250 bus de transport en commun pour soulager les Kinois seront présentés aux journalistes le lundi prochain. 33 compagnies d’aviation sont clouées au sol et 18 bénéficient d’une mise en demeure de 80 jours
Sur 51 compagnies aériennes identifiées en RDC, aucune ne remplit les normes légales en matičre d’exploitation du transport aérien. On n’en compte que 18 qui ont reçu un avis favorable et auxquelles il a été lancé une mise en demeure de 90 fours pour la régularisation de leur situation.
Quant au groupe de 33 considérées comme « hors-la-loi », leurs aéronefs restent cloués au sol jusqu’ŕ nouvel ordre. C’est ŕ la substance du rapport de la Commission mise sur pied en avril dernier par le ministre des Transports et Communication, Heva Mwakasa, et chargée d’examiner les dossiers relatifs au « Renouvellement des licences d’exploitation des compagnies aériennes Congolaises ». Ce travail a été remis hier ŕ l’intéressé au restaurant « Le Délice », ŕ Gombe, ŕ charge pour lui de le soumettre á l’appréciation de la Commission Reconstruction et Développement du Gouvernement, avant l’application des mesures requises pour l’assainissement de l’espace aérien Congolais.
Il ressort de l’économie de ce rapport faite par le président de la commission ad hoc, Léon Kaseya, conseiller juridique au ministčre des Transports et Communications, que 18 compagnies aériennes seulement sur les 51 contrôlées obéissent tant soit peut ŕ la réglementation en vigueur dans le secteur du transport domestique en République Démocratique du Congo. Aussi, leur a-t-il été accordé un de la de grâce de 90 jours pour la remise ŕ jour de leurs dossiers tant techniques qu’administratifs. Il a été constaté que 6 sociétés aériennes basées dans les provinces de l’Est ont refuse de répondre ŕ l’invitation de la commission ministérielle.
Le tableau de l’aéronautique civile est fort sombre dans notre pays, a-t-on noté. Selon les experts, il est constaté un vieillissement généralisé de la flotte, des déficiences techniques dans le chef de la quasi-totalité du personnel naviguant et administratif, le déficit d’investissements destine ŕ la maintenance et au renouvellement des outils de travail, la prédominance d’aéronefs de fabrication soviétique, la mauvaise tenue de la documentation technique relative aux avions en exploitation, l’insuffisance des contrats de sous-traitance, etc.
L’Aéronautique civile a révélé avoir proposé ŕ la signature de la tutelle des arrętés relatifs aux conditions d’importation des aéronefs, aux conditions techniques de navigabilité aériennes, aux permis de transport aérien (en plus de la licence d’exploitation), ŕ la traduction en français de toute la documentation technique touchant aux avions de fabrication soviétique, ŕ l’agrément des experts commis aux contrôles techniques des avions, etc...
L’orateur a particuličrement épinglé les avions de type Antonov comme présentant un état de navigabilité peu fiable et une grande confusion dans leur configuration mixte (passagers et cargo). A son avis les Antonov 12, 26 et32 devraient ętre réservés exclusivement au transport des marchandises tandis que les types 2, 18 et 28 devraient assurer uniquement des vols-passagers.
Adieu les « Fula-fula » et cercueils volants
Intervenant ŕ son tour, Heva Mwakasa a décrété la fin de l’čre des « fula-fula » et cercueils volants en RDC. Son combat ŕ lui, sur pied du soutient du gouvernement et du Chef de l’Etat en personne, consistera ŕ « nettoyer l’espace aérien Congolais » car a-t-il déploré, la RDC est en train de battre le record des crashes au plan mondial. Il a martelé que toutes les recommandations de la commission de « Renouvellement des licences d’exploitation des compagnies aériennes seront coulées en décisions et appliquées ŕ la lettre.
Embrayant sur le dossier des Antonov, le ministre des Transports et Communications a promis de veiller ŕ ce que la cohabitation entre Congolais et chčvres, vaches, poules, sacs de haricots et de pommes de terre ŕ 5.000 mčtres d’altitude cesse ŕ bord des Antonov par une nette séparation entre le fret et le transport des personnes. « Il vaut mieux ne pas avoir d’avion que d’aller droit ŕ la mort avec des fula-fula et cercueils volants », a-t-il répondu ŕ ceux qui s’inquičtent de la réduction drastique des avions pour la desserte domestique.
Les autres défis a relever par son ministčre concernent la réhabilitation des pistes avec un crédit de 25 millions de dollars US ŕ disponibiliser par l’Agence Française au développement et un autre de 20 millions de dollars US pour la construction d’une aérogare moderne ŕ l’Aéroport de N’Djili. S’agissant des mesures de sűreté prises il y a plus d’un mois au sujet des installations aéroportuaires de N’Djili, Heva Mwakasa a réitéré sa détermination de ramener de 20 ŕ 4 (DGM, Ofida, OCC et Hygične) le nombre des services habilités ŕ y opérer. Désormais, a-t-il rappelé, tout agent en service ŕ N’Djili devrait porter une tenue et un macaron indiquant son identité et sa structure d’appartenance. Un téléphone « vert » de la RVA est mis ŕ la disposition du public pour la dénonciation des tracasseries et abus.
250 bus du transport en commun a présenter ŕ la presse
Le ministre Heva Mwakasa a donné rendez-vous la presse pour ce lundi ŕ 10 heures au sičge de son ministčre, oů il va réceptionner officiellement 250 bus pimpant neuf « Ya monyato te », a-t-il précisé), appelés ŕ décongestionner le transport en commun ŕ Kinshasa. Une Société d’ économie mixte dénommée « STUC » (Société des Transports Urbains du Congo.) va ętre chargée de la gestion de ce charroi acquis sur la base d’un crédit de 16 millions de dollars US grâce ŕ un accord de coopération signe avec l’Inde. Cette dette est remboursable sur 20 ans, avec an délai de grâce de 4 ans.
Selon le ministre des Transports et Communications, 500 bus sont attendus prochainement ŕ Kinshasa dans le cadre d’un partenariat liant City Train ŕ Hollande Bus. En tout, environ 1000 bus sont commandés par le gouvernement pour faire face aux besoins du transport en commun en RDC.
A une question sur le sort des LAC (Lignes Aériennes Congolaises), il a indiqué qu’un plan de relance était ŕ l’étude. Le Gouvernement, a-t-il dit, est ŕ la recherche d’un partenaire sérieux capable de mettre sur la table au moins dix aéronefs (3 longs courriers dont un cargo, 3 moyens courriers et 4 courts courriers). Les droits de trafic, le patrimoine immobilier, l’expertise technique, le handling et le catering sont, selon lui, les atouts majeurs de la résurrection de la compagnie aérienne nationale.
Last edited: 07/05/2006 01:38:01