La Ville de Kinshasa vit actuellement au rythme d’une criminalité accrue. Chaque jour qui passe, on compte des morts dus ŕ l’inconduite des bandits, sans parler bien sűr des disparus dont on ne retrouve aucune trace. Voilŕ que c’est en ce moment précis que choisit le bourgmestre de la commune de Kintambo pour relâcher sans jugement aucun, des gens reconnus dangereux et arrętés par la police
La population de la municipalité de Kintambo est inquičte depuis deux semaines. En effet, elle s’interroge jusqu’ŕ ce jour sur les raisons qui ont poussé leur bourgmestre ŕ libérer les éléments les plus dangereux qui composent le « groupe Maď-Maď », auteurs de plusieurs exactions et braquages ŕ Kintambo.
Bien que le gouverneur de la ville et plus tard le ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité les ont exhortés derničrement ŕ traquer les malfaiteurs et autres bandits qui terrorisent les paisibles citoyens, il est surprenant que le bourgmestre de la commune de Kintambo passe outre les instructions de la hiérarchie en libérant depuis une semaine des bandits notoirement connus dans sa municipalité.
Comme nous l’avions écrit, les jeunes gens vivant dans le quartier « Lisala », non loin de l’Hôpital de Kintambo et du quartier marécageux oů est situé la paroisse de l’Armée du Salut, prčs de l’Hôtel Diplomate, s’étaient livrés ŕ des actes de banditisme contre d’autres adolescents de la commune.
L’affaire était portée au commissariat de la commune de Kintambo qui avait mis la main sur ces malfrats.
Quelle n’était la surprise des plaignants lorsqu’ils se sont rendus ŕ la maison communale pour ętre entendus par la police sur cette affaire qui a défrayé la chronique, pour apprendre que ceux qui composent le gang avaient recouvert la liberté sur instruction du bourgmestre.
Selon certaines sources concordantes, les jeunes criminels crient haut et fort qu’ils sont protégés par quelques autorités du pays originaires de leurs provinces et ont des moyens pour corrompre la police pour acheter leur liberté. C’est pourquoi, ils n’hésitent pas ŕ poser des actes audacieux. A l’ombre du groupe “Maď-Maď” se profile l’“Armée Rouge”, rivale au premier. Ces deux bandes rivales donnent assurément du fil ŕ retordre aux autorités locales tant de l’administration que de la police.
Pour l’heure le dossier semble ętre dos. Pourtant, le numéro un de cette commune ne réalise pas la portée de sa décision dčs lors que la capitale vit dans un climat d’insécurité.
Last edited: 07/05/2006 01:32:32