C’est donc en commémoration de cette date que MM. Christophe Kolomonyi et Jean Lusuna Nsenga ont voulu se livrer ŕ cette réflexion : La Révolution de l’AFDL, qui y croit encore ?

Toute réponse ŕ cette question appellerait de la part de tous les Congolais, d’abord un souvenir, ensuite une prise de conscience et enfin une méditation profonde.

Chaque pays a son histoire, celle-ci est un contexte d’emploi par excellence de tout ce qui s’est passé, se passe et se passera dans le temps et l’espace.

Ainsi quiconque voudrait connaître la Révolution congolaise de l’Afdl, opérée par Mzee Laurent Désiré Kabila, devrait impérativement interroger l’Histoire. Or selon le passé, la RDC a connu un calvaire dont les explications exigent a priori une nouvelle encyclopédie.

Etant donné que la question est posée il s’avčre urgent d’y répondre afin de célébrer le culte de la vérité.

La premičre crise congolaise a commencé le jour de l’Indépendance, pensons ŕ Patrice Emery Lumumba. Toute la suite n’était qu’une confusion totale jusqu’au 16 mai 1997 Pendant un tel calvaire qui a secouru le peuple congolais au moment oů Mobutu Sese Seko régnait en maître absolu ?

1) L’Occident ? Non. Il a soutenu le régime sanguinaire de Mobutu pendant 32 années de l’oubli total du peuple.

2) Le Mpr ? Non. Il s’est lui-męme servi au lieu de servir le peuple.

3) L’Opposition politique ? Oui. Elle a entendu les cris des larmes du peuple et a tenté de le secourir en usant de la non-violence.

4) L’Afdl ? Oui. Elle a entendu les cris et les pleurs et a sauvé le peuple congolais en usant la violence. Voici comment.

Pour combattre la dictature de Mobutu, l’opposition politique radicale avait opté pour la non-violence comme moyen de lutte. Cependant il y a des faits qui résistent ŕ la non-violence, c’est le cas de la dictature de Mobutu. Pendant plusieurs années, plus l’opposition luttait contre Mobutu, plus ce dernier devenait trčs fort.

D’oů la confirmation de l’inefficacité de la non-violence comme moyen pour lutter contre le régime sanguinaire de l’incontournable Mobutu et lorsque cette dictature avait atteint sa maturité, le peuple congolais avait pensé jusqu’aux rives de l’impensable sans trouver quelqu’un pouvant l’aider ŕ sortir de cette situation.

Dans sa situation de frustration, de faiblesse et de désespoir, le peuple congolais n’avait d’autres moyens de lutter contre le Maréchal du Zaďre que de l’accepter malgré lui.

Devant ce chaos c’est-ŕ-dire, quand le peuple était complčtement humilié et l’opposition radicale fortement ridiculisée par Mobutu, quand toutes les machines politique, sociale, économique et culturelle étaient totalement bloquées, lorsque la dictature du fils de maman Yemo avait atteint son ultime dimension, son point de non-retour, au moment oů le peuple congolais avait préféré la mort ŕ la vie et juste au moment oů le peuple a commencé ŕ agoniser, c’est alors qu’un vent a soufflé sur la RDC, qu’une lumičre a dissipé les ténčbres qu’un mouvement est apparu pour redonner la vie et l’espoir au peuple congolais longtemps opprimé.

C’est la naissance de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL), fruit des sacrifices L.D Kabila. Ce dernier a sué sang et eau pour que les Congolais soient libres ŕ tous égards.

Ainsi donc sans, sans l’AFDL, Mobutu rčgnerait męme aprčs sa mort. Cela étant les Congolais conscients, sincčres, honnętes et craignant Dieu retiendront ŕ jamais que la libération du peuple congolais par L.D Kabila au sein de l’Afdl a été effective et incontestable.

Quand ŕ la date du 17 mai 1997, les parents doivent dire ŕ leur progéniture et ceci de génération en génération que le 17 mai 1997 est le jour oů simultanément le peuple a vu s’éteindre la dictature de Mobutu et le sourire revenir ŕ toute une nation.

Etant Congolais, nous croyons en la révolution de l’Afdl.

Quiconque résisterait ŕ cette opinion parce qu’elle est contraire ŕ la sienne, risquerait de perdre la faculté de distinguer la vérité de l’erreur.