La criminalité ŕ Kinshasa est loin de se terminer. Les gens qui entretiennent ce climat d’insécurité semblent ętre ceux-lŕ censés protéger la population. L’un des coins oů actuellement la criminalité se pratique de façon ouverte est le quartier Kimbwala dans la commune de Mont-Ngafula
La ville de Kinshasa continue d’ętre le théâtre de plusieurs scčnes d’horreur perpétrés par des inciviques. La persistance de ce climat d’insécurité demeure, du moins jusqu’ŕ ces jours, difficile ŕ expliquer, dans une ville oů la présence des éléments des forces de l’ordre est remarquable. De quoi donner raison ŕ une certaine presse qui soutient avec assurance que les tueries, les vols et viols enregistrés quotidiennement dans ce centre urbain sont l’śuvre de ceux-lŕ męmes qui sont chargés de maintenir l’ordre public, en protégeant les populations civiles et leurs biens.
Parfois, des délinquants bien connus opčrent au vu et au su des autorités politico-administratives et des habitants des quartiers périphériques, sans que personne n’ose les dénoncer, ni les arręter.
C’est effectivement ce qui se passe dans la commune de Mont-Ngafula, précisément au quartier Kimbwala. Un certain Beya, domicilié au n° 31, sur l’avenue Ngunga vient, en effet, de proférer des menaces de mort ŕ M. Jean.
Hormis cette infraction que la législation pénale en vigueur en République Démocratique du Congo recommande de sanctionner rigoureusement, tant d’autres forfaits sont commis dans le męme quartier. Il s’agit notamment des ventes illicites des parcelles d’autrui, des actes d’infidélité et détournements des femmes d’autrui, des vols des câbles électriques installés par la Société nationale d’électricité (Snel), des avortements forcés par des femmes et jeunes filles, des coups et blessures graves infligés aux paisibles citoyens, de la contrefaçon entretenu par des personnes non autrement identifiées.
Eu égard ŕ cet état des choses, les observateurs se demandent pourquoi les agents de la Police nationale et ceux de la Mission de l’Onu au Congo (Monuc) perdent leur temps ŕ déambuler ŕ travers les rues des quartiers réputés paisibles, au lieu d’aller déloger et traquer les malfaiteurs retranchés.
Le cimetičre de Kimbwala anarchiquement loti
Plusieurs maisons d’habitation ont été construites dans le site de l’ancien cimetičre Humbu de Kimbwala, situé dans la commune de Mont-Ngafula, précisément ŕ Ngombe Luntedele. Cette occupation que bien des observateurs ont eu ŕ stigmatiser ŕ maintes reprises, risque d’avoir des répercussions fâcheuses sur la santé de ses initiateurs. En effet, des experts ont conclu, aux termes des analyses approfondies, que la durée de mise en quarantaine de ce site n’a pas été suffisamment longue pour permettre aux ossements et autres vestiges humains de se décomposer totalement.
Il s’agit d’une allégation d’autant plus convaincante que les constructeurs ont dű déterrer des squelettes entiers, afin de poser les fondations de leurs bâtisses. Aujourd’hui encore, il n’est pas rare de voir les restes des cadavres humains émerger, notamment pendant la saison pluvieuse oů les ruissellements emportent des tas de sable. Il faut donc craindre la résurgence de plusieurs épidémies, quand on sait que les virus ou microbes ayant entraîné les maladies dont les défunts étaient morts peuvent toujours réapparaître si jamais ils retrouvent des conditions favorables.
Pour éviter un tel drame qui causerait du tort ŕ toute la ville de Kinshasa, il importe que l’autorité compétente s’engage ŕ trouver urgemment une solution adéquate.
Last edited: 07/05/2006 01:37:59