Du stade Saint Félix Eboué jusqu’ŕ la basilique Sainte Anne ŕ Poto Poto, théâtre de l’événement. Le Fespam n’a pas attendu la présente édition - 5čme du nom - pour connaître l’engouement. Ses devancičres plaident en sa faveur. Tradition respectée c’est le chef de l’Etat Denis Sassou Nguesso, en personne, qui la présidée, avec ŕ ses côtés les ministres de la Culture et des Arts des deux Congo, Jean-Claude Ngakosso et Christophe Muzungu, d’autant que les deux capitales les plus rapprochées du monde abritent le festival, un événement majeure, en plus de Pointe Noire, ville océane du Congo Brazzaville.

Ainsi, le Fespam se veut un rendez-vous culturel d’échanges qui regroupe des professionnels de musique, des experts des arts et des scientifiques. Cette année, il a bénéficié de l’appui du gouvernement congolais et des organismes tels que l’UNESCO, le CICIBA pour ne citer que ceux-lŕ.

Ce sont 16 pays et prčs d’un millier d’invités, en plus de producteurs et tous ceux qui gravitent autour, notamment des journalistes venus d’horizons divers qui communient autour du thčme de cette année « Héritage de la musique africaine dans les Amériques et les Caraďbes ».

C’est ŕ tout prendre, un show qui a vu se succéder plusieurs artistes dont Koffi Olomide qui s’est révélé, comme ŕ son habitude, maître de son art : simplement superstar en se gardant de ne pas ętre excessif. Au-delŕ de son aspect fétiche, le Fespam, c’est aussi cette rencontre scientifique : le symposium.

Papa Wemba, Félix Wazekwa, Emeneya Kester…sur la brčche

La 5éme édition du Festival Panafricain de Musique (FESPAM) a été déclarée ouverte ce 9 juillet au stade Félix Eboué, en plein coeur du quartier Poto-Poto, dans le 3čme arrondissement de Brazzaville, par le chef de l’Etat, Denis Sassou Nguesso qu’assistaient les ministres de la Culture et des arts des deux Congo, Jean-Claude Gakosso et Christophe Muzungu.

Ce grand rendez-vous musical et artistique a été tenu en dépit des incertitudes qui planaient sur l’événement. Mais cette 5čme édition du festival a suscité moins d’engouement chez les Congolais que les éditions précédentes. Ceci s’explique par les modifications qui sont intervenues au sein de l’institution avec, notamment, le remplacement brutal du commissaire général il y a quelques mois, mais aussi par la baisse du budget alloué cette année pour son organisation : 2,5 milliards de francs CFA contre 4 milliards en 2003.

Pour cette édition, 77 groupes représentent différents genres musicaux ensembles tradi-modernes, modernes religieux, traditionnels. Et des révélations devront se produire en « off » tout au long du festival sur les sites tels que le centre sportif de Makélékélé ou l’enceinte du CEG de la Liberté ŕ Talangaď, dans le 6čme arrondissement de la capitale.

Hormis les groupes les groupes locaux, plusieurs ensembles venus d’Afrique du Sud, du Cameroun, de la RDC, d’Egypte et d’Amérique se produiront en « in » dans les grandes salles de spectacles et au stade Félix Eboué oů s’est déroulée la cérémonie officielle d’ouverture de cette édition. De grands artistes devraient par ailleurs prendre part ŕ ce Féspam : Papa Wemba et son orchestre « Viva la Musica », Félix Wazekwa avec son « Cultiva pays vie », Emeneya Kester et son orchestre « Victoria Eleysson » et bien d’autres.

A l’ouverture, quatre ensembles, ŕ savoir Bana Poto Poto de Brazzaville, l’Américaine Dobbie Davis, la Camerounaise Viviane Etienne et le Quartier latin de Koffi Olomide (RDC) se sont tour ŕ tour succédés sur le podium. Habitués tous des grands spectacles, ces ensembles ont produit devant un public venu nombreux des sons qui n’ont pas laissé indifférents des amoureux de la musique. Signalons que pour la 5č édition de ce grand rendez-vous musical panafricain, un instrument ŕ cordes doit ętre mis en vedette : ŕ Sanza, connue dans d’autres pays sous les dénominations de « mbira » ou « marimba ».

Le Festival panafricain de la musique qui regroupe tous les deux ans les professionnels de la musique, des sciences et des arts, a été créé en 1996. Il vise ŕ promouvoir et valoriser la musique africaine dans ses dimensions traditionnelle, moderne et religieuse.