ŕ protéger, le parc national de Mangroves est aujourd’hui menacé de destruction ŕ cause de son exploitation abusive par la population
Les lampions se sont éteints hier dimanche 17 juillet 2005 sur la Conférence internationale du patrimoine naturel mondial qui s’est tenu ŕ Durban, en Afrique du Sud. A l’issue de ces assises qui ont duré trois jours, les participants venus de plus de 100 pays se sont engagés ŕ protéger plusieurs sites du patrimoine mondial situés en République démocratique du Congo.
Parmi ces sites il y a notamment les parcs nationaux de Virunga, de Kahuzi Biega ainsi que le parc national des Mangroves, célčbres surtout pour leurs biodiversités. Dans cette édition nous nous intéressons au parc national des Mangroves situé au bord de l’océan Atlantique et dont la faune et la flore intéressent de plus en plus des scientifiques.
Sur la côte atlantique de la République démocratique du Congo se trouve un parc tout ŕ fait mythique et particulier : le parc national des Mangroves. Ce parc est situé ŕ 450 kilomčtres ŕ vol d’oiseau de Kinshasa.
La plaine bordant la côte atlantique, en particulier le long du fleuve Congo et aux abords de son embouchure, est le domaine des foręts-galeries, bandes forestičres croissant sur les rives des cours d’eau et des mangroves. Ces formations végétales aux pieds submergés ŕ chaque marée et oů passent les palétuviers étagés, au-dessus de leurs racines aériennes constituent le parc des Mangroves ŕ l’Ouest de la République démocratique du Congo.
Ce parc créé grâce, ŕ un décret présidentiel de 1969 regorge en son sein une faune abondante, notamment de nombreuses variétés de poissons et d’oiseaux, des tortues marines et surtout de lamantins, une espčce de porc marin caractéristique de la région côtičre de la République démocratique du Congo. L’on y trouve aussi de nombreux rongeurs, ličvres et rats qui se nourrissent des bois, graines et bulbes.
Aux abords de l’embouchure du fleuve, au long de ses bras qui courent sous les palétuviers (mangroves), plusieurs paysans se livrent ŕ la pęche. La faune du parc des Mangroves comprend aussi d’innombrables reptiles et oiseaux.
Les arbres qui baignent dans l’eau se sont adaptés ŕ la présence du sel. Ils sont mains hauts, leurs feuilles sont vernissées et leurs racines partiellement aériennes pour dépasser le niveau de la mer. Ce sont des palétuviers qui constituent une foręt trčs particuličre : les mangroves.
Dans certains coins du parc national des Mangroves, l’enchevętrement de lianes et branches brisées encombre le sous-bois et rend parfois trčs difficile la pénétration.
La foręt du bassin du Congo
Plus au nord, le long de l’embouchure du fleuve, commence la foręt de Mayumbe, prolongement naturel de la foręt gabonaise qui s’apparente, sans en faire partie, ŕ la sylve équatoriale.
Il faut noter que les deux tiers des 200 millions d’hectares que représente l’ensemble de la foręt dense africaine se trouve en République Démocratique du Congo. C’est la célčbre foręt du bassin du Congo (avec une superficie de 170 millions d’hectares) qui touche la Rdc, le Congo Brazzaville, le Cameroun, le Gabon, le Centrafrique, la Guinée équatoriale et męme l’Angola. Cette foręt dense s’étend jusque sur les rivages atlantiques. Et en bien des points du littoral, la foręt change d’aspect.
Site touristique ŕ protéger, le parc national de Mangroves est aujourd’hui menace de destruction ŕ cause de son exploitation abusive par la population. Certains animaux sont pourchassés par l’homme et sont menacés de disparition.
Le parc national des Mangroves est aussi menacé de pollution provoquée par l’exploitation du pétrole dans la zone côtičre de Muanda.
Actuellement des efforts sont menés par l’Institut congolais pour la conservation de la nature (Iccn), en collaboration avec ses partenaires pour mettre en place un plan de sauvetage de l’écosystčme du parc national des Mangroves et promouvoir l’écotourisme dans ce site chargé d’histoire et de vestiges. (Jdn)
Last edited: 07/05/2006 01:39:00