Les prisonniers ont toujours été l’objet d’une certaine indifférence car considérés d’abord comme des criminels, des gens dangereux et un peu en marge de la société. Au Katanga, les autorités pénitentiaires ont cherché ŕ faire du prisonnier un homme utile ŕ la société, un peu comme ŕ l’époque coloniale, en leur confiant certains travaux comme la culture de certains produits
Selon le Larousse, le prisonnier est une personne détenue en prison. Elle est, ŕ ce titre, privée de liberté. Et tout le temps qu’elle passera dans cet état, elle se trouvera gardée en dehors de la société. Et, ŕ cause de cela, sa participation dans le développement du pays s’en trouvera amoindrie.
Dans certains pays, comme la Chine, les prisonniers sont versés aux travaux communautaires. Ils servent dans la construction des ponts et chaussées, dans l’agriculture et dans bien d’autres occupations auxquelles ils sont appelés par l’Etat.
Ainsi, ŕ l’expiration de leur peine, ils se sentiront toujours pris par l’envie de continuer ŕ servir la nation. Il y en a ceux, qui comme lors de la colonisation ŕ Madimba, province du Bas-Congo, apprenaient un métier de leur choix. Il s’agissait de la maçonnerie, de la cordonnerie, etc.
Au Katanga
Pour le moment, dans la province du Katanga, les prisonniers viennent de bénéficier des conditions de détention qui valent la peine d’ętre commentées. Afin de meubler le temps des prisonniers, les autorités locales ont décidé de leur confier des champs de légumes en vue d’éviter la famine dans les centres pénitentiaires.
Les éléments en notre possession confirment que ces détenus sont, éventuellement, devenus propriétaires de la plupart des champs des légumes et autres essences agricoles qui se trouvent dans l’aire de la prison.
Compte tenu de son importance, le Comité international de la Croix-Rouge a pris l’engagement de soutenir ce projet de production maraîchčre qui s’effectue dans deux centres pénitentiaires réputés du Katanga.
Encouragés par cette initiative, les prisonniers ont pu améliorer leurs champs de légumes afin d’ętre ŕ mesure de nourrir non seulement leurs collčgues prisonniers mais, également, de cultiver d’autres produits sur l’ensemble de cette entité administrative.
En ce qui nous concerne, l’exemple des autorités de la province du Katanga, rendu d’ailleurs productif, doit s’étendre au niveau de tous les autres prisonniers.
A Kinshasa, ŕ un moment, des travaux de ce genre s’effectuaient le long du Centre pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa (ex-Prison centrale de Makala) oů, sous surveillance des militaires en armes, les prisonniers s’affairaient aux travaux agricoles. Les raisons qui ont conduit ŕ leur interruption sont, ŕ ce jour, restées muettes.
Quitte ŕ l’autorité de la ville de Kinshasa de savoir comment relancer cette opération de grande valeur socio-économique; car, męme pas dans l’entourage immédiat de ce centre, Kinshasa regorge de plusieurs parterres qui nécessitent d’ętre occupés par des travaux collectifs.
Ainsi, on évitera la problématique nutritionnelle des prisonniers qui ont acquis l’habitude de tout attendre du ministčre de tutelle qui, en fait, se trouve débordé.
Last edited: 07/05/2006 01:38:36