Les présidents des Commissions électorales de la Sadc sont arrives le dimanche 3 avril 2005, ŕ Kinshasa. Il s’agit de Mme Dr Barn, d’Afrique du Sud ŕ la tęte d’une forte délégation, de M.T. Putsoane et Likate de Lesotho ; de M.P. Ngarambe du Burundi et de M.D. Kambauwa de Malawi.

Ils viennent participer au séminaire de formation des membres de l’assemblée pléničre et autres cadres de la Commission électorale indépendante (Cei) prévu lundi 4 avri1au ministčre des Affaires étrangčres.

Pendant quatre jours, soit du 4 au 7 avril 2005, ils vont procéder ŕ l’échange d’informations et d’expériences sur le processus électoral, avant de faire l’état des lieux des préparatifs d’élections en Rdc.

Plusieurs sujets d’intéręt commun sont retenus, ŕ savoir : le rôle de la communauté internationale dans le processus électoral en Rdc, les élections, l’assistance et coopération au sein de la Sadc, les défis de l’installation des organismes électoraux ; leurs relations avec le gouvernement, les partis politiques et les organisations de la société civile ainsi que leur financement.

D’autres thčmes sont également prévus au programme, notamment, le cadre juridique électoral et les résolutions des conflits ; les défis du référendum ; l’enrôlement des électeurs et la 1ogistique des opérations ; le recrutement et la formation électorale ; le rôle des forces de sécurité pendant les élections ; les contentieux et les affaires juridiques.

Revenant d’Harare, le président de la Cei, 1’Abbé MaluMalu, a déclaré que la premičre leçon ŕ tirer des élections qui ont eu lieu la semaine derničre au Zimbabwe était la tolérance entre les partis politiques. Selon lui. ceux-ci ont atteint de la maturité, car les élections se sont déroulées dans le calme et la volonté de transparence. Les résultats du scrutin n’ont pas tardé a ętre connus.

La deuxičme leçon, c’est la façon de gérer de maničre démocratique le problčme des listes électorales soumises aux bureaux aprčs une réunion oů tous les acteurs ont été impliqués.

Raison pour laquelle les présidents des commissions électorales indépendantes de la Sadc sont ŕ Kinshasa avec pour objectif de partager avec les partis politiques les grands principes retenus pour une bonne élection.

Présidente de la Cei/Afrique du Sud, Mme Dr Barn, a dit que le plus important ŕ faire, en dehors de l’échange d’expériences, résidait dans l’assistance que son pays compte apporter ŕ la Rdc pour réussir le processus électoral.

Elle a exprimé le voeu de voir le peuple Congolais s’engager avec enthousiasme et s’armer de la volonté d’ailer réellement aux élections.

Elections en Rdc : le difficile pari des universités d’Anvers, de Ličge et de Kinshasa

Le thčme du colloque international que l’Université d’Anvers (Belgique), l’Université de Kinshasa (Rdc) et l’Université de Ličge (Belgique) ont pris l’initiative d’organiser, du 4 au 5 avril prochain est « Constitution, Elections et Sécurité en République démocratique du Congo ». Cadre choisi pour ces assises, la salle de conférences du ministčre des Affaires étrangčres.

Comme l’indiquent bien les organisateurs, ce colloque « sera l’occasion pour les participants de réfléchir ensemble sur les obstacles éventuels et les voies et moyens de les surmonter pour l’organisation des élections dans les délais constitutionnels », conformément ŕ l’article 196 de la Constitution de la transition. La tenue d’élections libres, transparentes et démocratiques, on en convient, demeure l’une des grandes préoccupations de tous les Congolais.

Surtout qu’elles doivent permettre la mise en place d’un nouvel ordre politique en męme temps qu’elles pourront faire bénéficier aux dirigeants ainsi élus d’une forte légitimité, gage d’adhésion populaire aux mesures qu’ils prendront pour le développement socio-économique du pays.

Cependant, le constat est qu’il n’y a pas d’unanimité quant ŕ la maničre de procéder pour atteindre l’objectif majeur : l’organisation des élections.

Essayer de rencontrer les préoccupations de la majorité tout en tenant compte des difficultés réelles liées ŕ l’organisation semble ętre la raison d’ętre du présent colloque dont les objectifs sont, entres autres, explorer, conformément ŕ la Constitution, toutes les pistes qui peuvent éventuellement alléger les charges aussi bien financičres que procédurales en vue de respecter la durée constitutionnelle de la transition; rechercher si possible des raccourcis pour faire l’économie du temps et des moyens sans sacrifier le droit de participation de la population ; s’interdire tout tabou pour que la réflexion indépendante permette de déboucher sur des solutions insoupçonnées au moindre coűt.

Enfin, il s’agira de faire des propositions concrčtes ŕ l’intention des décideurs afin que leur courage politique demeure la garantie pour s’ouvrir ŕ tout ce qui permet de gagner en temps et en moyens financiers.

Le mot de circonstance sera prononcé par le professeur Mare Bossuyt de l’université d’Anvers, président de la séance, avant que le vice-président de la République Azarias Ruberwa n’en donne le coup d’envoi. Quant au Dr Pierre Verjans, il va d’ouvrir la série de communications avec son exposé sur la « Sécurité pour des élections libres et transparentes ».