Le ministre de la Justice, Kisimba Ngoy estime qu’il est de l’intéręt du Rwanda et de l’avenir de la jeunesse des deux Etats de vider cette affaire devant une juridiction internationale ŕ compétence universelle
Dans l’affaire qui oppose la Rdc au Rwanda devant la Cour internationale de justice (Cij) de La Haye on est tenté de croire que Kigali use de manoeuvres dilatoires pour empęcher la haute Cour de débuter l’examen de fond de ce différend.
Pour le ministre congolais de la Justice et garde des Sceaux, Kisimba Ngoy Ndalewe qui a regagné le pays vendredi 15 juillet dernier, les exceptions de compétence soulevées par le Rwanda rentrent exactement dans la stratégie mise au point par ce pays pour atteindre cet objectif.
Selon le numéro 1 de la justice congolaise, Kigali se réfugie derričre ces exceptions pour renvoyer sine die l’examen de fond de ce dossier.
Cependant, il estime qu’il est de l’intéręt du Rwanda et de l’avenir de la jeunesse de deux Etats de vider cette affaire devant une juridiction internationale ŕ compétence universelle.
A ce propos, il a déclaré que męme dans les relations entre hommes civilisés, les différends se rčglent devant une instance judiciaire pour un avenir meilleur.
Dans le cas d’espčce entre la Rdc et le Rwanda, il a souligné que quelque soit le processus engagé aujourd’hui pour parvenir ŕ une paix durable entre les deux pays, leur passé marqué par l’agression, les massacres et toutes sortes de violence dont la Rdc et sa population sont victimes ne peut s’effacer d’un revers de la main. Il importe que justice soit faite au profit de la partie lésée.
Par ailleurs, le ministre Kisimba s’est félicité de la prestation des avocats de la Rdc comprenant les professeurs d’université avec en tęte le Sg du gouvernement M. Ntumba Lwaba, qui ont fait la fierté de l’élite de notre pays.
Pour rappel, les exceptions du Rwanda se rapportent ŕ l’incompétence de la Cij de le juger parce que n’étant pas signataire du statut de ladite cour. Cependant, dans leur brillante plaidoirie les avocats de la partie congolaise ont démontré le contraire.
Pour eux, le Rwanda, ayant ratifié certains textes internationaux portant notamment sur la répression des crimes tels que le génocide, est susceptible d’ętre jugé par la Cij. C’est pourquoi, ils ont demandé que la haute Cour se déclare compétente pour examiner cette affaire.