En vue de corriger le dérapage de son programme économique a noté le ministre du Budget, le gouvernement et la Banque centrale ont mis en place plusieurs mesures correctives d’ordre budgétaire et monétaire
Le ministre de Budget François Mwanba a répondu lundi 28 mars 2004 aux préoccupations des sénateurs en rapport avec le budget de l’Etat 2005, déposé depuis quelques jours au Sénat aprčs son adoption ŕ l’assemblée nationale.
Les sénateurs qui ont engagé depuis samedi 26 mars 2004 une discussion en rapport avec ce budget qu’ils considčrent insignifiant pour répondre aux divers besoins, ont voulu avoir de la part du ministre François Mwamba, des éclaircissement sur le cadrage macroéconomique du Franc congolais par rapport au dollar américain. Ils voudraient également savoir les nombres de recettes qui proviendront des territoires réunifiés ; la répartition de l’enveloppe Ppte en 2005 et le budget prévu pour les échéances électorales.
Par rapport ŕ la question ayant trait au cadrage macroéconomique, le ministre du budget a noté que la monnaie nationale s’est déprécié au cours du dernier trimestre 2004. La dépréciation a-t-il dit s’est accentué au cours des deux premiers mois de 2005, entraînant ainsi le dérapage du PEG.
Ainsi, souligne-t-il, l’objectif du taux de change fin période pour 2005 initialement arręté ŕ CDF 427,3 dollars est fixé ŕ CDF 479,2 le dollar. Cependant, comparé au taux de change du vendredi 25 mars 2005, chiffré ŕ CDF 501,05 le dollar, l’objectif du taux de change de 479,2 le dollar. Ce qui constitue selon lui un défi que le gouvernement compte relever. En vue de corriger le dérapage de son programme économique a noté le ministre du budget, le gouvernement et la Banque centrale ont mis en place plusieurs mesures correctives d’ordre budgétaire et monétaire.
Par rapport aux recettes qui doivent provenir des territoires réunifiés, le ministre du budget a fait savoir que les recettes mobilisées par les régies dans ces territoires sont progressivement nivelées au compte du trésor. Il a noté que les recettes des douanes prévues dans ces territoires représentent 8,12% de l’ensemble des recettes. Les efforts sur ce point ajoute le ministre sont conjugués par le gouvernement pour sécuriser l’ensemble du territoire national afin de canaliser les recettes vers le compte général du trésor.
Abordant la question de la répartition de l’enveloppe PPTE en 2005, le ministre du budget a indiqué que par rapport ŕ l’année passée, les crédits PPTE ont augmenté de 12,78%. Le gouvernement en collaboration avec les partenaires extérieurs a décidé d’allouer des crédits ŕ certaines actions entre autres ; allocation des frais de fonctionnement aux écoles publiques : 22.091 écoles maternelles, primaires et secondaires (CDF 5,8 milliards) ; la prise de la rémunération et des primes des professionnels de santé, de l’agriculture, du développement rural, des enseignants de l’EPSP, de l’ESU et de la recherche scientifique 15,6 milliards).
Abordant le point sur le budget alloué pour le compte de l’organisation des élections, le ministre François Mwamba a souscrit que les crédits de l’ordre de CDF 79.752.342.629 sont inscrit en faveur de la commission électorale indépendante. Les ressources propres alloué au CDF 9.507.342.629 soit 11,9% de l’enveloppe globale seront affectées aux dépenses des rémunérations des membres de la CEI DF 5.727.170.000 au fonctionnement de la CEICDF 2.160.160.000 et aux opérations électorales CDF 1.620.012.629. Les ressources extérieures ont alloués au CDF 70.245000.000 soit 88,1% de l’enveloppe globale.
Rétrocession aux entités administratives décentralisées
Le ministre François Mwamba a souligné qu’une rétrocession de 20% sur les recettes générées par les régies financičres en province est accordée en faveur des entités administratives décentralisées. Elle est repartie de la maničre suivante : 15% par nivellement automatique au compte de la province et 5% décaissés sur base des ordres de virement du ministčre des Finances.