Les mots ne sont pas de nous. Mais bien de notre consoeur Colette Braeckman, journaliste belge au journal «Le Soir » paraissant à Bruxelles. Elle est considérée comme « spécialiste des questions congolaises », alors zaïroises.

Ce n'est pas nous qui l'affirmons. Elle est connue sous ce qualificatif. Pour preuve, ses écrits sur l'ex-Zaïre ont toujours été pris en considération dans tous les milieux belges. D'ailleurs, ce n'est pas pour rien que pendant la IIè République, Colette Braeckman a même été déclarée personna non grata. A plusieurs reprises, le visa d'entrée lui a été refusé. Bien plus, elle a été refoulée à l'aéroport international de Ndjili.

Mais, il n'a nullement changé les choses. Elle est toujours là, faisant son boulot de journaliste, spécialiste des questions congolaises. Que voulez-vous, ce sont des mutations politiques qui influent sur les dénominations.

Voilà que notre consoeur va au coeur du problème : la catastrophe humanitaire en République démocratique du Congo. Et tenez très bien : «A Ikela, des équipes humanitaires ont vu des gens « nus » sortir de la forêt pour les saluer ; à Nyunzu des médecins sont revenus en disant qu'ils n'avaient vu que des adultes mal nourris, car tous les enfants en bas âge étaient morts». (Fin de citation).

Nus, morts. Quel spectacle en ce 21è siècle censé être celui de la civilisation. Bien plus, Colette Braeckman confirme le rapport de Amnesty international : 2.500.000 morts. Des Congolais.

Est-ce un génocide ou un holocauste ? Y a-t-il eu combien de Rwandais tués en 1994 ? Faisons les comptes. Cherchons maintenant les criminels.

Non ! L'honneur a dépassé toutes les limites du tolérable. Ce n'est que le début. Il faut libérer tous les territoires pour rencontrer ces cris de détresse lancés à l'endroit de l'équipage uruguayen : Liberté, Liberté, Liberté. Qui a dit «populations libérées ? » La question demeurera d'actualité. «Nus» «Morts» : C'est un crime contre l'humanité. La Communauté internationale ne peut accepter d'être complice de l'holocauste congolais. Il faut agir vite et bien.