L’arręté interministériel des Ministčres des Travaux Publics et Infrastructures ainsi que de l’Urbanisme interdisant la pose des panneaux publicitaires sur la voie publique pose déjŕ des problčmes. L’Union congolaise des agences en publicité (Ucap) qui reconnaît le bien-fondé de cette décision souhaite plutôt la création d’une commission entre ces ministčres et l’Ucap pour harmoniser quelques points qui risquent de trop préjudicier certaines personnes
En date du 16 mai dernier, l’arręté interministériel n° 001/2005 portant interdiction de placement ou de pose des panneaux publicitaires sur les emprises et bordures des routes dans la ville province de Kinshasa, a été signé par les ministres des Travaux publics et Infrastructures et son homologue de l’Urbanisme. Ce texte légal charge le gouverneur de la ville-province de Kinshasa de son exécution. L’arręté interdit toute implantation et toute pose des panneaux publicitaires sur toutes les artčres de la capitale.
En attendant les mesures d’encadrement de la pose des panneaux et enseignes publicitaires ou tout autre appareillage destiné ŕ recevoir la publicité extérieure sur les artčres kinoises conformément aux normes d’urbanisme et aux rčgles prescrites en la matičre, le gouvernement avec l’aide de l’Hôtel de ville a décidé le démantčlement de toutes les affiches et autres appareillage destiné ŕ recevoir la publicité extérieure sur les voies publiques dans la capitale.
AUSSITOT DIT, AUSSITOT FAIT!
La brigade d’assainissement de l’Hôtel s’est mise ŕ l’oeuvre en vue de déboulonner les panneaux publicitaires. Les premiers ŕ ętre déterrés des voies publiques ont été ceux implantés sur le boulevard du 30 juin. Les 48 heures accordées aux agences en publicité les ont pris de court au point que l’Union congolaise des agences en publicité (Ucap) sous la présidence de Bonaventure Nzolantima, président de la corporation, a réagi lors d’une assemblée générale tenue samedi dernier au sičge des Petites et moyennes entreprises (Pme) de la Fédération des entreprises du Congo. (Fec).
Tout en reconnaissant le bien-fondé de cet arręté, l’Ucap a regretté l’amalgame créée autour de cette mesure. En effet, selon les patrons des agences en publicité, « il y a deux mois il était question d’une concertation avec le ministre de la Culture et des Arts en vue d’assainir le secteur de la publicité, étant donné que l’anarchie qui caractérise l’implantation de certains panneaux publicitaires ŕ travers la ville de Kinshasa, ne saurait ętre imputée ŕ l’Union congolaise des agences en publicité, mais relčve de la responsabilité des services compétents de l’Etat habilités ŕ délivrer les autorisations en la matičre ».
C’est pourquoi, cette pied d’une commission interministérielle pour recenser et identifier les panneaux publicitaires des agences non reconnues par le ministčre de la Culture et des Arts et l’Ucap en vue de leur démantčlement. Pour Bonaventure Nzolantima, procéder comme il se fait maintenant risque de condamner ŕ une mort certaine des agences qui sont, non seulement en rčgle vis-ŕ-vis de la loi, mais surtout entraîner la suppression d’emplois.
Toutefois, au-delŕ de cette décision des autorités, il y a lieu d’apprécier l’opportunité et la pertinence de l’arręté qui, aprčs tout vise ŕ moderniser l’urbanisation de la ville de Kinshasa. C’est pourquoi, l’autorité de la ville qui va certainement connaître une dégringolade des recettes perçues par la division urbaine de la Culture et Arts, doit se faire violence afin d’éliminer toutes les banderoles, souvent abandonnées ou oubliées ŕ travers les artčres principales de kinshasa.
Last edited: 07/05/2006 01:34:01